Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Né le 12 septembre 1743 à Montauban et mort le 11 mars 1817 dans la même ville, Jean-Baptiste Poncet-Delpech est un avocat, magistrat, homme de lettres et homme politique français. Député du tiers état aux États généraux de 1789, membre du Conseil des Cinq-Cents, président du tribunal civil de Montauban, il fut un maçon actif dans les loges montalbanaises, fondateur et vénérable de la loge La Constance.
Un avocat lettré de Montauban

Fils d’un négociant montalbanais, Jean-Baptiste Poncet-Delpech étudie chez les Jésuites de Toulouse, puis le droit, tout en suivant en amateur les cours de l’école des beaux-arts. Avocat, il se distingue dans plusieurs plaidoiries, avant de devenir procureur du roi en 1773, puis bâtonnier.
Homme de lettres, il publie des pièces légères et satiriques, comme Les Comment (1781) ou Élite de bons mots, de calembours et d’anecdotes (1786), ainsi que des poésies dans plusieurs journaux, dont le Mercure.
Constituant de 1789
Rédacteur principal du cahier de doléances du tiers état de Montauban, il est élu député du tiers état aux États généraux pour le Quercy. À l’Assemblée constituante, il prête le serment du Jeu de paume et siège à la commission sur le pouvoir judiciaire. Il défend en vain la création d’un département autour de Montauban.
Sous la Révolution, il préside la Société populaire de Montauban et le tribunal du district, puis enseigne la législation à l’école centrale du Lot. Élu au Conseil des Cinq-Cents en l’an V, il quitte la politique après Brumaire.
Magistrat et académicien
Nommé par Bonaparte président du tribunal civil de Montauban en l’an VIII, il exerce cette charge jusqu’à sa retraite en 1817. Secrétaire général puis président de la Société des sciences et des arts de Montauban, il voit de son vivant la création, en 1808, du département de Tarn-et-Garonne qu’il avait appelé de ses vœux.
Un acteur des loges montalbanaises
Membre dès 1762 de la loge La Concorde, à l’Orient de Montauban, il prend la tête de l’un des deux camps lors du schisme de 1772, qui aboutit à deux loges portant le même nom ; le Grand Orient de France intervient en faveur de la sienne. En 1773, il publie une Planche à tracer des travaux des véritables frères de la Concorde.
En 1775, il fonde la loge La Constance, dont il est vénérable maître, quitte cette charge en 1776 et la reprend en 1778 pour un an. Membre de La Bonne Foy en 1779, il ne figure plus sur les tableaux des loges montalbanaises en 1783. Il composa pour ses frères un Cantique de la Paix.
Principales œuvres
- Planche à tracer des travaux des véritables frères de la Concorde, 1773
- Mervire, ou ma femme, 1774
- Les Comment, 1781
- Bavardage patriotique sur l’administration provinciale de Haute-Guyenne, 1782
- Élite de bons mots, de calembours et d’anecdotes, 1786
- Instruction pour les députés aux États généraux, 1789
- La Fauvette, 1800
- Essai sur le joli dans la nature et les arts, vers 1807
La maçonnerie provinciale à l’aube de la Révolution
Jean-Baptiste Poncet-Delpech illustre la maçonnerie des notables de province à la fin de l’Ancien Régime : sociabilité lettrée, querelles de loges arbitrées par le Grand Orient, puis passage de ces élites à la représentation nationale en 1789. Son parcours montalbanais en offre un exemple particulièrement bien documenté.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Baptiste Poncet-Delpech.
Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Planche.

