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Colette Reynaud, née à Saint-Jean-en-Royans et morte à Commercy à l’âge de 92 ans, est une journaliste, féministe, socialiste et pacifiste française. Cofondatrice en 1917, avec Louise Bodin, de l’hebdomadaire La Voix des femmes, qu’elle dirige jusqu’en 1937, elle milite pour le suffrage féminin et pour la paix. Elle est membre de l’Ordre maçonnique mixte international le Droit humain.
La Voix des femmes

En 1917, Colette Reynaud fonde avec Louise Bodin l’hebdomadaire La Voix des femmes. Elle en assure la direction, Louise Bodin en étant la rédactrice en chef. Le journal milite pour le droit de vote des femmes et accueille des signatures comme Séverine, Madeleine Pelletier, Hélène Brion, Henri Barbusse ou Marcel Cachin.
Elle tente ensuite une parution quotidienne, avec Noëlie Drous comme rédactrice en chef, mais y renonce rapidement ; le journal paraît jusqu’en 1937. En 1930, Marguerite Durand la cite parmi les journalistes remarquables, en soulignant son rôle de directrice plutôt que de rédactrice.
Une socialiste proche de la Troisième Internationale
Selon l’historien Julien Chuzeville, elle est probablement membre de la SFIO lorsqu’elle adhère au comité de la Troisième Internationale, et rejoint sans doute le Parti communiste lors de la scission de 1920. Elle soutient le Comité d’action pour la libération des militants emprisonnés, en faveur notamment de Fernand Loriot, Boris Souvarine et Pierre Monatte.
Pacifisme et suffragisme
Après la guerre, elle siège au comité de la Ligue des femmes contre la guerre et devient secrétaire de l’Union populaire pour la paix universelle. En 1926, elle cofonde la Ligue d’action féminine pour l’obtention immédiate du suffrage des femmes, menée par Marthe Bray.
Une maçonne du Droit humain
Colette Reynaud est membre du Droit humain, l’Ordre maçonnique mixte international qui admet hommes et femmes sur un pied d’égalité. Les sources consultées ne précisent ni sa loge, ni la date de son initiation, ni d’éventuelles fonctions maçonniques.
Elle fréquente par ailleurs l’association fraternelle des journalistes, aux côtés de personnalités comme Camille Chautemps ou Alexandre Varenne, structure distincte de la franc-maçonnerie.
Presse féministe et maçonnerie mixte
Colette Reynaud illustre, avec d’autres militantes de son temps, le lien entre la presse féministe, le pacifisme et le Droit humain. La maçonnerie mixte offrait à ces femmes engagées un espace de sociabilité et de réflexion en accord avec leur combat pour l’égalité civique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Colette Reynaud.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

