Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Pierre Gérard Vassal (1769-1840), né à Manosque et mort à Paris, est un médecin français, connu pour ses travaux sur la digitale pourprée. Initié en 1811, il devient secrétaire général du Grand Orient de France en 1819, puis président du Grand Collège des rites en 1827. Titulaire du 33e degré du Rite écossais ancien et accepté, défenseur des hauts grades, il est l’auteur d’un Essai historique sur l’institution du Rite écossais et d’un Cours complet de maçonnerie.
Du séminaire à la médecine
Né à Manosque, Pierre Gérard Vassal est d’abord destiné par sa famille à l’état ecclésiastique. Il quitte le séminaire et s’engage dans l’armée au début de la Révolution française, avant d’entreprendre des études de médecine.
Médecin et chirurgien, il exerce à Paris comme « médecin de bienfaisance » du 7e arrondissement et fréquente la Société médico-pratique, pour laquelle il rédige en 1823 un éloge de Théodore Ducamp.
Le médecin de la digitale
Vassal se fait connaître par ses recherches sur la digitale pourprée, alors peu employée en France, dont il recommande l’usage contre certaines hydropisies et maladies du cœur. Il consacre à cette plante une monographie.
Il publie aussi en 1824 des Considérations médico-chimiques sur l’acétate de morphine, mémoire sur les moyens de reconnaître ce poison après la mort.
Un pilier de l’écossisme au Grand Orient
Initié en 1811, Vassal devient officier du Grand Orient de France à partir de 1815, puis secrétaire général de l’obédience à partir de 1819. Parvenu au 33e degré du Rite écossais ancien et accepté, il se distingue comme défenseur fervent des hauts grades et de l’écossisme au sein d’une obédience où les rapports entre rites étaient alors âprement discutés.
En 1827, il devient président du Grand Collège des rites, l’instance du Grand Orient chargée des grades supérieurs, et participe à la collation des 31e, 32e et 33e degrés. Jean-Marie Ragon lui rend hommage pour sa culture et son activité maçonnique.
À sa mort, une pompe funèbre est célébrée en son honneur le 30 juin 1840 par les trois ateliers des « Sept écossais réunis », à l’Orient de Paris.
Principales œuvres
- Éloge de Théodore Ducamp, 1823
- Considérations médico-chimiques sur l’acétate de morphine, 1824
- Monographie sur la digitale pourprée
- Essai historique sur l’institution du Rite écossais, 1827
- Banquet offert au T…, 1830
- Cours complet de maçonnerie, 1832
Un historien et organisateur des hauts grades
Pierre Gérard Vassal occupe une place notable dans la franc-maçonnerie de la Restauration et de la monarchie de Juillet. Administrateur du Grand Orient, président de son Grand Collège des rites et auteur de l’un des premiers essais historiques sur le Rite écossais, il a contribué à fixer la place de l’écossisme au sein de la principale obédience française.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre Gérard Vassal.
Voir aussi dans le glossaire : Hauts Grades Supérieurs au troisième degré, Jean-Marie Ragon (Auteur).

