Paul Thiry d’Holbach (Personnalité)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

Paul Thiry, baron d’Holbach, baptisé à Edesheim, dans le Palatinat, le 8 décembre 1723 et mort à Paris le 21 janvier 1789, est un philosophe et savant d’origine allemande naturalisé français, collaborateur majeur de l’Encyclopédie et théoricien du matérialisme athée, notamment dans le Système de la nature. Hôte d’un salon où se croisaient Diderot, Grimm ou Helvétius, il est présenté comme franc-maçon et invité régulier de la célèbre loge des Neuf Sœurs.

Un héritier cosmopolite

Paul Thiry d’Holbach – portrait
Source : Wikimedia Commons – Alexander Roslin – Public domain

Issu d’une famille modeste, Paul Thiry est adopté vers l’âge de sept ans par son oncle François-Adam d’Holbach, enrichi par le Système de Law, dont il hérite en 1753 le titre de baron et la fortune. Inscrit en 1744 à l’université de Leyde, il y étudie le droit, la physique, la chimie et la métallurgie, et s’y lie avec de jeunes Britanniques, dont John Wilkes. Il est naturalisé français en 1749.

Le « maître d’hôtel de la philosophie »

À partir de 1759, il tient table ouverte les jeudis et dimanches rue Royale Saint-Roch, et reçoit l’été à Grandval. Son salon accueille Diderot, Grimm, Helvétius, Rousseau, Morellet, Buffon, Hume et Galiani ; on y prépare des articles de l’Encyclopédie, à laquelle il collabore dès 1751 avec plus de 400 articles signés, consacrés surtout à la chimie, la minéralogie, la géologie et la métallurgie.

Un matérialisme sans concession

Publiant sous pseudonymes ou sous le nom d’auteurs disparus, d’Holbach développe une pensée matérialiste, athée et déterministe, qui fonde la morale sur la nature humaine et la recherche du bonheur. Le Christianisme dévoilé (1766) et le Système de la nature (1770) sont condamnés par le Parlement. En politique, il défend un gouvernement mixte inspiré de Montesquieu, la liberté de pensée et l’éducation pour tous.

D’Holbach et la franc-maçonnerie

Paul Thiry d’Holbach
Source : Wikimedia Commons – Louis Carrogis Carmontelle – Public domain

L’article Wikipédia consulté le présente comme franc-maçon, en s’appuyant sur une étude consacrée aux rites maçonniques anglo-saxons, et indique qu’il fut invité régulier de la loge des Neuf Sœurs, l’atelier parisien des savants, artistes et philosophes. Les sources consultées ne précisent ni la date d’initiation, ni la loge mère, ni les fonctions éventuellement occupées.

Principales œuvres

  • Le Christianisme dévoilé, 1766
  • La Contagion sacrée, 1768
  • Lettres à Eugénie, 1768
  • Essai sur les préjugés, 1770
  • Système de la nature, 1770
  • Le Bon Sens, 1772
  • Politique naturelle, 1773
  • Système social, 1773
  • La Morale universelle, 1776
  • Éthocratie, 1776

Un philosophe radical aux portes du temple

Figure la plus radicale des Lumières françaises, d’Holbach se rattache à l’histoire maçonnique surtout par sa proximité avec les Neuf Sœurs, loge emblématique de l’alliance entre franc-maçonnerie et pensée philosophique à la veille de la Révolution. Son matérialisme et sa défense de la liberté de conscience ont nourri, au siècle suivant, le courant libre-penseur qui marquera profondément une partie de la maçonnerie française.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Paul Thiry d’Holbach.

Voir aussi dans le glossaire : Lumières (trois), Libre pensée (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES