Éléonor de Perier de Salvert (Personnalité)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

Éléonor Jacques Marie Stanislas Perier de Salvert naît à Brest le 14 novembre 1748 et meurt au large de Gondelour, en Inde, le 20 juin 1783. Officier de la marine royale, il sert dans l’océan Indien puis sous Suffren, avant d’être tué au commandement du Flamand. Initié à Brest en 1774, Souverain Prince Rose-Croix, il est mandaté par le Grand Orient de France pour régulariser les loges des îles de France et de Bourbon, où il fonde La Triple Espérance.

Une famille d’officiers de marine

Fils d’Antoine Alexis Perier de Salvert et d’Angélique Aimée Rosalie de Laduz de Vieuxchant, neveu d’Étienne de Perier et demi-frère du chef d’escadre Louis Alexis de Perier de Salvert, Éléonor entre à quatorze ans, en 1762, à l’école des gardes-marine, où il suit notamment les cours d’Étienne Bézout. En 1770, il épouse Pauline Bigot de Morogues.

De Brest à l’océan Indien

Enseigne de vaisseau en 1768, il reçoit en 1772 son premier commandement, le Furet. De 1773 à 1778, il sert entre l’île de France et Pondichéry. Membre adjoint de l’Académie royale de marine en 1775, lieutenant de vaisseau en 1778, il est fait chevalier de Saint-Louis en 1780.

Sous Suffren, jusqu’à Gondelour

Éléonor de Perier de Salvert
Source : Wikimedia Commons – Auguste Jugelet – Public domain

Commandant de la frégate Fine, il participe à la campagne de Suffren en 1782 : prises de bâtiments anglais, bataille de Provédien, puis commandement du Flamand, 54 canons, à Négapatam et à Trinquemalay. Le 20 juin 1783, à la bataille de Gondelour, il tente de couvrir le Fendant en feu et est tué par la première bordée anglaise.

Un Rose-Croix aux Mascareignes

Initié le 13 août 1774 à la loge l’Heureuse Rencontre, à Brest, il est fait compagnon le 22 août et maître le 9 septembre de la même année. En février 1777, à La Réunion, il réactive les loges Saint-Jean et La Concorde et crée La Parfaite Harmonie.

Porteur du grade de Souverain Prince Rose-Croix, il est mandaté le 18 décembre 1778 par le Grand Orient de France pour régulariser les loges des îles de France et de Bourbon. À Port-Louis, il fonde la même année avec deux autres officiers de marine la loge La Triple Espérance, qu’il préside avant d’en confier la direction, le 30 décembre 1778, à Louis Joseph Chrysostome Ricard de Bignicourt.

Un temple de la loge L’Amitié du Grand Orient de France, fondé en 1958 à Saint-Denis de La Réunion et rénové en 2012, porte son nom.

Un fondateur de la maçonnerie de l’océan Indien

Officier de Suffren mort au combat à trente-quatre ans, Éléonor de Perier de Salvert a joué un rôle déterminant dans l’organisation de la franc-maçonnerie aux Mascareignes. Fondateur de La Triple Espérance, toujours active selon Wikipédia, et régularisateur des loges insulaires pour le Grand Orient, il illustre le rôle des officiers de marine dans la diffusion de l’Ordre outre-mer.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Éléonor de Perier de Salvert.

Voir aussi dans le glossaire : Rose-Croix.

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES