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Grande Loge mixte de Suisse

Histoire

La Grande Loge mixte de Suisse (GLMS) est une obédience maçonnique mixte fondée en 1999. En 2014, elle réunit 145 membres répartis dans huit ateliers actifs dans les trois régions linguistiques du pays. Ses loges travaillent selon plusieurs rites, ce qui distingue l'obédience dans le milieu maçonnique helvétique.

Fondation et schismes

La Grande Loge mixte de Suisse (GLMS) est constituée en janvier 1999, lorsque trois loges quittent la Fédération suisse du Droit humain pour fonder une obédience indépendante [1]. Le déclencheur immédiat est le refus du Droit humain international, à Paris, d'agréer les travaux dits "exotiques" pratiqués par la loge Denderah [4]. L'assemblée constituante se réunit en mai 1999, adopte une Déclaration de principes garantissant l'indépendance des loges et élit le frère Florian Schmidt comme premier président du Grand Collège [1]. En quelques mois, six loges rejoignent la nouvelle obédience [1]. Aujourd'hui, la GLMS fédère sept ateliers répartis dans les trois régions linguistiques du pays, dont la loge historique Denderah, fondée en 1970 à Saint-Maurice avant de rallier la GLMS, ainsi que Horus, Indulgence, Le Chant du Monde, Loyauté, Ouroboros et Isis et Osiris [1][4].

Positions doctrinales

La Déclaration de principes de la GLMS pose l'égalité de l'Homme et de la Femme comme fondement et inscrit l'obédience dans la filiation de la première loge mixte de 1893 [2]. Les travaux s'ouvrent "à la gloire du Grand Architecte de l'Univers et/ou au perfectionnement de l'Humanité", formule disjonctive qui permet aux frères et sœurs déistes comme adogmatiques de siéger ensemble [2]. L'obédience affirme ne professer aucun dogme et réunit ses membres "sans distinction d'ordre racial, ethnique, philosophique ou religieux" [2]. Elle se reconnaît dans les principes et méthodes de travail de l'ensemble des rites maçonniques, ce qui la situe clairement dans la mouvance libérale et adogmatique [2][4]. La devise interne, "un Maçon libre dans une Loge libre", traduit un fonctionnement fédératif où chaque atelier conserve sa souveraineté rituelle et administrative [1].

Rites pratiqués

À sa fondation en 1999, la GLMS est monorituelle et travaille exclusivement au Rite écossais ancien et accepté, héritage de son origine au sein du Droit humain [4]. Elle s'est depuis diversifiée et compte aujourd'hui sept loges au REAA et une loge au Rite français [4]. Cette ouverture rituelle est explicitement revendiquée par la Déclaration de principes, qui reconnaît les méthodes de travail de tous les rites maçonniques [2]. La pluralité des rites est présentée par l'obédience elle-même comme l'un de ses traits distinctifs dans le paysage helvétique.

Relations internationales

La GLMS a signé un traité d'amitié avec la Grande Loge mixte universelle (GLMU) le 28 juin 2016, formalisant une reconnaissance croisée entre les deux obédiences mixtes [3]. Le site officiel mentionne par ailleurs une rubrique dédiée aux traités d'amitié avec d'autres organisations, signe d'une politique d'ouverture vers les obédiences libérales et adogmatiques [1]. [information manquante] concernant une éventuelle adhésion à CLIPSAS ou à une autre fédération internationale, qui n'apparaît dans aucune des sources officielles consultées [1][4]. Le Grand Orient de Suisse évoque seulement la possibilité que la GLMS rejoigne à terme la charte de la franc-maçonnerie libérale de Suisse [4].

Controverses notables

La principale controverse documentée concerne la fondation même de l'obédience: le refus du Droit humain international d'avaliser les cérémonies "exotiques" de la loge Denderah a précipité, en 1998-1999, le départ de trois loges et la création de la GLMS [4]. Cette rupture met en tension l'autonomie rituelle des ateliers locaux et la centralisation parisienne du Droit humain [4]. Au-delà de cet épisode fondateur, [information manquante] concernant d'autres scandales, exclusions ou litiges publics impliquant la GLMS depuis sa création.

Questions fréquentes

Quand la GLMS a-t-elle été fondée ? En janvier 1999, à la suite d'une scission avec la Fédération suisse du Droit humain [1][4].

Combien de loges compte-t-elle aujourd'hui ? Sept ateliers répartis dans les trois régions linguistiques de Suisse, dont cinq en Suisse romande, un à Zurich et un au Tessin [1].

Quels rites pratique-t-on à la GLMS ? Sept loges travaillent au Rite écossais ancien et accepté et une loge au Rite français [4].

La GLMS est-elle une obédience mixte ? Oui, elle réunit hommes et femmes à égalité dans les trois grades symboliques [2].

La GLMS exige-t-elle une croyance religieuse ? Non, elle ne professe aucun dogme et accueille ses membres sans distinction philosophique ou religieuse [2].

Sources

  1. Historique, Grande Loge mixte de Suisse (site officiel) consulté le 2026-06-07
  2. Mixité / Déclaration de principe, Grande Loge mixte de Suisse (site officiel) consulté le 2026-06-07
  3. La Grande Loge Mixte de Suisse fête ses 25 ans, 450.fm consulté le 2026-06-07
  4. La franc-maçonnerie libérale en Suisse, Grand Orient de Suisse consulté le 2026-06-07