À la Maison Maria Deraismes, l’Europe au défi de sa résilience

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Samedi 3 octobre 2026, la Maison Maria Deraismes, siège de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, accueillait à Paris la conférence publique « Résilience européenne – Comment l’Europe se relève-t-elle de ses crises pour construire son avenir ? », proposée par la Commission Europe de la Fédération française du DROIT HUMAIN sous l’égide de l’Alliance Maçonnique Européenne.

450.fm était présent dans un Grand Temple quasiment plein, tandis que plus d’une cinquantaine de Frères et de Sœurs suivaient simultanément les échanges en webinaire et ne manquèrent pas d’interroger les différents intervenants. Géopolitique, défense, migrations, santé : quatre approches pour une interrogation qui les dépassait toutes, celle d’une Europe appelée non seulement à résister aux crises mais à comprendre ce qu’elle entend préserver, transformer et transmettre.

Il est des lieux qui donnent d’emblée une autre profondeur aux paroles que l’on y prononce.

La Maison Maria Deraismes, au 9 rue Pinel, à Paris dans le 13e arrondissement, appartient incontestablement à ceux-là. 450.fm avait déjà consacré un « Lieu symbolique » à cette maison et à ses vitrines patrimoniales où le mobilier de Maria Deraismes, sa déclaration de principes et son testament philosophique rappellent combien l’histoire maçonnique peut parfois rencontrer l’histoire tout court et contribuer à la déplacer. Ce samedi, l’Europe venait en quelque sorte prendre place sous ce regard. L’événement, officiellement annoncé de 15 heures à 18 heures, était organisé par la Commission Europe de la Fédération française du DROIT HUMAIN et placé sous l’égide de l’Alliance Maçonnique Européenne.

Une Europe interrogée depuis un lieu de mémoire et d’émancipation

Le symbole n’était pas mince. Maria Deraismes appartient à ces personnalités qui refusèrent de considérer les limites de leur temps comme des frontières définitives. Première femme initiée dans une Loge masculine en 1882, elle devait, avec Georges Martin, ouvrir quelques années plus tard la voie à une Franc-Maçonnerie véritablement mixte et internationale. LE DROIT HUMAIN demeure aujourd’hui l’héritier de cette audace fondatrice et revendique une Franc-Maçonnerie humaniste, inclusive, émancipatrice et cosmopolite, présente sur les cinq continents.

On comprendra dès lors que la question européenne ne pouvait être ici réduite à un débat de techniciens sur les institutions de Bruxelles. Elle touchait à quelque chose de beaucoup plus profond : comment continuer à bâtir du commun lorsque les guerres reviennent aux frontières, lorsque les migrations crispent les opinions, lorsque les dépendances industrielles et sanitaires deviennent des instruments de puissance, lorsque la désinformation fragilise les démocraties et que la tentation du repli gagne des sociétés inquiètes ?

Le Grand Temple était quasiment plein et cette affluence disait déjà combien le sujet avait trouvé son public. À cette assistance présente rue Pinel s’ajoutaient plus d’une cinquantaine de Frères et de Sœurs connectés en webinaire. Ils ne furent nullement des spectateurs lointains : leurs questions vinrent régulièrement rejoindre celles posées depuis la salle, donnant à la rencontre cette respiration particulière où la distance technique disparaissait derrière une véritable communauté de réflexion.

Maurice Leduc et Patrick Cauwert

La rencontre se tenait en présence de Maurice Leduc, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN, et de Patrick Cauwert, président de l’Alliance Maçonnique Européenne et Grand Maître du Grand Orient de Belgique. Ce dernier avait été porté à la présidence de l’AME quelques semaines auparavant.

Droit Humain Rue Pinel (Paris)

LE DROIT HUMAIN, faire entrer les questions de la cité dans le Temple

Il faut ici rendre hommage à la Fédération française du DROIT HUMAIN et à sa Commission Europe pour avoir su placer au cœur du débat maçonnique l’une des questions majeures de notre temps. Car cette conférence n’avait rien d’un exercice académique destiné à juxtaposer quelques savantes communications. Défense, souveraineté, Outre-mer, immigration, santé, dépendances stratégiques, démocratie : presque tous les grands bouleversements contemporains venaient se croiser sous un mot devenu omniprésent, celui de « résilience ».

C’est l’une des forces du DROIT HUMAIN que de ne jamais considérer le Temple comme un espace retranché du monde.

L’initiation y conserve naturellement sa dimension intérieure, symbolique et rituelle, mais cette transformation de soi n’aurait guère de sens si elle conduisait à détourner le regard de la cité. L’humanisme maçonnique dont se réclame l’Ordre prend précisément sa mesure lorsqu’il accepte d’affronter les complexités du présent sans les enfermer dans des slogans, lorsqu’il confronte les principes universels aux difficultés du réel et lorsqu’il refuse de choisir entre la profondeur initiatique et la responsabilité citoyenne.

Maurice Leduc

C’est dans cet esprit que Maurice Leduc, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN, ouvrit la rencontre en souhaitant la bienvenue à une assistance venue particulièrement nombreuse. Après avoir rappelé l’histoire singulière de la Maison Maria Deraismes et cette aventure commencée lorsque Maria Deraismes, initiée en 1882, puis Georges Martin contribuèrent à faire naître en 1893 une Franc-Maçonnerie mixte appelée à devenir l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, il replaça immédiatement la conférence dans les inquiétudes de notre temps. Guerre aux frontières de l’Europe, fragilisation des démocraties et de l’État de droit, multiplication des tensions internationales : autant de défis qui conduisent à s’interroger sur la capacité du continent à affronter les crises des années et peut-être des décennies à venir. Avec une question volontairement ouverte, il invita également à réfléchir à ce qui pourrait constituer à la fois la richesse et la difficulté de l’Europe : cette pluralité d’États souverains qui doivent apprendre à faire œuvre commune. Il remercia enfin chaleureusement Patrick Cauwert, les organisateurs et les quatre intervenants d’avoir accepté de confronter leurs expertises autour d’une problématique dont l’actualité n’avait nul besoin d’être démontrée.

Patrick Cauwert

Patrick Cauwert plaça ensuite très justement le débat sur le terrain de la responsabilité maçonnique. Il ne revient pas aux Francs-Maçons, rappela-t-il en substance, de dicter des solutions politiques, mais leur parole possède une responsabilité particulière lorsqu’il s’agit de rappeler certaines exigences essentielles : liberté de conscience, dignité humaine, démocratie, solidarité, laïcité et refus des discriminations. L’Europe, souligna-t-il, ne saurait être seulement un marché, une monnaie ou une addition de règlements : elle doit demeurer un projet humain dans lequel des femmes et des hommes différents acceptent de construire un avenir commun.

Cette double ouverture donnait le ton de l’après-midi.

Maurice Leduc avait posé l’interrogation devant les vulnérabilités du continent ; Patrick Cauwert en rappelait l’horizon humaniste. Dès lors, la question ne serait jamais seulement : « L’Europe est-elle assez forte ? », mais aussi, et peut-être surtout : « Pour quoi voulons-nous qu’elle le soit ? »

Une animation remarquable, attentive aux paroles comme aux questions

Évelyne Doumbé

Une telle rencontre doit beaucoup à celles et ceux qui la conçoivent, l’organisent et permettent ensuite à la parole de circuler. Il convient donc d’adresser des remerciements particulièrement chaleureux à toute l’équipe de la Commission Europe de la Fédération française du DROIT HUMAIN, dont le travail avait manifestement été préparé avec soin, et de saluer tout particulièrement notre Très Chère Sœur Éveline Doumbé, qui assura l’animation et la conduite des échanges avec une attention remarquable.

L’exercice était moins simple qu’il n’y paraît

Il fallait faire dialoguer quatre univers intellectuels très différents sans transformer l’après-midi en succession de conférences étanches ; respecter des temps de parole nécessairement contraints sans appauvrir les sujets ; introduire les questions du Temple comme celles venues du webinaire ; relancer les intervenants lorsqu’une précision devenait nécessaire, tout en conservant le fil conducteur de la résilience européenne. Évelyne Doumbé sut accomplir ce travail de médiation avec précision, disponibilité et cette discrétion efficace qui permet à l’animateur de maintenir le rythme sans jamais prendre la place de ceux qu’il invite à s’exprimer.

La rencontre avait d’ailleurs été conçue dans un esprit d’échange très concret : après un propos liminaire de chaque intervenant, le public était invité à prendre part au dialogue, les discussions devant ensuite se prolonger, dans une tonalité plus fraternelle, autour du verre de l’amitié.

C’est aussi cela qui fit la réussite de la rencontre

Les intervenants n’étaient pas venus déposer des certitudes devant un auditoire silencieux. Ils furent interrogés, parfois poussés jusque dans les zones les plus sensibles de leurs analyses, et les questions du public constituèrent une véritable seconde respiration de chaque séquence.

Les Outre-mer : lorsque la périphérie révèle le centre

Le premier regard fut celui de Fred Constant, professeur des universités, haut fonctionnaire et ancien ambassadeur, appelé à interroger le rôle géopolitique des Outre-mer européens. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il donna de la résilience une définition particulièrement féconde : la capacité d’une organisation à encaisser un choc, à y faire face mais surtout à s’en relever avec une autonomie renforcée.

Fred Constant

Cette précision sémantique n’était pas anodine. La résilience ne consiste donc pas simplement à remettre debout ce qui est tombé ; elle suppose qu’une transformation ait eu lieu. Pour le Franc-Maçon, habitué à penser le passage, l’épreuve et la reconstruction, l’écho symbolique paraît presque naturel : ce qui ressort intact d’une crise n’en a peut-être rien appris.

Fred Constant invita ensuite l’auditoire à regarder une carte européenne beaucoup plus vaste que celle que nous gardons communément en tête. Le Groenland et ses minerais critiques, les routes maritimes que le bouleversement climatique peut modifier, la Guyane et le Centre spatial de Kourou, les ressources océaniques, la biodiversité et l’immensité des espaces maritimes replacent les territoires ultramarins au centre d’enjeux stratégiques que leur éloignement géographique avait longtemps contribué à dissimuler.

Dans cette perspective, la Guyane devient par exemple une composante de la souveraineté spatiale européenne, tandis que le Groenland cristallise à lui seul ressources minérales, routes arctiques, environnement et compétition des puissances. L’Europe découvre que certaines de ses marges sont peut-être, en réalité, quelques-uns de ses centres stratégiques.

Les premières questions du public portèrent logiquement sur l’exploitation des ressources sous-marines, le permafrost et les conséquences environnementales de l’accès aux richesses du sous-sol. Une interrogation venue de la visioconférence porta également sur la réponse européenne en cas de menace contre un territoire ultramarin. Les périphéries avaient cessé, en quelques minutes, d’être périphériques.

De l’Europe protégée à l’Europe résiliente

Avec le colonel Nicolas Meunier, la réflexion entra dans un domaine où le vocabulaire de la résilience prend aujourd’hui une gravité nouvelle. Le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen a brutalement refermé la parenthèse durant laquelle nos sociétés pouvaient imaginer la paix comme l’état presque naturel de l’Europe.

Colonel Nicolas Meunier

La défense, montra-t-il, ne saurait pourtant être limitée au militaire. Déplacer des hommes et des matériels suppose des routes, des ponts, des voies ferrées, des réseaux électriques, des télécommunications, une industrie, des infrastructures numériques et des chaînes logistiques capables de résister aux perturbations. La frontière entre résilience civile et résilience militaire devient ainsi particulièrement poreuse.

Le colonel Meunier insista notamment sur la protection européenne des infrastructures critiques, sur la profondeur industrielle nécessaire dans une guerre de haute intensité, mais également sur les difficultés résultant encore de la fragmentation des matériels européens. Il évoqua aussi la recherche d’une meilleure « mobilité militaire » à travers le continent, condition indispensable d’une capacité de réaction crédible.

L’un des points les plus intéressants fut toutefois celui où le propos militaire rejoignit le civique. Une société résiliente ne protège pas seulement ses centrales, ses hôpitaux, ses voies ferrées ou ses systèmes informatiques ; elle doit également préserver l’intégrité de son débat démocratique. Les ingérences numériques étrangères, les attaques informationnelles et la manipulation par les réseaux sociaux sont devenues elles aussi des armes susceptibles de fragiliser une société sans qu’un seul char n’ait franchi ses frontières.

Pour le Maçon, l’avertissement prend un relief singulier.

Que devient la liberté de conscience si les moyens de la former sont continuellement contaminés par la manipulation ? La défense de la cité rejoint alors l’exercice du discernement, et la vieille exigence initiatique consistant à séparer, examiner, confronter et comprendre retrouve une actualité presque brûlante.

Catherine Wihtol de Wenden

Les migrations, miroir des contradictions européennes

La troisième intervention, confiée à Catherine Wihtol de Wenden, politiste, juriste et directrice de recherche émérite au CNRS, porta sur les migrations, sujet où les passions politiques ont souvent tendance à précéder l’analyse.

Elle rappela combien les mouvements migratoires appartiennent depuis longtemps à l’histoire européenne et combien les transformations démographiques, économiques et géopolitiques obligent désormais les sociétés européennes à regarder une réalité qu’elles peinent encore à reconnaître pleinement : l’Europe est devenue un continent d’immigration et d’installation, tout en continuant souvent à se penser comme si cette évolution n’avait pas eu lieu.

Flux migratoires

Ce paradoxe traverse nombre de politiques nationales. Des gouvernements peuvent tenir des discours extrêmement restrictifs tout en organisant parallèlement l’arrivée ou la régularisation de travailleurs devenus indispensables dans certains secteurs. Derrière les proclamations demeure donc une réalité faite de vieillissement démographique, de besoins économiques, de mobilité et de profondes inégalités dans l’accès au déplacement.

La question migratoire constitue également une épreuve de solidarité entre Européens eux-mêmes. Le poids supporté par les États méditerranéens, la persistance de certaines logiques issues du règlement de Dublin et l’externalisation d’une part croissante du contrôle des frontières nourrissent des tensions entre pays du Nord et du Sud.

Une question particulièrement précise venue du webinaire porta ainsi sur le Pacte européen sur la migration et l’asile : corrige-t-il réellement les déséquilibres anciens ou institutionnalise-t-il surtout davantage la dissuasion et l’externalisation ? Là encore, la conférence prenait tout son sens : la résilience ne peut être seulement le moyen de protéger ce qui existe ; elle oblige à se demander si ce que l’on protège demeure conforme aux valeurs dont on se réclame.

La santé : lorsque la solidarité devient souveraineté

La dernière intervention, celle du docteur Catherine Amalric, ancienne députée européenne et pharmacien des hôpitaux, montra peut-être avec la plus grande évidence combien les frontières nationales deviennent insuffisantes dès lors que le risque change d’échelle.

Docteur Catherine Amalric

La santé, expliqua-t-elle, appartient désormais pleinement à la géopolitique. Le médicament peut devenir une arme de puissance et de dépendance comme l’énergie ou l’armement, et la crise sanitaire a révélé brutalement les vulnérabilités européennes en matière d’approvisionnement, de production et de coordination.

La pandémie de Covid-19 constitue à cet égard un cas presque exemplaire de résilience. Elle commença par dévoiler une impréparation manifeste et une coordination insuffisante entre les États, avant de provoquer une réaction commune : transferts de patients, coopération transfrontalière, achats conjoints de vaccins, renforcement des structures européennes et mise en place de nouveaux instruments destinés à préparer les crises futures.

Ce passage de la vulnérabilité à la coopération résume à lui seul une grande partie de l’après-midi. La crise révèle la faiblesse, mais elle peut aussi contraindre à inventer ce que le temps ordinaire n’avait pas permis de construire.

UE évolution des compromis

Une question du public sur les systèmes de protection sociale montra cependant immédiatement les limites de l’intégration européenne : la santé demeure très largement liée aux souverainetés nationales, alors même que les malades, les virus, les médicaments, la recherche scientifique et les pénuries ignorent largement ces frontières.

La solidarité, pierre d’angle de la résilience

Lorsque vint le temps de conclure, les différentes voies empruntées durant l’après-midi finirent par converger. Que serait une Europe véritablement résiliente ? Comment éviter que l’accent légitimement placé sur la sécurité et la défense militaire ne relègue à l’arrière-plan la résilience sociale, sanitaire, démocratique ou civile ?

Un mot s’imposa : solidarité. Mais pas la solidarité comme formule rituelle ou déclaration généreuse. Une solidarité transformée en politiques tangibles, en institutions, en coopération effective et en capacité de décider ensemble lorsque l’épreuve survient. L’un des intervenants le formula clairement : plus l’Union parviendra à convertir cette valeur en politique commune réelle, plus sa résilience sera forte.

C’est sans doute là que cette rencontre organisée par le DROIT HUMAIN prenait sa véritable dimension maçonnique.

La Fraternité n’est pas seulement le sentiment agréable d’appartenir à une communauté ; elle constitue une discipline du lien. Elle demande de reconnaître que la vulnérabilité de l’autre finit toujours, d’une manière ou d’une autre, par devenir la nôtre et qu’un édifice dont une partie se fissure ne peut longtemps prétendre que le reste de la construction demeure intact.

De Maria Deraismes à l’Europe : poursuivre le Temple inachevé

Il y avait enfin quelque chose de profondément juste à terminer cette réflexion dans la Maison qui porte le nom de Maria Deraismes. Le DROIT HUMAIN rappelle d’elle cette parole : « Je vous laisse le Temple inachevé, poursuivez, entre ses Colonnes, le Droit de l’Humanité. » Toute l’après-midi semblait pouvoir être relue à la lumière de cette injonction. Le Temple reste inachevé parce que l’humanité elle-même demeure en devenir. L’Europe également. La considérer comme une œuvre achevée reviendrait à la condamner à l’immobilité au moment même où les crises obligent à tout repenser : ses dépendances, sa défense, ses solidarités, sa démographie, son rapport aux migrations, sa souveraineté sanitaire et jusqu’à sa capacité à préserver l’espace démocratique.

Anne Amis

Les organisateurs invitèrent d’ailleurs les participants à ne pas laisser les réflexions entendues enfermées entre les murs du Temple mais à les porter au-dehors, afin que chacun devienne à son tour témoin et vecteur de cette prise de conscience. Notre TCS Anne Amis, communicante du DROIT HUMAIN, précise que la conférence a été enregistrée et sa mise à disposition sur la chaîne YouTube et le site public de la Fédération française du DROIT HUMAIN à l’issue de la rencontre.

Patrick Cauwert

Il faut donc remercier sincèrement Maurice Leduc, Patrick Cauwert, la Commission Europe, l’ensemble des organisateurs et bénévoles, les quatre intervenants, ainsi que notre Très Chère Sœur Évelyne Doumbé, dont l’animation attentive et maîtrisée contribua très largement à la qualité des échanges. Il faut aussi féliciter le DROIT HUMAIN d’avoir choisi d’ouvrir aussi largement ses portes à une problématique qui se situe au cœur des interrogations contemporaines, démontrant une nouvelle fois que le travail initiatique ne saurait être dissocié du souci de l’Homme et du devenir de la cité.

Car la résilience, finalement, n’est peut-être pas l’art de reconstruire obstinément ce qui existait avant le choc. Elle est cette capacité plus exigeante qui consiste à traverser l’épreuve, à en recevoir l’enseignement et à bâtir autrement. Ce que le Franc-Maçon apprend symboliquement de la pierre, l’Europe doit aujourd’hui l’apprendre de ses crises : toute construction appelée à durer exige que l’on sache reconnaître ses failles, reprendre l’ouvrage et poursuivre, inlassablement, le Temple inachevé.

Photos © Anne Amis ; Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

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Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti est directeur de la rédaction de 450.fm. Chroniqueur littéraire, animé par sa maxime « Élever l’Homme, éclairer l’Humanité », il a siégé au bureau de l’Institut Maçonnique de France, est médiateur culturel au musée de la franc-maçonnerie, directeur de collection chez des éditeurs maçonniques et auteur de plusieurs ouvrages maçonniques. Il contribue notamment à des revues telles que « La Chaîne d’Union » du Grand Orient de France, « Chemins de traverse » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, et « Le Compagnonnage » de l’Union Compagnonnique. Il a également été commissaire général des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, qu’il a initiées.

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