Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Émile Édouard de Wogan, né à Dinan et mort à Paris, est un aventurier, explorateur et écrivain français du XIXe siècle, issu d’une famille noble d’origine irlandaise et jacobite. Ancien officier de spahis, chercheur d’or en Californie, puis fonctionnaire des Postes et Télégraphes, il a raconté ses voyages dans des récits à succès. Il figure parmi les personnalités rattachées à la franc-maçonnerie française, même si sa biographie ne précise pas son parcours en loge.
Une famille jacobite établie en Bretagne

Les Wogan, famille noble d’extraction chevaleresque d’origine irlandaise, s’établissent en France au XVIIe siècle à la suite du roi Jacques II. Ils servent dans le régiment de Dillon, puis se fixent à Dinan.
Émile de Wogan est le fils d’Édouard-Jean-Pierre de Wogan, né à Dinan en 1778, et d’Élisabeth-Rose de Querhoënt, née à Jersey en 1792. Sa tante Zénaïde de Wogan est la mère du compositeur Henri Kowalski.
Des spahis à la ruée vers l’or
Ancien officier de spahis, il sert dans la Garde nationale lors de la révolution de 1848. En 1850, avec trois associés, il part pour la ruée vers l’or en Californie en passant par l’isthme de Panama, et gagne San Francisco à bord du steamer Isthmus.
Ses aventures en Amérique du Nord sont riches en péripéties : lors d’un affrontement avec des Apaches, il devrait la vie sauve à un chef indien présenté comme un descendant du duc de Lennox.
Du télégraphe à la plume
De retour en France, il dirige le télégraphe central de Saint-Sever, dans les Landes, puis le bureau des Postes et Télégraphes du quartier Saint-Lambert, à Paris, jusqu’à sa retraite en 1881.
Il publie le récit de ses voyages dans plusieurs revues, dont Le Tour du monde, sous son nom ou sous le pseudonyme de « Dartagnan ». Par l’intermédiaire du géographe Karl Andree et de sa revue Globus, ses aventures auraient inspiré Karl May, le créateur de Winnetou.
Un lien maçonnique peu documenté

Émile de Wogan est rangé parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française, mais l’article qui lui est consacré ne donne aucune précision sur son initiation, sa loge ou son obédience. En l’état des sources consultées, son appartenance maçonnique ne peut donc pas être détaillée.
Principales œuvres
- Voyages et aventures du baron de Wogan, 1863
- Du Far-West à Bornéo, 1873
- Le Pirate malais, 1874
- Six mois dans le Far-West, 1875
- Dolorita. Une tombe dans les forêts vierges, 1877
Un voyageur du XIXe siècle
La place d’Émile de Wogan dans l’histoire de la franc-maçonnerie française reste discrète. Il illustre surtout le profil de ces voyageurs et hommes de plume du XIXe siècle, curieux des peuples lointains et nourris d’esprit d’aventure, que l’on retrouvait volontiers dans les loges de l’époque, sans que les sources disponibles permettent de mesurer l’importance de son engagement maçonnique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Émile de Wogan.
Voir aussi dans le glossaire : Voile, Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

