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Né à Roanne le 4 août 1756 et mort à Paris le 3 juillet 1834, Jean-Baptiste Nompère de Champagny, duc de Cadore, est un officier de marine devenu député aux États généraux, puis ministre de l’Intérieur et des Relations extérieures de Napoléon. Négociateur de la paix de Schönbrunn et du mariage impérial avec Marie-Louise, il est franc-maçon et compte parmi les officiers du collège du Grand Orient de France de 1806 à 1814.
Un officier de la Marine royale

Issu d’une famille noble mais peu fortunée de Roanne, Champagny bénéficie de la protection de l’abbé Terray pour entrer au collège de La Flèche, puis à l’École militaire. Garde-marine, il participe à la guerre d’indépendance américaine, à la prise de la Grenade puis au combat des Saintes en 1782, où il est grièvement blessé.
Chevalier de Saint-Louis, membre de la Société des Cincinnati, il quitte la marine en 1787 et épouse Victoire Huë de Grosbois.
Un constituant modéré
Élu député de la noblesse aux États généraux en 1789, secrétaire de l’Assemblée constituante et membre de son comité de la marine, il s’oppose à l’abolition des titres nobiliaires. Arrêté comme suspect sous la Terreur, il est libéré après le 9 thermidor.
Au service de Napoléon

Conseiller d’État sous le Consulat, ambassadeur à Vienne, sénateur, il devient en 1804 ministre de l’Intérieur, chargé notamment des travaux publics et de l’exposition des produits de l’industrie. De 1807 à 1811, il dirige les Relations extérieures : il négocie la paix de Schönbrunn et le mariage de Napoléon avec Marie-Louise.
Comte de l’Empire en 1808, duc de Cadore en 1809, intendant général des domaines de la Couronne et grand chancelier de l’ordre de la Réunion, il est pair pendant les Cent-Jours, révoqué en 1815, puis rappelé à la Chambre des pairs en 1819, où il siège au centre droit jusqu’à sa mort.
Officier du Grand Orient de France
Wikipédia indique que Champagny était franc-maçon et qu’il figure parmi les 148 officiers du collège du Grand Orient de France de 1806 à 1814, au moment où l’obédience, placée sous la protection du régime impérial, rassemblait une grande partie des dignitaires de l’Empire.
Les sources consultées ne mentionnent ni sa loge d’initiation ni d’écrits maçonniques de sa main.
Un dignitaire de la maçonnerie impériale
Ministre, diplomate et duc de l’Empire, Champagny illustre l’intégration des grands serviteurs de l’État napoléonien dans l’appareil du Grand Orient de France, devenu sous le Premier Empire un véritable corps de notables. Son nom demeure dans la rue de Champagny, à Paris.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Baptiste Nompère de Champagny.

