Annuaire mondial des obédiences

Grande Loge indépendante et souveraine des rites unis

Histoire

La Grande Loge indépendante et souveraine des rites unis (GLISRU) est fondée en 1976. Elle naît d'une scission au sein de la Loge nationale française. L'obédience pratique plusieurs rites maçonniques, d'où sa désignation de « rites unis ».

Elle est mixte et accueille hommes et femmes sur un pied d'égalité. En 2010, elle compte environ 240 membres répartis en 21 loges bleues. Elle est membre du CLIPSAS, réseau d'obédiences libérales et adogmatiques.

Fondation et schismes

La filiation de la GLISRU remonte à 1958, quand sept loges quittent la Grande Loge nationale française pour former ce qui deviendra la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra [3]. En avril 1968, trois loges se détachent à leur tour de la GLNF-Opéra et fondent la Loge nationale française autour de René Désaguliers [2][3]. En 1973, une nouvelle scission traverse la LNF entre une branche traditionaliste refusant l'initiation des femmes et une tendance ouverte à la mixité baptisée Humanitas [1][3]. C'est cette dernière mouvance qui prend en 1976 le nom de Grande Loge indépendante et souveraine des rites unis, après le ralliement de plusieurs loges mixtes indépendantes[2].

Positions doctrinales

La GLISRU se présente comme une obédience traditionnelle et symbolique qui associe recherche initiatique et démarche humaniste [1][4]. Elle interprète la référence au Grand Architecte de l'Univers non comme l'exigence d'une foi en un Dieu révélé, mais comme l'affirmation d'une intelligence à l'origine des choses, que chaque membre est libre de définir [1]. La mixité constitue un trait identitaire : l'obédience fédère des loges masculines, féminines et mixtes sur un pied d'égalité [1][2]. Certaines exceptions liées à la tradition rituelle subsistent, notamment les loges au Rite écossais rectifié restées masculines et le Rite féminin de Constant Chevillon réservé aux femmes [1].

Rites pratiqués

La désignation « rites unis » renvoie à la pluralité rituelle revendiquée par l'obédience, qui pratique une dizaine de rites maçonniques différents dans ses loges [1][2]. Parmi ceux-ci figurent le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite moderne français rétabli et le Rite anglais style Emulation [1][2]. Les rites égyptiens y sont également représentés, avec le Rite de Memphis et le Rite de Misraïm, ainsi que le Rite féminin de Constant Chevillon [1]. La GLISRU n'administre que les trois premiers degrés ; le 11 avril 1999, un Directoire des rites unis a été créé pour gérer collégialement les systèmes de hauts grades pratiqués par ses membres.

Relations internationales

La GLISRU revendique une reconnaissance de la plupart des grandes obédiences françaises et étrangères du courant libéral [2][4]. Elle est membre du CLIPSAS, réseau international d'obédiences adogmatiques signataires de l'Appel de Strasbourg[2]. Son implantation déborde l'Hexagone : autour de 2011, ses loges sont présentes en France métropolitaine, mais aussi en Belgique, aux Antilles et en Guyane [4]. Aucune reconnaissance par les obédiences dites régulières de tradition anglo-saxonne n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]

Controverses notables

L'obédience a traversé une crise interne marquée durant l'année 2011-2012 [3]. La grande maîtresse Aude Benmoha, gravement malade à l'été 2011, démissionne lors du Convent annuel de janvier 2012, et Claude Servanton est élu pour lui succéder [3]. Des tensions internes conduisent toutefois Claude Servanton à démissionner dès mars 2012 [3]. Un Convent exceptionnel réuni le 14 avril 2012 élit six nouveaux membres au Conseil fédéral et désigne à l'unanimité Stéphane Bañuls comme nouveau grand maître, stabilisant la gouvernance autour de la devise « Aimez-vous les uns les autres » [3].

Questions fréquentes

Quand la GLISRU a-t-elle pris son nom actuel ? L'obédience adopte le nom de Grande Loge indépendante et souveraine des rites unis en 1976, après le ralliement de plusieurs loges mixtes à la tendance Humanitas issue de la Loge nationale française[2].

La GLISRU est-elle mixte ? Oui, elle fédère des loges masculines, féminines et mixtes, à quelques exceptions liées à la tradition rituelle comme le Rite écossais rectifié resté masculin [1][2].

Quels rites y sont pratiqués ? Une dizaine de rites différents, dont le REAA, le Rite écossais rectifié, le Rite moderne français rétabli, l'Emulation, ainsi que les rites de Memphis et de Misraïm [1][2].

À quel réseau international appartient-elle ? Elle est membre du CLIPSAS, regroupant des obédiences libérales et adogmatiques signataires de l'Appel de Strasbourg[2].

Qui administre les hauts grades ? Le Directoire des rites unis, créé le 11 avril 1999, gère collégialement les systèmes de hauts grades pratiqués par les membres de la GLISRU.

Sources

  1. GLISRU, Présentation (Obédiences maçonniques françaises) consulté le 2026-06-07
  2. Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis, ma-franc-maconnerie.com consulté le 2026-06-07
  3. La GLISRU repart du bon pied, Le Blog des Spiritualités (Jean-Laurent Turbet) consulté le 2026-06-07
  4. GLISRU, Initiative Maçonnique Française (IMF) consulté le 2026-06-07