Antide Janvier (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Antide Janvier, né le 1er juillet 1751 à Briva, hameau de Lavans-lès-Saint-Claude (Jura), et mort à Paris le 23 septembre 1835, est l’un des plus grands horlogers français, spécialiste des pendules astronomiques, planétaires et sphères mouvantes, horloger du roi sous Louis XVI. Franc-maçon sans doute dès sa jeunesse, membre de la loge de l’Union, il prononça entre 1819 et 1824 des conférences devant plusieurs loges parisiennes, dont les textes sont conservés à la Bibliothèque nationale de France.

Un enfant du Jura fasciné par le ciel

Antide Janvier – portrait
Source : Wikimedia Commons – auteur inconnu – Public domain

Fils de Claude Étienne Janvier, maître horloger, il reçoit de son père les premières notions du métier, tandis que l’abbé Tournier, de Saint-Claude, lui enseigne latin, grec, mathématiques et astronomie. L’éclipse de soleil du 1er avril 1764 aurait fixé sa vocation. Vers 1768, il présente à l’Académie de Besançon une sphère mouvante réalisée à quinze ans, qui lui vaut un certificat.

L’horloger du roi

En 1770, Besançon lui confie la restauration de l’horloge de table du cardinal de Granvelle. Il présente un planétaire à Louis XV à Fontainebleau en octobre 1773 et obtient vers 1783 le brevet d’horloger mécanicien de Monsieur, frère du roi. Logé aux Menus Plaisirs puis au Louvre dès 1793, il entretient les pendules royales et porte le titre d’horloger du Roi. Sous la Révolution, il siège à la Commission temporaire des arts et au jury sur le temps décimal (1794).

Son chef-d’œuvre, une horloge à sphère mouvante et planétaire travaillée de 1789 à 1801, est présenté en 1802 à l’exposition des produits de l’industrie nationale. Ruiné en 1810, il termine sa vie dans la pauvreté et meurt à l’hôpital Cochin.

Un conférencier des loges parisiennes

Selon sa notice, Antide Janvier adhère à la franc-maçonnerie « sans doute assez jeune » et appartient à la loge de l’Union. Entre 1819 et 1824, il donne des conférences devant trois loges : l’Union, les Amis constants de la vraie lumière et les Amis incorruptibles. Ses textes maçonniques sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Les sources consultées ne précisent ni l’obédience ni d’éventuelles fonctions d’officier.

Principales œuvres

  • Étrennes chronométriques pour l’an 1811, 1810
  • Essai sur les horloges publiques, pour les communes de la campagne, 1810
  • Des révolutions des corps célestes par le mécanisme des rouages, 1812
  • Manuel chronométrique, 1815
  • Précis des calendriers civil et ecclésiastique, 1824
  • Du pouvoir des sciences sur le bonheur des hommes, 1825
  • Recueil de machines composées et exécutées par Antide Janvier, 1827

Le maître du temps en loge

Antide Janvier appartient à cette lignée d’artisans savants pour qui la loge offrait un lieu de transmission du savoir. Son ouvrage Du pouvoir des sciences sur le bonheur des hommes et ses conférences maçonniques de la Restauration traduisent une même foi dans le progrès des connaissances, en harmonie avec l’idéal de perfectionnement porté par la franc-maçonnerie.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Antide Janvier.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Planche.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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