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Louis Guillouet, comte d’Orvilliers, né à Moulins le 26 mars 1710 et mort en 1792, est un officier de marine français qui servit près d’un demi-siècle dans la Marine royale et commanda l’armée navale française à la bataille d’Ouessant, le 27 juillet 1778, face à l’amiral Keppel. Lieutenant général des armées navales, il figure parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française répertoriées par Wikipédia, sans que l’article consulté détaille son parcours maçonnique.
Une famille de marins bourbonnais

Issu de la noblesse bourbonnaise, Louis Guillouet est le fils de Claude Guillouet, seigneur d’Orvilliers, capitaine de frégate et gouverneur de Cayenne de 1716 à 1728, et de Marie de Vic de Pontgibaud. Il passe son enfance en Guyane ; son frère cadet Gilbert en sera à son tour gouverneur de 1749 à 1763. Il épouse à Rochefort Marie-Anne-Thérèse Chesnel.
Cinquante ans de Marine royale
Entré en 1723 dans le régiment d’infanterie de la colonie, il passe en 1728 dans la Marine royale, sert en 1734 sur le Saint-Philippe dans l’escadre de Duguay-Trouin, devient enseigne puis lieutenant de vaisseau et combat au cap Sicié en 1744. Chevalier de Saint-Louis en 1746, capitaine de vaisseau, il participe pendant la guerre de Sept Ans aux opérations de Minorque et de Louisbourg.
Chef d’escadre puis commandeur de Saint-Louis, il commande en 1772 l’escadre d’évolutions à bord de l’Alexandre, devient en 1775 commandant de la Marine à Brest, puis lieutenant général des armées navales.
Ouessant, 1778

En 1778, il prend la tête d’une armée navale de 32 vaisseaux répartis en trois escadres. Le 27 juillet 1778, à Ouessant, il affronte pendant trois heures la flotte britannique de l’amiral Keppel : le combat est présenté comme un succès français, malgré la polémique sur l’attitude du duc de Chartres, qui commandait l’une des escadres. L’expédition de 1779 dans la Manche, ravagée par le scorbut qui emporte son fils unique, met fin à sa carrière : critiqué, il quitte le service et se retire au séminaire Saint-Magloire, à Paris.
Une appartenance maçonnique peu documentée
Louis Guillouet d’Orvilliers est classé parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française, mais l’article Wikipédia consulté ne mentionne ni loge, ni obédience, ni date d’initiation. Aucun élément précis sur son parcours en loge n’a pu être vérifié dans les sources consultées ; cette appartenance est donc à considérer comme non documentée ici.
Un grand marin dans l’ombre des loges
Vainqueur d’Ouessant et chef de la Marine à Brest au moment où la France soutient l’indépendance américaine, d’Orvilliers appartient à cette génération d’officiers de marine des Lumières. Faute de sources détaillées, sa place dans l’histoire maçonnique française reste toutefois à établir avec précision par la recherche archivistique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis Guillouet d’Orvilliers.

