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Louise Eugénie Alexandrine Marie David, dite Alexandra David-Néel, née à Saint-Mandé le 24 octobre 1868 et morte à Digne le 8 septembre 1969, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivaine et exploratrice, première femme occidentale à entrer à Lhassa en 1924. Féministe et libre penseuse, elle fut initiée à la fin du XIXe siècle à la franc-maçonnerie mixte et fréquenta le Droit humain.
Une jeune femme libre

Née à Saint-Mandé, Alexandra David se tourne très tôt vers le bouddhisme, auquel elle se convertit à 21 ans, en 1889 selon l’article. De 1895 à 1897, elle est première chanteuse à l’opéra de Hanoï sous le pseudonyme d’Alexandra Myrial. Elle épouse à Tunis l’ingénieur Philippe Néel, avec qui elle entretiendra une longue correspondance.
Féministe et proche des milieux anarchistes, elle publie Pour la vie (1898) et Le Féminisme rationnel (1909).
Sur la route de Lhassa
En 1911 commence son voyage en Inde. Arrivée au Sikkim en 1912, elle y rencontre en 1914 le jeune Aphur Yongden, qu’elle adoptera en 1929. En 1924, elle atteint Lhassa, devenant la première femme occidentale à pénétrer dans la capitale tibétaine, où elle séjourne environ deux mois.
Le récit qu’elle en tire, Voyage d’une Parisienne à Lhassa (1927), lui vaut une célébrité durable. De 1937 à 1945, elle parcourt encore la Chine en guerre avant de quitter l’Asie depuis Calcutta.
Samten Dzong, la forteresse de la méditation
En 1928, elle acquiert une maison à Digne-les-Bains, qu’elle agrandit et baptise Samten Dzong, « forteresse de la méditation », sans doute le premier ermitage lamaïste de France. Elle y écrit jusqu’à la fin de sa vie et y meurt à près de 101 ans, commandeur de la Légion d’honneur.
Une initiée de la maçonnerie mixte

Alexandra David-Néel est initiée à la franc-maçonnerie mixte à la fin du XIXe siècle et fréquente le Droit humain à Paris. Selon Marie-Madeleine Peyronnet, elle parvient au 30e degré. La date exacte de son initiation et les éventuelles fonctions qu’elle exerça ne sont pas précisées.
L’article signale que certains ouvrages la confondent à tort avec une Louise David de la Grande Loge symbolique écossaise – Droit humain : l’archive invoquée concerne en réalité une « Louise Guéranger, veuve David ».
Principales œuvres
- Pour la vie, 1898
- Le Féminisme rationnel, 1909
- Voyage d’une Parisienne à Lhassa, 1927
- Mystiques et Magiciens du Tibet, 1929
- Initiations lamaïques, 1930
- La Vie surhumaine de Guésar de Ling, 1931
- Le Bouddhisme : ses doctrines et ses méthodes, 1939
- Immortalité et Réincarnation, 1961
Une pionnière de la maçonnerie féminine
Alexandra David-Néel appartient à la première génération de femmes initiées en France, au moment où la maçonnerie mixte du Droit humain ouvrait les loges aux femmes. Exploratrice, féministe et chercheuse de spiritualités, elle incarne la quête initiatique au sens le plus large et demeure l’une des figures les plus souvent associées à l’histoire de la franc-maçonnerie féminine et mixte.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Alexandra David-Néel.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Hauts Grades Supérieurs au troisième degré.

