Nicolas Dalayrac (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Nicolas Dalayrac, né Nicolas Alayrac à Muret en 1753 et mort à Paris en 1809, est un compositeur français, auteur d’une soixantaine d’opéras-comiques, dont Nina ou la Folle par amour, et de nombreuses romances. Initié probablement entre 1774 et 1777, il fut directeur des concerts de la loge des Neuf Sœurs et membre de la loge Parfaite Estime et Société Olympique.

Du garde du corps au compositeur

Nicolas Dalayrac – portrait
Source : Wikimedia Commons – Louis Charles Ruotte – Public domain

Né à Muret, en Haute-Garonne, Nicolas Alayrac est destiné au droit par son père. En 1774, il est garde du corps du comte d’Artois. Le succès de ses quatuors à cordes le décide à quitter l’armée pour se consacrer à la composition. Au début de la Révolution, la loi imposant la suppression des particules, il adopte la forme « Dalayrac ».

Il épouse Gilberte Pétronille Sallard, ancienne actrice connue sous le nom d’« Adeline » ; le couple n’a pas d’enfant.

Le maître de l’opéra-comique

Sa première œuvre lyrique, L’Éclipse totale, est créée en 1781. Suivent une soixantaine d’opéras-comiques, parmi lesquels Nina ou la Folle par amour (1786), Les Deux Petits Savoyards (1789), Camille ou le Souterrain (1791) et Maison à vendre (1800).

Membre étranger de l’Académie royale de Stockholm en 1798, il entre dans la Légion d’honneur le 17 juillet 1804 et reçoit plus tard le titre de chevalier d’Empire. Il contribue à la reconnaissance des droits des auteurs dramatiques et compte parmi les fondateurs du Comité des auteurs dramatiques.

Directeur des concerts des Neuf Sœurs

Nicolas Dalayrac
Source : Wikimedia Commons – Masson, Deblois et Massard illustrateurs de l’ouvrage Les musiciens célèbres dep – Public domain

Dalayrac est probablement initié entre 1774 et 1777, à son arrivée à Paris. Membre de la loge des Neuf Sœurs, il figure sur les tableaux de 1778 et 1779 comme « directeur des concerts ». En 1786, il est l’un des vingt-quatre associés libres de l’orchestre de la Société Olympique et, à ce titre, membre de la loge Parfaite Estime et Société Olympique.

À la fin de 1805, il participe au réveil des Neuf Sœurs après treize années de sommeil et figure en 1806 parmi les officiers de la loge. Son éloge funèbre y est prononcé par Moulon de la Chesnaye. Aucune musique maçonnique de sa main n’a été conservée, et l’article tient pour non vérifiées les affirmations selon lesquelles il aurait composé pour l’initiation de Voltaire. Un temple Nicolas Dalayrac a été inauguré à Muret.

Principales œuvres

  • L’Éclipse totale, 1781
  • Nina ou la Folle par amour, 1786
  • Azémia ou le Nouveau Robinson, 1786
  • Renaud d’Ast, 1787
  • Les Deux Petits Savoyards, 1789
  • Raoul, sire de Créqui, 1789
  • Camille ou le Souterrain, 1791
  • Léon ou le Château de Monténéro, 1798
  • Maison à vendre, 1800

La musique au cœur des Neuf Sœurs

Nicolas Dalayrac illustre le rôle essentiel de la musique dans la sociabilité maçonnique du XVIIIe siècle. Directeur des concerts de la plus célèbre loge des Lumières, musicien de la Société Olympique et acteur de son réveil sous l’Empire, il relie la maçonnerie savante de l’Ancien Régime à celle du Premier Empire, et sa mémoire demeure honorée dans sa ville natale.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Nicolas Dalayrac.

Voir aussi dans le glossaire : Rap, musiques populaires et imaginaire antimaçonnique (antimaçonnisme).

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