Henri d’Orléans (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né le 14 juin 1933 au manoir d’Anjou, à Woluwe-Saint-Pierre (Belgique), et mort le 21 janvier 2019, Henri d’Orléans, comte de Paris, est le prétendant orléaniste au trône de France de 1999 à sa mort. Officier, auteur de plusieurs essais, il a été franc-maçon : membre de la Grande Loge nationale française à partir des années 1980, il fut vénérable maître de la loge « Lys de France », qu’il quitte en 2001 en devenant chef de la maison d’Orléans.

Un prince né en exil

Henri d’Orléans – portrait
Source : Wikimedia Commons – MaxGERM – CC0

Fils aîné d’Henri d’Orléans (1908-1999), comte de Paris, Henri naît en Belgique, sa famille étant frappée par la loi d’exil. Il fréquente dès 1947 le lycée Montaigne de Bordeaux par dérogation accordée par le président Vincent Auriol, puis s’installe à Paris en 1953 et sort diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1957.

Soldat et serviteur de l’État

Il effectue son service militaire en Algérie, où il est décoré pour faits d’armes, puis est chargé de mission au Secrétariat général de la Défense nationale en 1959, à la demande du général de Gaulle. Engagé volontaire, il sert au 5e Hussards, puis à la Légion étrangère (1er régiment étranger, 1er REC), et quitte l’armée en 1974.

Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire, titulaire de la croix de la Valeur militaire, il s’intéresse ensuite aux PME exportatrices et crée en 1981 un centre d’études devenu en 1999 l’Institut de la maison royale de France ; il préside aussi la Fondation Saint-Louis.

Comte de Paris et prétendant

À la mort de son père en 1999, il devient, pour les orléanistes, chef de la maison de France et prétendant au trône, parfois appelé « Henri VII » par ses partisans. Il porte le titre de courtoisie de comte de Paris et adopte celui de duc de France.

Il publie de nombreux essais sur la France et la transmission, de À mes fils (1989) à La Royauté de l’Homme (2016).

Un prince en loge

Henri d’Orléans
Source : Wikimedia Commons – Phidelorme – CC BY-SA 4.0

Selon Wikipédia, Henri d’Orléans devient membre de la Grande Loge nationale française dans les années 1980. Il y est vénérable maître de la loge « Lys de France » n° 1297, rattachée à la province de Lutèce, et la quitte en 2001, lorsqu’il devient chef de la maison d’Orléans. Il a aussi été grand officier de la Grande Loge de la Marque de France.

L’article de Wikipédia en anglais situe pour sa part son initiation en 1980 au Grand Orient de France ; la version française, plus détaillée, retient la GLNF.

Principales œuvres

  • À mes fils, 1989
  • Adresse au futur chef de l’État, 1994
  • Désolé, Altesse, c’est mon jour de sortie, 1994
  • La France survivra-t-elle à l’an 2000 ?, 1997
  • Le Passeur de miroir, 2000
  • La France à bout de bras, 2002
  • L’Histoire en héritage, 2003
  • La Royauté de l’Homme, 2016

Un héritier des princes maçons

En devenant vénérable d’une loge, Henri d’Orléans renouait, deux siècles plus tard, avec la tradition des princes de la maison d’Orléans engagés dans la franc-maçonnerie, à commencer par Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, futur Philippe Égalité, premier grand maître du Grand Orient de France. Son parcours fait de lui une figure singulière, à la croisée de l’héritage dynastique et de la maçonnerie régulière contemporaine.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Henri d’Orléans.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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