Félix Pyat (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Félix Aimé Pyat, né le 4 octobre 1810 à Vierzon et mort le 3 août 1889 à Saint-Gratien, est un journaliste, auteur dramatique et homme politique français. Auteur du Chiffonnier de Paris, député en 1848, exilé sous le Second Empire puis membre du Comité de salut public de la Commune de Paris, il finit sa carrière comme sénateur et député. Attiré par l’humanisme maçonnique, il fut initié à la loge parisienne La Clémente Amitié.

Un avocat devenu homme de plume

Félix Pyat – portrait
Source : Wikimedia Commons – Nadar (1820-1910). Photographe – Public domain

Fils d’un avocat royaliste, Félix Pyat devient lui-même avocat à Paris mais se tourne rapidement vers le journalisme et le théâtre. Il collabore au Figaro, au Charivari et à la Revue démocratique.

Au théâtre, il signe Une révolution d’autrefois (1832) avec Théodose Burette, puis Ango (1835) avec Auguste Luchet, Mathilde (1842) avec Eugène Sue, et surtout Le Chiffonnier de Paris, son plus grand succès, adapté en roman-feuilleton et deux fois au cinéma, en 1913 et en 1924.

De 1848 à l’exil

Commissaire de la République dans le Cher en 1848, il est élu député à la Constituante, où il prononce un discours remarqué sur le droit au travail et combat la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte. Réélu en 1849, compromis dans la journée du 13 juin, il s’exile en Suisse, à Bruxelles puis à Londres.

À Londres, il fonde le groupe « La commune révolutionnaire » et adhère en 1864 à l’Association internationale des travailleurs. Rentré en France en 1869, il est poursuivi pour une réunion électorale illégale.

La Commune de Paris

En 1871, il fonde les journaux Le Combat et Le Vengeur. Élu à l’Assemblée nationale en février, il démissionne en mars, puis entre au Conseil de la Commune le 26 mars. Il siège à la Commission exécutive, à la Commission des finances et au Comité de salut public. Il ne prend pas part à la Semaine sanglante et regagne Londres.

Amnistié en 1880, il rentre en France. Il est élu sénateur du Cher en 1887 puis député des Bouches-du-Rhône en 1888, peu avant sa mort.

L’initié de La Clémente Amitié

Félix Pyat
Source : Wikimedia Commons – Carjat, Etienne (Fareins, 01–04–1828 – Paris, 09–03–1906), photographe – CC0

Selon Wikipédia, Félix Pyat est attiré par les idées humanistes de la franc-maçonnerie et se fait initier à la loge parisienne La Clémente Amitié. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation ni d’éventuelles fonctions maçonniques.

Sa trajectoire de républicain social, d’exilé puis de communard rejoint celle de nombreux maçons engagés de son temps, pour qui la loge était un lieu de réflexion sur l’émancipation et la fraternité.

Principales œuvres

  • Une révolution d’autrefois, 1832
  • Le Brigand et le philosophe, 1834
  • Ango, 1835
  • Mathilde, 1842
  • Le Chiffonnier de Paris
  • Lettre à Marianne, 1856
  • L’Homme de peine, 1885
  • La Folle d’Ostende, 1886

Un quarante-huitard dans le sillage maçonnique

Félix Pyat incarne la génération des républicains romantiques qui passent du théâtre social à l’action révolutionnaire. Son initiation à La Clémente Amitié l’inscrit dans le milieu maçonnique parisien qui, de 1848 à la Commune, a fourni nombre de cadres à la gauche républicaine et sociale.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Félix Pyat.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation, Fraternité.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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