Charles Pichegru (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né le 16 février 1761 à Arbois, en Franche-Comté, et mort le 5 avril 1804 à Paris, à la prison du Temple, Jean-Charles Pichegru est un général de la Révolution française puis un homme politique du Directoire. Conquérant de la Hollande en 1795, président du Conseil des Cinq-Cents en 1797, il finit proscrit et compromis dans la conspiration de Cadoudal. Il figure parmi les personnalités rattachées à la franc-maçonnerie française, sans que les sources consultées détaillent ce lien.

De Brienne aux armées de la République

Charles Pichegru – portrait
Source : Wikimedia Commons – Rijksmuseum – CC0

Formé au collège d’Arbois puis à l’École militaire de Brienne, tenue par les Minimes, Pichegru y devient répétiteur de mathématiques et aurait compté le jeune Napoléon Bonaparte parmi ses élèves. En 1780, il s’engage au régiment de Metz-artillerie, où il devient sergent.

La Révolution accélère sa carrière : adjudant en 1792, puis lieutenant-colonel d’un bataillon de volontaires du Gard, il est nommé général de brigade puis général de division en 1793. Le 4 octobre 1793, la Convention lui confie le commandement en chef de l’armée du Rhin ; avec Hoche, il participe au déblocage de Landau.

Le conquérant de la Hollande

En 1794, il remplace Jourdan à la tête de l’armée du Nord. Victorieux à Cassel, Courtrai et Menin, il prend Bois-le-Duc, Venlo et Nimègue, entre à Anvers puis à Amsterdam le 20 janvier 1795 ; sa cavalerie s’empare de la flotte hollandaise prise dans les glaces au Helder.

En 1795, il réprime l’insurrection parisienne du 12 germinal an III et reçoit le titre de « Sauveur de la Patrie ». Général en chef des armées du Rhin, du Nord et de Sambre-et-Meuse, il prend Mannheim, mais, soupçonné de trahison, il démissionne en l’an IV et cède son commandement à Moreau.

Du Conseil des Cinq-Cents au Temple

Élu député du Jura en avril 1797, il est porté à la présidence du Conseil des Cinq-Cents par 387 voix sur 404 votants. Victime du coup d’État du 18 fructidor an V, il est arrêté et déporté sans jugement en Guyane, s’évade par le Surinam et gagne Londres puis l’Allemagne.

En 1804, il participe à la conspiration de Cadoudal, débarque en Normandie, est livré, arrêté et incarcéré au Temple. Il y est retrouvé étranglé avec sa cravate quelques semaines plus tard ; la thèse officielle conclut au suicide. Il est inhumé au cimetière Sainte-Catherine, à Paris.

Un lien maçonnique peu documenté

Pichegru figure dans la catégorie Wikipédia des personnalités de la franc-maçonnerie française, mais l’article qui lui est consacré ne mentionne ni loge, ni obédience, ni date d’initiation. En l’absence de source précise consultée, son appartenance maçonnique ne peut être décrite plus avant et demande à être confirmée par des travaux spécialisés.

Une figure ambiguë de l’époque révolutionnaire

Général victorieux devenu conspirateur royaliste, Pichegru reste l’une des figures les plus controversées de la décennie révolutionnaire. Pour l’histoire de la franc-maçonnerie française, il appartient à cette génération de militaires de la Révolution souvent associés aux loges, sans que son propre parcours maçonnique soit aujourd’hui établi par les sources accessibles.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Charles Pichegru.

Voir aussi dans le glossaire : Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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