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Charles René Magon de Médine, né à Paris le 12 novembre 1763 et tué à la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805, est un officier de marine français, fils de René Magon de La Villebague. Vétéran de la guerre d’indépendance américaine et des campagnes de l’océan Indien, contre-amiral sous le Consulat, il commande l’arrière-garde au cap Finisterre et meurt à bord de l’Algésiras. Wikipédia le présente, sans référence, comme grand officier du Grand Orient de France sous l’Empire.
De la Marine royale à l’Amérique

Entré dans la Marine royale en 1778, il combat à la bataille d’Ouessant, sert aux Antilles sous Guichen, puis sur le Caton dans l’escadre du comte de Grasse : baie de Chesapeake, Saint-Christophe et les Saintes, où il est fait prisonnier.
Quinze ans dans l’océan Indien
Envoyé en 1782 dans l’océan Indien, il y reste quinze ans. Commandant de L’Amphitrite, il reprend Diego Garcia aux Britanniques. En 1793, sur la Prudente, il participe à la victoire de la Rivière Noire et devient capitaine de vaisseau.
Destitué à Paris pour ne pas s’être opposé au renvoi des agents du Directoire, il est réintégré grâce à l’amiral Bruix.
Contre-amiral sous le Consulat et l’Empire

Lors de l’expédition de Saint-Domingue, il s’empare de Fort-Dauphin et est promu contre-amiral. Commandant de l’aile droite de la flottille de Boulogne, il devient commandeur de la Légion d’honneur.
Il meurt à Trafalgar, sur l’Algésiras, tué peu avant l’abordage de son navire, lors de son douzième combat.
En 1805, il commande à Rochefort une division formée de l’Algésiras et de l’Achille, rejoint Villeneuve aux Antilles et commande l’arrière-garde au combat du cap Finisterre, avant d’entrer en conflit ouvert avec son chef. Blessé deux fois par la mitraille à Trafalgar, il dirige le combat pendant cinq heures.
Un dignitaire maçonnique à documenter
Wikipédia le compte parmi les hauts dignitaires de la franc-maçonnerie impériale, avec le titre de grand officier du Grand Orient de France. Cette affirmation porte la mention « référence nécessaire » : elle doit être tenue pour non vérifiée. Aucune loge ni date d’initiation n’est indiquée.
Un marin dans la maçonnerie d’Empire
Sous réserve de confirmation, le cas de Magon de Médine illustre la forte présence des officiers dans la franc-maçonnerie napoléonienne, et en particulier des marins, dont la mémoire maçonnique a été rassemblée dans le Dictionnaire des marins francs-maçons.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Charles René Magon de Médine.

