Grande Loge régulière de France
Histoire
La Grande Loge régulière de France (GLRF) est une obédience française dont la création se situe au début des années 1990, plus précisément en 1990 selon le recensement des obédiences françaises. Ses fondateurs sont décrits comme des francs-maçons régulièrement initiés provenant principalement de la Grande Loge nationale française (GLNF), avec des apports de la Grande Loge de France et du Grand Orient de France, animés par la volonté de revenir à une franc-maçonnerie traditionnelle attachée à la construction du Temple à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers [1]. Elle pratique principalement le Rite Écossais Rectifié (RER), certaines de ses loges travaillant également au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) [2].
En 2015, l'obédience a procédé à la suppression de ses dernières loges mixtes, achevant un recentrage en faveur d'une organisation strictement masculine [2]. Les effectifs réels après cette restructuration sont décrits comme modestes, autour de cinq loges masculines restantes, en contraste avec une revendication antérieure proche du millier de membres [2]. La GLRF est répertoriée comme obédience masculine dans la liste de référence des obédiences françaises, avec une cinquantaine de loges et environ 800 membres déclarés avant la scission de 2015. [information manquante : nom du grand maître fondateur et titulaire actuel]. [information manquante : site officiel actif et stable, le domaine glrf.pagesperso-orange.fr présente des erreurs TLS]. [information manquante : statut de reconnaissance internationale par d'autres obédiences régulières].
Elle ne figure ni dans le panorama BnF ni dans l'article Wikipédia sur les nouvelles obédiences françaises [3].
Fondation et schismes
La fondation de la GLRF se situe au début des années 1990, avec 1990 comme date retenue par le recensement des obédiences françaises. Les fondateurs sont des francs-maçons régulièrement initiés, principalement issus de la Grande Loge nationale française, avec des apports de la Grande Loge de France et du Grand Orient de France [1]. Le projet revendiqué est un retour à une franc-maçonnerie traditionnelle, attachée à la construction du Temple à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers [1]. La principale rupture documentée intervient en 2015, lorsque l'obédience supprime ses dernières loges mixtes, achevant un recentrage strictement masculin justifié par des arguments de régularité [2]. Cette restructuration laisse une structure très réduite, autour de cinq loges masculines restantes, alors que l'obédience revendiquait auparavant une cinquantaine de loges et environ 800 membres [2]. [information manquante : identités des fondateurs initiaux et chronologie des grands maîtres successifs].
Positions doctrinales
La GLRF place le Grand Architecte de l'Univers au centre de sa démarche initiatique, ses travaux étant dédiés à la construction du Temple à Sa Gloire [1]. L'obédience exige que les engagements soient prêtés sur un Volume de la Loi sacrée, présenté comme garant du caractère solennel et sacré des serments [1]. Elle revendique une fidélité aux Anciens Devoirs et à une transmission initiatique qualifiée d'authentique [1]. Sur la question de la mixité, le discours officiel actuel se présente comme une obédience mixte imposant à ses membres, Femmes et Hommes, le respect des Anciens Devoirs [1], ce qui contraste avec la suppression des dernières loges mixtes effectuée en 2015 [2] [contesté : mixité revendiquée par le site officiel vs recentrage masculin documenté en 2015] L'obédience impose en loge une stricte séparation entre la démarche initiatique et les intérêts profanes, ainsi qu'une interdiction rigoureuse de toute discussion religieuse [1].
Rites pratiqués
Le Rite Écossais Rectifié constitue le rite de référence de la Grande Loge, organisé en quatre grades symboliques complétés par deux classes additionnelles incluant un ordre chevaleresque [5]. La GLRF déclare également accueillir des loges travaillant au Rite Français de 1801, présenté comme un système structuré au début du XIXe siècle dans un contexte post-révolutionnaire [5]. Le Rite Émulation, de tradition anglaise, y est pratiqué autour des trois degrés fondamentaux d'Apprenti, Compagnon et Maître [5]. Le Rite Écossais Ancien et Accepté en 33 degrés figure aussi au répertoire revendiqué par l'obédience [2] [5]. Enfin, le Rite de Perfection en 25 degrés, attribué à Étienne Morin vers 1762, est mentionné parmi les rites pratiqués, l'obédience indiquant pouvoir accueillir d'autres rites respectant la tradition maçonnique [5].
Relations internationales
La GLRF rend publics plusieurs accords formels sur la page de ses traités d'amitié [4]. Elle a signé un traité d'alliance maçonnique avec le Grand Orient de France [4]. Elle est liée par un traité d'amitié au Grand Orient de Catalunya en Espagne [4]. Un autre traité d'amitié la lie au Grand Orient du Maroc [4]. [information manquante : reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre ou par les obédiences se réclamant de la régularité anglo-saxonne]. [information manquante : affiliation à une structure internationale de type CLIPSAS, CMI ou Confédération].
Controverses notables
La controverse la mieux documentée concerne la suppression des dernières loges mixtes en 2015, présentée par des observateurs critiques comme une exclusion des femmes au nom de la régularité, dans une obédience qui s'était initialement constituée avec une composante mixte [2]. Cette décision a réduit l'obédience à une structure très modeste, autour de cinq loges, en contraste marqué avec ses effectifs antérieurs revendiqués proches du millier de membres [2]. Le décalage entre cette rupture de 2015 et le discours officiel actuel décrivant la GLRF comme une obédience mixte alimente une ambiguïté publique sur la nature réelle de l'obédience [1] [2] [contesté : mixité actuelle revendiquée vs trajectoire de 2015] [information manquante : procédures disciplinaires, exclusions individuelles ou contentieux judiciaires rendus publics].
Questions fréquentes
La GLRF est-elle mixte ? Le site officiel actuel se présente comme une obédience mixte ouverte aux Femmes et aux Hommes, alors qu'en 2015 l'obédience avait supprimé ses dernières loges mixtes [1] [2].
Quel rite y est principalement pratiqué ? Le Rite Écossais Rectifié constitue le rite de la Grande Loge, l'obédience accueillant aussi des loges travaillant au Rite Français de 1801, au Rite Émulation, au Rite Écossais Ancien et Accepté et au Rite de Perfection [5].
La GLRF est-elle reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Aucune reconnaissance par la GLUA ni par les obédiences anglo-saxonnes dites régulières n'est documentée dans les sources publiques consultées [information manquante]
Combien de loges compte la GLRF ? Avant la scission de 2015, la GLRF revendiquait une cinquantaine de loges et environ 800 membres, mais après le recentrage masculin la structure réelle a été décrite comme tombée autour de cinq loges [2].
Avec quelles obédiences la GLRF a-t-elle signé des traités ? L'obédience publie un traité d'alliance avec le Grand Orient de France et des traités d'amitié avec le Grand Orient de Catalunya et le Grand Orient du Maroc [4].