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Source principale : Manuel Luiz Figueiroa, « Maçonaria e Religião: entre a divergência histórica e a construção do diálogo », Só Sergipe, 6 septembre 2026.
Depuis près de trois siècles, les relations entre la Franc-Maçonnerie et certaines institutions religieuses, au premier rang desquelles l’Église catholique romaine, sont traversées de condamnations, de soupçons et d’incompréhensions.
Dans un article publié le 6 septembre 2026 par le média brésilien Só Sergipe, le Franc-Maçon Manuel Luiz Figueiroa propose pourtant de déplacer le regard : non plus chercher à savoir lequel des deux camps devrait l’emporter, mais se demander comment des convictions irréductibles peuvent cohabiter sans renoncer au dialogue. Une question qui, du Brésil à la France, touche au cœur même de la liberté de conscience.
Le titre possède déjà quelque chose d’un programme maçonnique : « Maçonaria e Religião: entre a divergência histórica e a construção do diálogo » – « Franc-Maçonnerie et religion : entre divergence historique et construction du dialogue ». Publié le 6 septembre 2026 dans la rubrique Domingo em Desbaste du site brésilien Só Sergipe, le texte est signé Manuel Luiz Figueiroa, Maître Maçon de la Loge Clodomir Silva et secrétaire à l’Éducation et à la Culture du Grande Oriente do Brasil – Sergipe.
Le mot choisi pour cette rubrique, desbaste, mérite presque à lui seul que l’on s’y arrête.
En portugais maçonnique, il évoque le dégrossissage, ce travail patient par lequel la pierre perd ses aspérités. Il convient admirablement au sujet. Car entre religions et Franc-Maçonnerie, les aspérités ne manquent pas ; elles ont même été parfois aiguisées par l’histoire jusqu’à devenir des arêtes coupantes. Figueiroa ne prétend pas les faire disparaître. Il propose quelque chose de plus réaliste et peut-être de plus initiatique : apprendre à construire avec elles.
Une vieille querelle que trois siècles n’ont pas éteinte
L’auteur brésilien rappelle que l’opposition à la Franc-Maçonnerie ne se limite pas au catholicisme. Certaines Églises orthodoxes, plusieurs courants protestants évangéliques, les Témoins de Jéhovah ou encore différentes autorités musulmanes ont exprimé, selon les lieux et les époques, des réserves ou des condamnations à l’égard de l’appartenance maçonnique. À l’inverse, d’autres univers religieux ne connaissent pas d’interdiction institutionnelle générale comparable.
Mais c’est évidemment le conflit entre Rome et la Franc-Maçonnerie qui occupe le centre de cette longue histoire occidentale.
Clement_XII
Depuis In eminenti apostolatus specula de Clément XII en 1738, les condamnations pontificales se sont succédé. Elles traversent les pontificats et les bouleversements politiques européens jusqu’à la célèbre encyclique Humanum genus de Léon XIII, publiée le 20 avril 1884. Le vocabulaire employé alors ne laisse guère de place au compromis : Léon XIII oppose deux camps spirituels et présente la Franc-Maçonnerie comme porteuse d’un naturalisme susceptible de substituer une organisation sociale nouvelle à l’ordre chrétien traditionnel.
On mesure ici combien le contentieux fut tout autant théologique que politique et philosophique. La question maçonnique s’inscrivait dans la grande mutation née des Lumières, des révolutions européennes, de la sécularisation progressive des sociétés, de la liberté philosophique et de l’émancipation de l’État à l’égard de l’autorité ecclésiastique. Derrière l’affrontement entre soutane et tablier se jouait finalement une interrogation beaucoup plus vaste : où réside l’autorité capable de dire le vrai, le juste et le bien ?
Vatican vs Franc-maçonnerie
À l’Église fondant la vérité sur la Révélation et le magistère répondait un univers maçonnique pluriel valorisant, selon ses courants, la raison, la tradition initiatique, la recherche personnelle, la tolérance ou la liberté de conscience. Ce sont deux architectures intellectuelles qui se sont parfois regardées comme si chacune menaçait les fondations de l’autre.
Rome n’a pas levé l’interdit
Il serait néanmoins historiquement faux de laisser entendre que le concile Vatican II aurait mis fin à cette incompatibilité.
Drapeau du Vatican
Certes, avec Dignitatis humanae, promulguée le 7 décembre 1965, l’Église catholique affirme solennellement que la personne humaine possède un droit à la liberté religieuse, qu’aucun homme ne doit être contraint d’agir contre sa conscience et que cette liberté doit être reconnue dans l’ordre juridique de la société.
Le changement de climat est considérable ; la condamnation maçonnique, elle, demeure.
Le 26 novembre 1983, alors que le nouveau Code de droit canonique ne mentionne plus explicitement la Franc-Maçonnerie, la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger, dissipe toute ambiguïté : le jugement négatif de l’Église reste inchangé, les principes maçonniques étant toujours considérés comme incompatibles avec sa doctrine. Le texte précise même que les catholiques appartenant à une association maçonnique se trouvent en état de péché grave et ne peuvent recevoir la communion.
Quarante ans plus tard, le 13 novembre 2023, le Dicastère pour la doctrine de la foi confirmait encore cette position en réponse à Mgr Julito Cortes, évêque de Dumaguete aux Philippines, inquiet de l’augmentation du nombre de catholiques fréquentant les Loges. Cette réponse, approuvée par le pape François, réaffirmait l’incompatibilité doctrinale.
Sur ce point au moins, les choses sont donc claires : le dialogue éventuel ne saurait être confondu avec une réconciliation doctrinale qui, aujourd’hui, n’existe pas.
Mais de quelle Franc-Maçonnerie parle-t-on ?
C’est ici que la lecture française doit apporter une nuance essentielle à l’article brésilien.
Parler de « la Franc-Maçonnerie » comme d’un bloc homogène conduit presque inévitablement à l’impasse.
Le Grande Oriente do Brasil, auquel appartient Manuel Luiz Figueiroa, se présente comme une institution philosophique, philanthropique, éducative et progressiste ; il affirme explicitement que la Franc-Maçonnerie n’est pas une religion tout en exigeant de ses membres la croyance en un principe créateur, le Grand Architecte de l’Univers.
La tradition maçonnique anglaise affirme elle aussi très nettement que la Maçonnerie n’est « ni une religion ni un substitut à la religion », tout en exigeant la croyance en un Être suprême et en interdisant les discussions religieuses et politiques en Loge.
La réalité française offre un autre paysage encore. Le Grand Orient de France proclame pour sa part la liberté absolue de conscience, considère les conceptions métaphysiques comme relevant exclusivement de l’appréciation individuelle de chacun de ses membres et se refuse à toute affirmation dogmatique.
Entre ces approches existe donc une différence considérable
Certaines Maçonneries se veulent déistes ou spiritualistes ; d’autres admettent croyants, agnostiques et athées ; certaines placent un Volume de la Loi Sacrée ouvert sur l’autel des serments ; d’autres considèrent que la conscience humaine constitue elle-même l’espace souverain où chacun doit chercher sa vérité.
Dès lors, condamner « la Franc-Maçonnerie » sans distinguer ses Obédiences, ses rites, ses histoires nationales et ses conceptions de la transcendance revient parfois à vouloir décrire une cathédrale en n’en regardant qu’une seule pierre.
La Maçonnerie n’est pas une Église
Il demeure pourtant une idée commune à ces sensibilités : la démarche maçonnique ne prétend généralement pas apporter un salut surnaturel, administrer des sacrements ou révéler une vérité théologique définitive.
Le Temple maçonnique utilise certes abondamment un vocabulaire emprunté aux religions : lumière, initiation, mort symbolique, renaissance, temple, parole perdue, alliance, serment, Orient. Il puise dans la Bible, les traditions antiques, l’hermétisme, les métiers de bâtisseurs et tout un patrimoine symbolique dont la dimension spirituelle serait absurde à nier.
Mais le symbole n’est pas le dogme.
Le symbole ouvre ; le dogme définit. Le symbole interroge ; la doctrine religieuse affirme. Le symbole maçonnique n’exige pas nécessairement que tous ceux qui le contemplent lui donnent la même signification. Le pavé mosaïque demeure noir et blanc précisément parce que l’initié apprend à cheminer dans un monde où la réalité ne se réduit jamais à une couleur unique.
C’est peut-être là que réside à la fois la proximité apparente entre religion et Maçonnerie et la source profonde de leur divergence.
Ne plus dresser des murailles, mais construire des ponts
Manuel Luiz Figueiroa déplace alors son raisonnement vers un terrain particulièrement fécond. Plutôt que de concevoir le renforcement de la Franc-Maçonnerie comme un moyen de résister aux religions ou de les affronter, il invite à rechercher la crédibilité dans les œuvres, la culture, l’éducation, la philanthropie et la transparence. « Le véritable prestige », écrit-il en substance, naît davantage de la crédibilité des actes que de l’expansion de l’influence.
Il propose plusieurs pierres pour édifier ce pont : respect de l’autonomie de chacun, dialogue permanent, coopération autour de causes communes, transparence et culture de la tolérance. Dignité humaine, justice, solidarité, éducation, paix ou lutte contre la pauvreté constituent autant de territoires où croyants, non-croyants et Francs-Maçons peuvent agir ensemble sans avoir à abolir leurs désaccords.
La proposition mérite d’être entendue car elle évite deux écueils symétriques : l’anticléricalisme sommaire qui réduirait toute religion à l’obscurantisme et l’antimaçonnisme qui continue parfois à présenter les Loges comme les officines clandestines d’une contre-religion universelle.
Dialoguer ne signifie pas fusionner.
Dans un Temple, les deux colonnes ne deviennent jamais une seule colonne. C’est précisément parce qu’elles demeurent distinctes qu’un passage peut s’ouvrir entre elles.
La liberté de conscience comme terrain commun
Pour un lecteur français, la réflexion conduit naturellement à la laïcité. Non pas une laïcité militante transformée à son tour en croyance de substitution, mais celle qui garantit à chacun le droit de croire, de ne pas croire, de changer de religion, de pratiquer un culte ou de poursuivre une démarche philosophique.
Paradoxalement, croyants et Francs-Maçons pourraient retrouver là un espace commun : non pas celui de la vérité théologique, sur laquelle ils peuvent légitimement diverger, mais celui de la dignité de la conscience humaine.
Le Franc-Maçon n’a nul besoin que le catholique renonce à l’Évangile pour travailler avec lui au soulagement de la misère ; le catholique n’a pas besoin de reconnaître la validité de l’initiation maçonnique pour défendre avec un Franc-Maçon la dignité d’une personne persécutée. Le juif, le musulman, le bouddhiste, l’agnostique ou l’athée peuvent se retrouver autour de la même table civique sans que cette table devienne un autel commun.
C’est probablement là que l’article venu de Sergipe prend une dimension universelle.
Armes de la Cité du Vatican
Depuis trois siècles, Franc-Maçonnerie et religions ont trop souvent cherché à savoir qui possédait la lumière. Peut-être le temps est-il venu d’accepter que la lumière n’abolit pas les différences ; elle permet seulement de mieux les voir.
Il suffit qu’elles puissent, après avoir été patiemment travaillées, prendre place ensemble dans l’édifice humain.
In Eminenti
Source principale : Manuel Luiz Figueiroa, « Maçonaria e Religião: entre a divergência histórica e a construção do diálogo », Só Sergipe, 6 septembre 2026.
Sources complémentaires : Léon XIII, Humanum genus, 20 avril 1884 ; Concile Vatican II, Dignitatis humanae, 7 décembre 1965 ; Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration sur les associations maçonniques, 26 novembre 1983 ; Dicastère pour la doctrine de la foi, réponse à Mgr Julito Cortes, 13 novembre 2023 ; Grande Oriente do Brasil ; United Grand Lodge of England ; Grand Orient de France.
@ Routart,
Je ne partage pas cette lecture. Dire qu’il n’y aurait jamais eu de problèmes avec les religions, mais uniquement avec les Églises, revient à opposer artificiellement les croyances aux institutions qui les organisent et les interprètent. Les Églises sont des institutions humaines, certes, mais elles parlent au nom d’une religion, en transmettent les dogmes et en fixent les règles.
L’histoire montre donc que les conflits ont pu concerner à la fois les institutions religieuses, les doctrines, les dogmes et les exclusions qu’elles ont légitimées.
La distinction entre religion et Église est utile, mais elle ne permet pas d’exonérer les systèmes religieux de toute responsabilité historique.
Le cas du Grand Prieuré des Gaules (GPDG) et du Rite/Régime Écossais Rectifié illustre d’ailleurs cette difficulté.
Le quatrième grade de Maître Écossais de Saint-André (MESA) s’inscrit explicitement dans un rite chrétien et ses textes traditionnels excluent les juifs, les musulmans ainsi que ceux qui ne professent pas la religion chrétienne.
Ce n’est donc pas seulement une question d’Église ou d’organisation : la condition d’appartenance repose bien sur un critère religieux et confessionnel.
On peut naturellement défendre la liberté d’une association de fixer ses propres conditions d’admission.
Mais on ne peut pas, dans le même temps, nier le caractère religieux de ces conditions ni les effets d’exclusion qu’elles produisent.
La nuance consiste à ne pas confondre tous les croyants avec les institutions religieuses, non à prétendre que les religions n’ont jamais été en cause.
Croire en Dieu, confesser sa foi, adhérer à une église ou affirmer son athéisme, tout cela est bien évidemment sous tendu par des positions dogmatiques mais aussi l’expression de la plus totale liberté de conscience .
Je suis lassé de l’entretien de cette inutile et clivante querelle…
Malheureusement, on pourra toujours verser des litres d’encre sur le papier, toute institution, politique ou religieuse, qui est persuadée de détenir seule la vérité, et utilise son pouvoir pour manipuler et dominer les Hommes, s’opposera à l’idéal de liberté qui est au cœur des principes de la Franc-maçonnerie, quelle que soit la façon dont celle-ci aborde les questions spirituelles.
Je crains que nous devions en prendre notre parti.
Heureusement, pour le maçon chrétien, même si telle ou telle Eglise prétend que nos valeurs sont incompatibles avec les siennes, j’ai pu constater qu’elles étaient parfaitement conformes au message évangélique. Et c’est de loin le plus important. Comme on dit, Dieu reconnaîtra les siens.
Quelques pistes mon cher Indigné,
-Universalisme unitarien : liberté de conscience, absence de dogme imposé, pluralité des sources spirituelles et philosophiques. Selon les communautés, la référence à Dieu peut être théiste, agnostique, humaniste ou athée. Certains groupes se définissent explicitement comme religieux mais non confessionnels.
-Bouddhisme : certaines formes, notamment le bouddhisme zen ou séculier, mettent l’accent sur l’expérience, la pratique de la méditation et l’examen personnel plutôt que sur la croyance en un Dieu créateur. Il ne faut cependant pas en conclure que tout le bouddhisme est dépourvu de doctrines ou de croyances.
-Taoïsme philosophique : il peut être compris comme une voie fondée sur l’harmonie avec le Tao, davantage que comme l’adhésion à un Dieu personnel. Mais le taoïsme religieux possède aussi des rites, des divinités et des traditions constituées.
-Quakerisme libéral ou non théiste : certains quakers privilégient le silence, la conscience individuelle et l’engagement éthique, sans imposer une profession de foi commune. Il existe même des courants de « quakers non théistes ».
-Religions humanistes : elles proposent des cérémonies, une communauté et une éthique sans référence nécessaire au surnaturel. Elles sont proches de l’humanisme séculier, mais toutes ne se présentent pas comme des religions.
À toi de jouer mon cher Indigné, j’attends ta réponse…
que le pape m’excommunie m’est complètement indifférent d’ailleurs j’ai fait retiré mon nom du registre des baptêmes pour ne pas que son église prétende me compter parmi ses fidèles. je vis tranquillement ma vie de mécréant sans croire aux balivernes évangéliques, ni aux autres qui se réfèrent à un GADLU. Perso j’attends le moment où la FM deviendra majeure et ignorera les structures religieuses.
G dit
Pierre d'Allergida, dont l'adhésion à la Franc-Maçonnerie remonte au début des années 1970, a occupé toutes les fonctions au sein de sa Respectable Loge Initialement attiré par les idéaux de fraternité, de liberté et d'égalité, il est aussi reconnu pour avoir modernisé les pratiques rituelles et encouragé le dialogue interconfessionnel. Il pratique le Rite Écossais Ancien et Accepté et en a gravi tous les degrés.
@ Routart,
Je ne partage pas cette lecture. Dire qu’il n’y aurait jamais eu de problèmes avec les religions, mais uniquement avec les Églises, revient à opposer artificiellement les croyances aux institutions qui les organisent et les interprètent. Les Églises sont des institutions humaines, certes, mais elles parlent au nom d’une religion, en transmettent les dogmes et en fixent les règles.
L’histoire montre donc que les conflits ont pu concerner à la fois les institutions religieuses, les doctrines, les dogmes et les exclusions qu’elles ont légitimées.
La distinction entre religion et Église est utile, mais elle ne permet pas d’exonérer les systèmes religieux de toute responsabilité historique.
Le cas du Grand Prieuré des Gaules (GPDG) et du Rite/Régime Écossais Rectifié illustre d’ailleurs cette difficulté.
Le quatrième grade de Maître Écossais de Saint-André (MESA) s’inscrit explicitement dans un rite chrétien et ses textes traditionnels excluent les juifs, les musulmans ainsi que ceux qui ne professent pas la religion chrétienne.
Ce n’est donc pas seulement une question d’Église ou d’organisation : la condition d’appartenance repose bien sur un critère religieux et confessionnel.
On peut naturellement défendre la liberté d’une association de fixer ses propres conditions d’admission.
Mais on ne peut pas, dans le même temps, nier le caractère religieux de ces conditions ni les effets d’exclusion qu’elles produisent.
La nuance consiste à ne pas confondre tous les croyants avec les institutions religieuses, non à prétendre que les religions n’ont jamais été en cause.
Croire en Dieu, confesser sa foi, adhérer à une église ou affirmer son athéisme, tout cela est bien évidemment sous tendu par des positions dogmatiques mais aussi l’expression de la plus totale liberté de conscience .
Je suis lassé de l’entretien de cette inutile et clivante querelle…
Malheureusement, on pourra toujours verser des litres d’encre sur le papier, toute institution, politique ou religieuse, qui est persuadée de détenir seule la vérité, et utilise son pouvoir pour manipuler et dominer les Hommes, s’opposera à l’idéal de liberté qui est au cœur des principes de la Franc-maçonnerie, quelle que soit la façon dont celle-ci aborde les questions spirituelles.
Je crains que nous devions en prendre notre parti.
Heureusement, pour le maçon chrétien, même si telle ou telle Eglise prétend que nos valeurs sont incompatibles avec les siennes, j’ai pu constater qu’elles étaient parfaitement conformes au message évangélique. Et c’est de loin le plus important. Comme on dit, Dieu reconnaîtra les siens.
Essayez de trouver une religion adogmatique…
Quelques pistes mon cher Indigné,
-Universalisme unitarien : liberté de conscience, absence de dogme imposé, pluralité des sources spirituelles et philosophiques. Selon les communautés, la référence à Dieu peut être théiste, agnostique, humaniste ou athée. Certains groupes se définissent explicitement comme religieux mais non confessionnels.
-Bouddhisme : certaines formes, notamment le bouddhisme zen ou séculier, mettent l’accent sur l’expérience, la pratique de la méditation et l’examen personnel plutôt que sur la croyance en un Dieu créateur. Il ne faut cependant pas en conclure que tout le bouddhisme est dépourvu de doctrines ou de croyances.
-Taoïsme philosophique : il peut être compris comme une voie fondée sur l’harmonie avec le Tao, davantage que comme l’adhésion à un Dieu personnel. Mais le taoïsme religieux possède aussi des rites, des divinités et des traditions constituées.
-Quakerisme libéral ou non théiste : certains quakers privilégient le silence, la conscience individuelle et l’engagement éthique, sans imposer une profession de foi commune. Il existe même des courants de « quakers non théistes ».
-Religions humanistes : elles proposent des cérémonies, une communauté et une éthique sans référence nécessaire au surnaturel. Elles sont proches de l’humanisme séculier, mais toutes ne se présentent pas comme des religions.
À toi de jouer mon cher Indigné, j’attends ta réponse…
que le pape m’excommunie m’est complètement indifférent d’ailleurs j’ai fait retiré mon nom du registre des baptêmes pour ne pas que son église prétende me compter parmi ses fidèles. je vis tranquillement ma vie de mécréant sans croire aux balivernes évangéliques, ni aux autres qui se réfèrent à un GADLU. Perso j’attends le moment où la FM deviendra majeure et ignorera les structures religieuses.
G dit
il n’y a jamais eu de problèmes avec les religions..
il y en a eu avec les églises
La différence est de taille…
Oui, je suis tout à fait d’accord. Ne pas confondre religions et églises…