Fédération suisse du Droit humain
Histoire
La Fédération suisse du Droit humain est une composante nationale de l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain », fondé à Paris en 1893. La première loge du Droit humain en Suisse est ouverte à Zurich en 1895, soit deux ans après la création de l'ordre. La fédération suisse se structure officiellement en 1963, avec environ 320 membres à cette époque.
Elle s'inscrit dans la tradition mixte et adogmatique du Droit humain, qui revendique l'égalité entre hommes et femmes et la liberté absolue de conscience. Daniel Bolens, issu de la Fédération suisse, a exercé la fonction de Grand Maître international entre 2017 et 2022, signe de l'influence helvétique au sein de l'ordre. Les effectifs actuels et le site officiel ne sont pas précisés dans les sources consultées [information manquante]
Fondation et schismes
L'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain » est fondé à Paris en 1893 par Maria Deraismes et Georges Martin, et la première loge suisse de l'ordre s'installe à Zurich dès 1895. La Fédération suisse se constitue formellement en 1963, avec environ 320 membres à l'époque. Elle est juridiquement organisée comme une association régie par les articles 60 et suivants du Code civil suisse [1]. Les sources consultées ne documentent pas de schisme ou de scission interne ayant affecté la Fédération suisse du Droit humain [information manquante]
Positions doctrinales
La Fédération suisse s'inscrit dans la tradition mixte et adogmatique du Droit humain, qui revendique l'égalité entre hommes et femmes et la liberté absolue de conscience. Ses loges relèvent de la franc-maçonnerie libérale, qui n'impose pas de croyance religieuse et laisse à chaque atelier le choix de travailler à la gloire du Grand Architecte de l'Univers ou au progrès de l'humanité. Cette souplesse doctrinale permet à la fédération d'accueillir aussi bien des membres déistes qu'agnostiques ou athées. Le site officiel se présente explicitement comme « ordre maçonnique mixte international », confirmant la mixité comme principe fondateur et non comme simple ouverture [1].
Rites pratiqués
Les loges de la Fédération suisse du Droit humain travaillent au Rite écossais ancien et accepté (REAA). Ce rite, hérité de la tradition d'origine française de l'ordre, structure les trente-trois degrés du Droit humain à l'échelle internationale. Les sources consultées ne mentionnent pas la pratique d'autres rites au sein de la fédération suisse [information manquante]
Relations internationales
La Fédération suisse du Droit humain est l'une des trois obédiences nationales membres de la Franc-Maçonnerie Libérale de Suisse (FMLS), aux côtés du Grand Orient de Suisse et de la Grande Loge féminine de Suisse. Par cette appartenance, elle s'inscrit dans le réseau international de la franc-maçonnerie libérale et entretient des liens avec les obédiences membres du CLIPSAS, plus ancien groupe international de reconnaissance fondé en 1961. Elle est par ailleurs une composante de l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain, dont le siège est à Paris, ce qui lui assure une reconnaissance directe avec les fédérations sœurs présentes dans une soixantaine de pays. L'influence helvétique au sein de l'ordre est confirmée par le mandat de Grand Maître international exercé par Daniel Bolens, issu de la Fédération suisse, entre 2017 et 2022.
Questions fréquentes
La Fédération suisse du Droit humain est-elle mixte ? Oui, elle est par principe mixte depuis l'origine de l'ordre fondé en 1893 et accueille hommes et femmes sur un pied d'égalité.
Quel rite y est pratiqué ? Les loges suisses travaillent au Rite écossais ancien et accepté (REAA).
Faut-il croire en Dieu pour y être initié ? Non, la fédération relève de la franc-maçonnerie libérale et adogmatique, et laisse à chaque atelier le choix de travailler à la gloire du Grand Architecte de l'Univers ou au progrès humain.
Où se trouvent ses loges ? Les loges de la fédération sont implantées notamment à Lausanne, Genève, Vallorbe, Montreux, Soleure et au Tessin.
Est-elle reconnue par la Grande Loge suisse Alpina ? Non, la Grande Loge suisse Alpina n'admet que des hommes et ne reconnaît pas les obédiences mixtes comme le Droit humain, qui se rattachent au courant libéral via la FMLS.