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Né le 28 novembre 1810 à Paris et mort le 25 décembre 1875 à Saint-Pierre-lès-Nemours, Pierre-Ambroise Richebourg est un opticien devenu l’un des pionniers de la photographie en France. Fournisseur puis élève de Louis Daguerre, il pratique le daguerréotype dès 1839, avant de devenir photographe officiel sous le Second Empire. Il est également connu pour ses photographies judiciaires. Wikipédia le mentionne comme franc-maçon, sans préciser sa loge ni son obédience.
De l’optique au daguerréotype

Opticien de formation, Pierre-Ambroise Richebourg est initié à la photographie par l’ingénieur-opticien Vincent Chevalier, dont il reprend la maison du quai de l’Horloge après sa mort. Vers 1838, il devient le fournisseur de Louis Daguerre, puis son élève, et se consacre dès lors entièrement au nouveau procédé.
Dès 1839, année de la divulgation du daguerréotype, il présente des épreuves daguerriennes redressées. En 1841, il applique la photographie à la reproduction d’images au microscope solaire. Pendant cinq ans, il prépare les leçons de photographie du chimiste Mathieu Orfila à la Faculté de médecine de Paris.
Un inventeur et un praticien polyvalent
En 1852, Richebourg s’intéresse à la photographie sur verre et au collodion et invente plusieurs appareils. À partir de 1855, il photographie pour le ministère de l’Agriculture et du Commerce les animaux primés aux concours de Poissy, de Chartres et de Paris, et participe au Concours universel agricole de 1856.
Il est aussi un spécialiste de la photographie judiciaire : scènes de crimes et portraits de criminels, domaine alors naissant où l’image devient un instrument d’enquête et d’identification.
Photographe officiel du Second Empire
Sous le Second Empire, Richebourg devient photographe officiel. Il couvre des événements politiques et familiaux, comme la visite de la reine Victoria en 1856 et le baptême du prince impérial, et photographie les résidences officielles, dont le palais de l’Élysée en 1864, dans une série de vingt-sept tirages.
En 1859, il rejoint Théophile Gautier à Saint-Pétersbourg pour illustrer Trésors d’art de la Russie ancienne et moderne ; il y réalise notamment les premières photographies de Tsarskoïe Selo et de l’Ermitage. Une photographie de barricade parisienne datée de 1871 figure également parmi ses œuvres connues.
Un franc-maçon parmi les pionniers de l’image
L’article Wikipédia consacré à Richebourg indique simplement qu’il était franc-maçon. Les sources consultées ne précisent ni la loge, ni l’obédience, ni la date d’initiation, ni d’éventuelles fonctions. Son appartenance rejoint celle de nombreux savants, techniciens et artistes du XIXe siècle pour qui la loge constituait un lieu de sociabilité et de diffusion du progrès.
Principales œuvres
- Autoportrait en sept minutes, daguerréotype, 1841
- Viaduc de Laval, vers 1855
- Notre-Dame de Paris, 1856
- Album dédié à la reine d’Angleterre, 1856
- Photographies du palais de l’Élysée, 1864
- Barricade, Paris, 1871
- Nouveau Manuel de photographie sur collodion, Paris, Pollet
Un témoin maçon de la révolution photographique
Pierre-Ambroise Richebourg appartient à la première génération de photographes français, celle qui relie l’invention de Daguerre aux usages officiels, scientifiques et judiciaires de l’image. Sa présence parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française rappelle la place qu’occupaient dans les loges du XIXe siècle les hommes de science appliquée et les artisans du progrès technique, même lorsque les sources ne documentent pas le détail de leur parcours maçonnique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre-Ambroise Richebourg.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

