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Louis Oustry naît à Rodez en 1822 et meurt à Chartres en 1888. Enfant trouvé déposé devant l’hospice de Rodez puis adopté par la famille Lafabrègue-Oustry, il devient avocat, journaliste républicain et proscrit du coup d’État de 1851, avant une longue carrière préfectorale sous la Troisième République, couronnée par la préfecture de la Seine. Il était membre de la loge La Parfaite Union de Rodez, l’un des plus anciens ateliers aveyronnais.
Un enfant trouvé devenu avocat

Déposé à sa naissance devant l’hospice de Rodez, Louis Oustry est adopté par la famille Lafabrègue-Oustry. Il fait son droit à Paris, obtient sa licence en 1845 et s’inscrit au barreau de Rodez.
Le journaliste républicain et le proscrit
En 1848, il fonde avec Louis Bouloumié et Casimir Labarthe L’Aveyron républicain. Le journal paraît environ quatre ans et comparaît à trois reprises pour délit de presse, chaque fois relaxé.
Après le coup d’État du 2 décembre 1851, Oustry est arrêté et condamné en janvier 1852 à la déportation en Algérie. Il réside environ un an à Bône puis à Constantine avant d’être amnistié à l’occasion de son mariage, et reprend sa robe d’avocat à Rodez.
Une carrière préfectorale républicaine
En 1869, après la fusillade de Decazeville, où quatorze mineurs grévistes sont tués, il rencontre Jules Simon et Jules Ferry venus enquêter. Ce contact pèse sur la suite de sa carrière. Entre 1870 et 1873, il est successivement préfet de l’Aveyron, de l’Aude, de la Corrèze et d’Alger.
Après la crise de l’Ordre moral, il retrouve la préfectorale : Vosges en 1876, Dordogne en 1877, puis Rhône. Il termine sa carrière comme préfet de la Seine à partir de 1882. Il est commandeur de la Légion d’honneur, et une rue de Rodez porte son nom.
Un frère de La Parfaite Union de Rodez
Louis Oustry était membre de la loge La Parfaite Union de Rodez, fondée le 19 juin 1762. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation, ni l’obédience de l’atelier à son époque, ni d’éventuelles fonctions.
Son parcours illustre néanmoins un trait fréquent chez les républicains de province du XIXe siècle : la loge comme lieu de sociabilité politique, où se croisent avocats, journalistes et futurs serviteurs de l’État républicain.
Un préfet de la République des loges
Du proscrit de l’Empire au préfet de la Seine, Louis Oustry incarne la génération de républicains que la Troisième République installe dans l’administration après 1870. Sa présence dans une loge aveyronnaise ancienne témoigne de l’ancrage maçonnique de ces élites républicaines de province, même si les détails de son activité en loge restent à documenter.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis Oustry.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

