François-Xavier Cattiaux (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

François-Xavier Cattiaux, né à Haynecourt (Nord) le 14 octobre 1821 et mort à Paris le 27 août 1898, est un médecin et homme politique français. Officier de santé, militant démocrate-socialiste sous la Deuxième République, il devient conseiller municipal de Paris pour le quartier d’Amérique. Libre-penseur et radical-socialiste, il est initié en franc-maçonnerie en 1853, devient vénérable de la loge La Ligne droite et fonde un orphelinat maçonnique.

D’un village du Nord à la médecine

François-Xavier Cattiaux – portrait
Source : Wikimedia Commons – Marius – Public domain

Fils de journaliers, Adélaïde Pezé et Jean-Baptiste Cattiaux, François-Xavier Cattiaux naît à Haynecourt, près de Cambrai. Employé d’abord dans une maison de commerce, il entreprend ensuite des études de médecine à Paris et devient officier de santé en 1845.

Installé à Gouzeaucourt sous la Deuxième République, il s’engage comme militant républicain démocrate-socialiste, mène campagne pour les législatives de 1849 dans le Nord et fonde une bibliothèque populaire et des sociétés de secours mutuels.

L’épreuve du coup d’État et l’installation à Belleville

Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il est arrêté et détenu plusieurs jours à la citadelle de Cambrai, avant d’être libéré grâce au docteur Ruelle. Il s’établit ensuite à Belleville, où il exerce la médecine.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il est nommé chirurgien-major du 114e bataillon et organise des ambulances durant les deux sièges de Paris.

Un élu radical du quartier d’Amérique

Battu en 1876, il est élu conseiller municipal de Paris pour le quartier d’Amérique le 6 janvier 1878, puis réélu en 1881, 1884, 1887 et 1890, avant d’être battu en 1893. Au conseil, il préside la commission de bienfaisance et s’intéresse à l’assistance publique, notamment aux crèches.

Candidat radical-socialiste aux législatives de 1889 dans le 19e arrondissement, il n’est pas élu. En 1887, il cosigne le manifeste du groupe autonomiste-socialiste. Militant de la laïcisation des écoles et des hospices, il fonde et préside en 1878 la Société laïque d’appui fraternel.

Le vénérable de La Ligne droite

François-Xavier Cattiaux est initié en franc-maçonnerie en 1853. Une revue maçonnique de 1860, L’Initiation ancienne et moderne, le mentionne comme vénérable de la loge La Ligne droite. Les sources consultées ne précisent pas son obédience ni ses grades au-delà de cette fonction.

Son engagement maçonnique rejoint son action sociale : il est le fondateur d’un orphelinat maçonnique, prolongement naturel de la solidarité qu’il pratiquait comme médecin et comme élu.

Un frère de la République sociale

Libre-penseur et anticlérical, mort à son domicile de la rue Albouy et inhumé civilement au Père-Lachaise, Cattiaux incarne ces maçons du XIXe siècle pour qui la loge, la mutualité, l’assistance laïque et le mandat municipal formaient un même combat. Son parcours, du militantisme de 1848 au conseil municipal de la Troisième République, éclaire l’ancrage républicain et social de la maçonnerie parisienne.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à François-Xavier Cattiaux.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Sautoir de Vénérable Maître, Initiation, Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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