Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Camille Reymond, né à Entrepierres et mort à Château-Arnoux-Saint-Auban, est un instituteur et homme politique socialiste français. Conseiller général des Basses-Alpes pendant plus de trente ans, maire de Château-Arnoux et député aux deux Assemblées constituantes de 1945 et 1946, il fut aussi résistant. Franc-maçon, il fut mis à la retraite d’office et privé de son mandat de conseiller général sous l’Occupation.
Un instituteur engagé

Instituteur de profession, Camille Reymond s’engage en politique dès 1905. Il rejoint en 1920 la SFIC, futur Parti communiste, puis revient dès 1924 à la SFIO, à laquelle il restera longtemps fidèle.
Un élu enraciné dans les Basses-Alpes
En 1922, il est élu conseiller général des Basses-Alpes sous l’étiquette communiste en battant le sortant ; il est constamment réélu jusqu’en 1955, date à laquelle son fils lui succède. En 1925, il entre au conseil municipal de Château-Arnoux sur la liste de Victorin Maurel, dont il devient l’un des principaux adjoints.
Révocation et Résistance
Sous l’Occupation, sa qualité de franc-maçon lui vaut d’être mis à la retraite d’office et privé de son mandat de conseiller général. Il devient chef de secteur de l’Armée secrète, proche de Paul Martin-Bret. Arrêté avec son fils, qui est déporté, il est lui-même relâché.
À la Libération, il préside le comité local de Libération puis la délégation spéciale de Château-Arnoux, avant d’en être élu maire.
Député constituant
Il siège comme député aux deux Assemblées constituantes de 1945 et 1946, où il vote les grandes nationalisations. Battu en 1946, il se consacre à sa commune et obtient notamment la construction d’un collège, qui porte aujourd’hui son nom. Il rejoint en 1958 le Parti socialiste autonome puis le Parti socialiste unifié, avant de démissionner, malade, de son mandat de maire.
Un maçon frappé par Vichy
Les sources consultées mentionnent l’appartenance de Camille Reymond à la franc-maçonnerie sans préciser sa loge, son obédience ni la date de son initiation. Son parcours illustre celui de nombreux instituteurs maçons de la Troisième République, frappés par la législation antimaçonnique de Vichy puis engagés dans la Résistance et la reconstruction républicaine.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Camille Reymond.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

