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Troisième volet de la saga des anges en guerre, The Prophecy 3: The Ascent (2000) montre un archange Gabriel déchu, contraint de vivre comme un mortel. Christopher Walken y devient le protecteur improbable d’un être mi-homme, mi-ange. Le film n’évoque pas la Franc-maçonnerie, mais son thème central parle au lecteur maçon : la transformation d’un être par l’épreuve de la condition humaine.
De quoi parle The Prophecy 3 ?
Danyael, l’enfant né d’un ange et d’une femme dans l’épisode précédent, est devenu un prédicateur de rue qui tient un discours dérangeant sur Dieu et les hommes. Lors d’un prêche, un fanatique aveugle, persuadé d’entendre la voix divine, l’abat de plusieurs balles. Déclaré mort, Danyael quitte pourtant la morgue : sa double nature le rend difficile à tuer.
Gabriel, privé de ses pouvoirs et condamné à l’existence humaine, découvre peu à peu le rôle de Danyael : lui seul peut arrêter Pyriel, l’ange du Génocide, décidé à anéantir l’humanité. Un autre ange, Zophael, le traque. Le film est réalisé par Patrick Lussier sur un scénario de Joel Soisson et Carl V. Dupré ; il réunit Christopher Walken, Dave Buzzotta, Vincent Spano, Kayren Butler et Brad Dourif.
Sorti directement en vidéo en 2000, il clôt la trilogie portée par Walken. Deux autres suites, Uprising et Forsaken, tournées en 2005 sans lui, ont prolongé la série.
Une saga sans Loge
Pas plus que les deux premiers films, The Prophecy 3 ne met en scène la Franc-maçonnerie. Son univers reste celui des anges, des prophéties et des fanatiques, sans rite ni symbole maçonnique. Il ne faut donc pas y chercher une représentation, même déformée, des Loges.
Le dossier de 450.fm sur la Franc-maçonnerie au cinéma l’inclut néanmoins dans sa partie métaphysique pour une raison précise : la rédemption de Gabriel passe par l’expérience de la finitude humaine, avec ses limites et sa fragilité. C’est un thème moral et spirituel plus qu’ésotérique. Le personnage du fanatique aveugle, qui tue au nom de Dieu, rappelle aussi combien la certitude sans examen peut devenir meurtrière, une leçon que les Loges, attachées à la liberté de conscience, ont toujours prise au sérieux.
Mourir à soi pour renaître
Le récit gagne en ironie ce qu’il perd en mystère : Walken compose un Gabriel désabusé, presque attendrissant, qui découvre avec étonnement les petits plaisirs et les grandes misères de la vie ordinaire. Ce renversement du chasseur en protecteur fait l’intérêt du film.
L’archange qui méprisait les hommes doit apprendre à vivre parmi eux, à avoir faim, à souffrir, à dépendre des autres. Ce dépouillement forcé évoque, de loin, ce que l’initiation demande au profane : déposer ses métaux, renoncer à l’orgueil des titres et des pouvoirs, accepter d’être nu devant l’épreuve.
Danyael, revenu d’entre les morts, incarne quant à lui la figure de la mort symbolique suivie d’une renaissance porteuse de mission. Le film n’a ni la finesse ni l’intention d’un récit initiatique, mais ses deux personnages dessinent un même chemin : on ne grandit qu’en passant par ce qui nous défait.
Fiche technique
- Titre original : The Prophecy 3: The Ascent
- Année : 2000
- Pays : États-Unis
- Réalisation : Patrick Lussier
- Scénario : Joel Soisson, Carl V. Dupré
- D’après : Les personnages créés par Gregory Widen
- Interprètes : Christopher Walken, Dave Buzzotta, Vincent Spano, Kayren Butler, Brad Dourif, Scott Cleverdon
- Durée : 1 h 24
- Format : Sortie directe en vidéo
- Genre : Fantastique, horreur
Voir aussi dans le glossaire : Mort, Profane, Humanisme.
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