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Edgar Jean Louis Quinet, né le 17 février 1803 à Bourg-en-Bresse (Ain) et mort le 27 mars 1875 à Versailles, est un historien, poète, philosophe et homme politique français, républicain et anticlérical. Professeur au Collège de France, révoqué en 1852 et exilé sous le Second Empire, il est l’une des grandes consciences républicaines du XIXe siècle. Il est présenté comme membre du Grand Orient de France.
Formation et premiers écrits

Fils de Jérôme Quinet, commissaire des armées aux convictions républicaines, et d’Eugénie Rozat Lagis, de confession calviniste, Edgar Quinet étudie à Bourg puis à Lyon. Un séjour à Heidelberg le met en contact avec la pensée allemande ; il traduit Herder en 1827.
Il publie dès 1823 les Tablettes du Juif-errant, puis De la Grèce moderne (1830) après avoir participé en 1829 à l’expédition scientifique de Morée, et le poème en prose Ahasverus.
Une chaire au Collège de France
En 1841, il obtient au Collège de France la chaire de langues et littératures de l’Europe méridionale. Son enseignement, comme celui de son ami Michelet, prend une tonalité ouvertement critique envers l’Église et le pouvoir. Il est révoqué en avril 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte, avant d’être rétabli en 1870.
Le républicain en exil
Acteur de la campagne des banquets, il est élu député de l’Ain à la Constituante de 1848 puis réélu en 1849. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il s’exile à Bruxelles jusqu’en 1858, puis en Suisse, à Veytaux, refusant l’amnistie de 1859.
Pendant l’exil, il écrit Merlin l’enchanteur (1860) et La Révolution (1865), réflexion critique sur l’échec religieux et politique de la Révolution française. De retour en 1870, il siège à l’Assemblée de Bordeaux, où il s’oppose à Thiers et à l’abandon de l’Alsace-Lorraine.
Un franc-maçon du Grand Orient

Wikipédia présente Edgar Quinet comme franc-maçon et membre du Grand Orient de France, en s’appuyant sur le Dictionnaire des francs-maçons européens (2005). Les sources consultées ne précisent ni sa loge, ni la date de son initiation, ni d’éventuelles fonctions.
Son œuvre, notamment L’Enseignement du peuple (1850), plaide pour une école affranchie de la tutelle cléricale ; elle rejoint les combats que mèneront les loges républicaines en faveur de la laïcité scolaire.
Principales œuvres
- Tablettes du Juif-errant, 1823
- De la Grèce moderne, 1830
- Ahasverus, 1834
- L’Enseignement du peuple, 1850
- Philosophie de l’histoire de France, 1857
- Merlin l’enchanteur, 1860
- La Révolution, 1865
- La République, 1872
- L’Esprit nouveau, 1874
- Le Livre de l’exilé, 1875
Un maître à penser de la République laïque
Inhumé au cimetière du Montparnasse, Edgar Quinet est devenu une référence de la culture républicaine et anticléricale. Pour la franc-maçonnerie française, et singulièrement pour le Grand Orient de France, il demeure l’un des inspirateurs de l’idéal d’une école laïque et d’une République fondée sur la liberté de conscience.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Edgar Quinet.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Libre pensée (antimaçonnisme), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

