Grande Loge régulière de Tahiti et des archipels
Histoire
La Grande Loge régulière de Tahiti et des archipels (GLRT) est constituée le 21 décembre 2011 par des frères issus de loges polynésiennes précédemment rattachées à la Grande Loge nationale française [1]. Sa naissance suit la dissolution de la Grande Loge provinciale de Polynésie française par François Stifani, alors grand maître de la GLNF, et la suspension des relations par le Grand Orient des Pays-Bas [1]. À sa fondation, l'obédience regroupe quatre loges bleues travaillant à des rites différents : Poe Rava au Rite français, Te Parau Mo'a et Les Hospitaliers de Polynésie française au Rite Émulation, et Te Matamua au Rite écossais ancien et accepté [1].
Une cinquième loge, Te Orero, désignée comme « loge de la jeunesse », est consacrée le 19 mars 2016 [2]. La GLRT se positionne comme une obédience régulière et a été reconnue par la Grande Loge de Chine, tout en cherchant la reconnaissance des grandes loges nord-américaines [1]. Onze de ses membres ont participé à la treizième Conférence mondiale des grandes loges maçonniques régulières tenue à Bucarest du 14 au 17 mai 2014 [1]. [information manquante : effectif total]. [information manquante : site officiel public].
Fondation et schismes
La GLRT naît le 21 décembre 2011 dans le sillage direct de la crise qui secoue alors la Grande Loge nationale française : dissolution de la Grande Loge provinciale de Polynésie française décrétée par François Stifani et suspension des relations par le Grand Orient des Pays-Bas [1]. Les frères polynésiens qui rompent avec la GLNF signent une charte fondatrice reprenant les « Grands Principes de la Régularité », la « Règle en douze points » et les us et coutumes de l'Ordre, alignés sur les recommandations de la Grande Loge unie d'Angleterre [1]. À la fondation, l'obédience regroupe quatre loges bleues travaillant à des rites différents : Poe Rava au Rite français, Te Parau Mo'a et Les Hospitaliers de Polynésie française au Rite Émulation, et Te Matamua au Rite écossais ancien et accepté [1]. La loge Te Matamua n°4 est consacrée le 21 janvier 2012, puis une cinquième loge, Te Orero n°5, décrite comme loge de la jeunesse, est consacrée le 19 mars 2016 [2]. [information manquante : schismes ou scissions internes postérieurs à 2016].
Positions doctrinales
La GLRT se revendique obédience régulière et a contracté à sa fondation une charte reprenant les Grands Principes de la Régularité, la Règle en douze points et les us et coutumes de l'Ordre, en alignement avec les recommandations de la Grande Loge unie d'Angleterre [1]. Cet alignement implique, dans la tradition dite régulière, le travail à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, la présence du Volume de la Loi sacrée en loge et le caractère exclusivement masculin du recrutement [1]. L'obédience s'est explicitement positionnée en réaction aux atteintes alléguées aux landmarks reprochées à la GLNF de l'époque [1]. [information manquante : texte constitutionnel public détaillant la position sur la laïcité et l'obligation religieuse]. [information manquante : position formelle sur la mixité].
Rites pratiqués
La GLRT est une obédience multi-rituelle dès l'origine : Poe Rava travaille au Rite français, Te Parau Mo'a et Les Hospitaliers de Polynésie française au Rite Émulation, et Te Matamua au Rite écossais ancien et accepté [1]. La cinquième loge, Te Orero n°5, consacrée en mars 2016, est rattachée au Rite d'York [2]. Des chapitres de Royal Arch portant les noms de Poe Rava, Te Parau Mo'a et Les Hospitaliers, ainsi qu'une instance Te Aravihi, complètent le dispositif rituel mentionné dans la charte fondatrice [1].
Relations internationales
La GLRT a été reconnue par la Grande Loge de Chine et cherchait, dans les années suivant sa fondation, la reconnaissance des grandes loges nord-américaines [1]. Onze de ses membres ont participé à la treizième Conférence mondiale des grandes loges maçonniques régulières, tenue à Bucarest du 14 au 17 mai 2014, ce qui matérialise son insertion dans le réseau dit régulier [1]. Sa charte fondatrice se réfère explicitement aux recommandations de la Grande Loge unie d'Angleterre comme cadre de référence [1]. [information manquante : liste à jour des grandes loges l'ayant formellement reconnue depuis 2014]. [information manquante : éventuelle adhésion à une fédération du type CLIPSAS, CMI ou Conférence mondiale des grandes loges régulières comme membre de plein droit].
Controverses notables
La création même de la GLRT s'inscrit dans la controverse qui touche la GLNF sous le grand maître François Stifani au début des années 2010, controverse qui a entraîné la dissolution de la Grande Loge provinciale de Polynésie française et la suspension des relations par plusieurs obédiences étrangères [1]. Une source archivée de 2014 met en doute le statut de reconnaissance internationale de la jeune obédience, ce qui suggère qu'une partie du monde maçonnique dit régulier n'a pas immédiatement validé son indépendance [2]. [information manquante : contentieux judiciaire, exclusion individuelle médiatisée ou scandale public spécifique à la GLRT].
Questions fréquentes
Est-ce une obédience mixte ? La GLRT se revendique régulière et se réclame de la Règle en douze points, cadre qui exclut traditionnellement la mixité, sans que la source consultée ne donne de texte interne explicite sur ce point [1].
Quels rites y sont pratiqués ? Le Rite français, le Rite Émulation, le Rite écossais ancien et accepté et le Rite d'York coexistent au sein de ses cinq loges [2].
Combien de loges compte-t-elle ? Quatre loges à la fondation en 2011, puis cinq après la consécration de Te Orero en mars 2016 [2].
Quelle est sa position de régularité ? Elle est reconnue par la Grande Loge de Chine et a participé à la Conférence mondiale des grandes loges régulières de Bucarest en mai 2014 [1].
Pourquoi a-t-elle été créée ? Elle est née de la rupture de frères polynésiens avec la GLNF après la dissolution de leur grande loge provinciale par François Stifani [1].