Grande Loge féminine de France
Histoire
La Grande Loge féminine de France (GLFF) prend ce nom en 1952 par transformation de l'« Union maçonnique féminine de France », elle-même formée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'obédience puise son origine dans les loges féminines autonomes auxquelles la Grande Loge de France avait accordé l'indépendance en 1935. La première assemblée reconvoquée, présidée par Anne-Marie Gentily, se tient en 1945, et la GLFF date officiellement de sa propre existence du 21 octobre 1945[1].
Le Rite écossais ancien et accepté est adopté en 1959, puis la première loge au Rite français est créée le 10 mars 1973 sur patente du Grand Orient de France, et une première loge au Rite écossais rectifié suit en 1974. La GLFF cofonde en 1982 avec une obédience belge le Centre de liaison international de la maçonnerie féminine (CLIMAF). À partir de cette structure, elle essaime à l'international en accompagnant la naissance d'obédiences féminines en Suisse (1976), Belgique (1981), Italie (1991), Portugal (1997), Espagne (2005), Venezuela (2005) et Bulgarie (2018).
En 2009, l'obédience compte environ 14 000 membres répartis dans plus de 400 loges en France et à l'étranger. Elle se présente officiellement comme « un ordre initiatique, indépendant », dont la finalité est de « devenir des femmes libres de demain » et qui « ne s'immisce dans aucune controverse liée à des questions politiques ou religieuses » [1]. Sa grande maîtresse en 2026 est Liliane Mirville [1].
Fondation et schismes
La généalogie de la GLFF remonte à 1935, lorsque la Grande Loge de France accorde leur indépendance aux loges féminines qu'elle avait jusque-là couvertes. Huit loges féminines autonomes se constituent à partir de 1936, mais l'activité est interrompue par la Seconde Guerre mondiale, plusieurs sœurs étant déportées ou engagées dans la Résistance. La reconstitution s'opère le 21 octobre 1945 sous la présidence d'Anne-Marie Gentily, sous le nom d'Union maçonnique féminine de France[1]. L'obédience adopte sa dénomination actuelle de Grande Loge féminine de France en 1952. Aucune scission majeure n'est documentée dans les sources consultées sur l'histoire ultérieure de l'obédience [information manquante]
Positions doctrinales
La GLFF se définit comme « un ordre initiatique, indépendant » qui refuse de s'immiscer « dans aucune controverse liée à des questions politiques ou religieuses » [1]. Son socle de valeurs revendiqué associe « Liberté, Égalité, Fraternité » et la laïcité, présentée comme un principe constitutif de l'obédience [1]. Le recrutement est exclusivement féminin, la GLFF estimant que la non-mixité facilite le cheminement initiatique de ses membres. Elle se rattache au courant des obédiences libérales et adogmatiques, en dehors du cadre de la régularité anglo-saxonne. Les sources consultées ne précisent pas si la croyance en un Grand Architecte de l'Univers est requise des candidates [information manquante]
Rites pratiqués
La GLFF adopte le Rite écossais ancien et accepté en 1959, en remplacement du Rite d'adoption alors pratiqué. Une première loge au Rite français est créée le 10 mars 1973, sur patente délivrée par le Grand Orient de France. Une première loge féminine au Rite écossais rectifié voit le jour en 1974 à Lyon, la patente formelle étant accordée en 1980. L'obédience est ainsi multi-rite, avec le REAA, le Rite français et le RER comme rites principalement travaillés.
Relations internationales
La GLFF cofonde en 1982 avec une obédience belge le Centre de liaison international de la maçonnerie féminine (CLIMAF), qui regroupe des obédiences féminines d'Allemagne, de Belgique, d'Espagne, de France, d'Italie, du Portugal, de Suisse et de Turquie. À partir de cette plateforme, elle accompagne la naissance de nouvelles obédiences féminines en Suisse (1976), Belgique (1981), Italie (1991), Portugal (1997), Espagne (2005), Venezuela (2005) et Bulgarie (2018). Les loges de la GLFF reçoivent en visite toute franc-maçonne ou tout franc-maçon d'une obédience amie souhaitant partager leurs travaux [1]. Une affiliation explicite au CLIPSAS n'est pas documentée dans les sources consultées [information manquante] La reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre n'est pas attestée par les sources, l'obédience se situant dans le champ libéral hors régularité anglo-saxonne.
Questions fréquentes
La GLFF est-elle mixte ? Non, l'obédience est exclusivement féminine, même si les loges accueillent en visite des francs-maçons d'obédiences amies[1]
Quels rites y sont pratiqués ? Le Rite écossais ancien et accepté (depuis 1959), le Rite français (depuis 1973) et le Rite écossais rectifié (depuis 1974)
La GLFF est-elle reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Non, elle appartient au courant libéral et adogmatique de la franc-maçonnerie, en dehors du cadre de la régularité anglo-saxonne
Combien compte-t-elle de membres ? Environ 14 000 sœurs réparties dans plus de 400 loges en France et à l'étranger selon les chiffres de 2009
Qui dirige actuellement la GLFF ? La grande maîtresse en 2026 est Liliane Mirville [1]