jeu 22 janvier 2026 - 13:01

Le Rite Opératif de Salomon se penche sur son passé

« Causeries Initiatiques avec Jacques de La Personne ».

Éric de La Personne. Éditions Philomène Alchimie. 2025.

Le rite Opératif de Salomon, souvent abrégé en ROS, n’est pas le rite le plus connu de la franc-maçonnerie française. Je rencontre encore des frères et sœurs qui s’étonnent, dans les parvis, de mon tablier bleu roi et me questionnent sur ce fameux ROS qu’ils ne connaissent pas ou alors très vaguement. En revanche, celles et ceux qui le pratiquent, par exemple au sein de l’OITAR (Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, auquel j’appartiens) y sont souvent très attachés et ne voudraient en changer pour rien au monde.

De nombreux visiteurs d’autres obédiences repartent surpris par nos tenues : le ROS se distingue à plusieurs égards, notamment avec cette pratique de l’expression orale : les rituels sont lus, mais les travaux symboliques sont faits sans support écrit, à l’oral, ce qui confère aux échanges une spontanéité et une fraîcheur vivifiante.

Il existe peu d’ouvrages sur le ROS. La Soeur Laurence Sidersky avait publié un livre de témoignages sur les débuts de l’OITAR[1], devenu aujourd’hui un ouvrage de référence. J’ai ensuite écrit un ouvrage sur le Rite[2] en essayant de bien distinguer les emprunts du ROS au Rite français Groussier-Chevallier, ainsi que les enrichissements apportés par son principal rédacteur, Jacques de La Personne. Un autre ouvrage a été publié lors des cinquante ans de l’OITAR[3].

Aujourd’hui, son fils Éric de La Personne publie un ouvrage consacré à son père Jacques, intitulé « Causeries Initiatiques, Origine, philosophie, Pratique », aux éditions « Philomène Alchimie », et j’ai décidé de l’interroger à ce sujet. Nous nous connaissons bien tous les deux, nous avions mené ensemble une série d’entretiens de son père, il y a près de 20 ans maintenant, dont il s’est servi avec justesse pour son ouvrage ; il a été mon Vénérable et j’ai été le sien, n’attendez pas de moi que je sois objectif dans cet article : pour une fois la fraternité l’emportera sur la neutralité axiologique !

L’homme, le frère, le père

Didier : Parlons d’abord de ton père, Jacques, initié au GODF en 1959 et qui décide, alors qu’il est devenu vénérable de sa loge, de corriger le rite français qu’on lui a confié pour finalement le ré écrire en grande partie. Tu notes dans ton ouvrage :

« un homme à la croisée de l’érudition, de l’enseignement initiatique, et de l’élan créateur »

Éric de La Personne

Éric : Dans l’histoire de mon père, il y a un point central. Et ce point central, c’est son initiation en franc-maçonnerie. Tout part de là, mais tout arrive là aussi. Quand nous avons fait nos entretiens avec lui, je ne comprenais pas pourquoi il voulait revenir à son enfance, à sa période de jeunesse. En fait, c’était important parce que cela montrait comment il s’était constitué comme personnage : dans la solitude, dans la lecture. Il se disait autodidacte, mais il avait été beaucoup formé par sa mère, également par la bibliothèque familiale. Il avait fait des études à l’École des arts appliqués à l’industrie, qui existe toujours ; il avait donc un très bon niveau de formation. Mais il avait développé une autonomie dans la construction de son personnage intellectuel.

L’autre point, c’est le rapport à la mort. Il a côtoyé la mort par la maladie, dans l’enfance. Ensuite, adolescent, alors proche de la Résistance, il avait été poursuivi, par des Allemands, et pris sous leur feu, en lisière de la forêt de Compiègne. Et ensuite, comme jeune adulte, raflé et incarcéré à la prison de la Santé, il a échappé de très peu au peloton d’exécution. L’initiation maçonnique trouve un écho en lui-même précisément en raison de cette proximité avec la mort ; je renvoie ici à la phrase qui ouvre la cérémonie d’initiation : « que meure le vieil homme et que naisse l’initié ». Le point central, c’est donc l’initiation, c’est ce qu’il en dit : « j’ai reçu un véritable coup de poing dans le sternum » !

Didier : il y a aussi la dimension de l’engagement politique…

Eric : Oui, il a été militant politique très tôt, au Parti communiste dès l’âge de quinze ans, résistant, etc. Après la Libération, il passe chez les trotskistes. Il est permanent du journal La Vérité comme dessinateur, et il s’apprête à prendre les armes pour faire le coup de fusil. Il m’a raconté qu’il avait même saoulé des GI’s pour leur piquer leurs fusils, avec des copines. Donc, quand il rentre en franc-maçonnerie, en fait, c’est pour faire de l’entrisme. Et c’est aussi pour ça qu’il rentre au Grand Orient.

Mais dès qu’il est initié, son personnage profane de révolutionnaire se dissout complètement. On a, à l’issue de la cérémonie d’initiation, un franc-maçon, et pas autre chose. Donc, pour situer l’ordre des facteurs dans sa trajectoire maçonnique : numéro un : son initiation. Numéro deux : la créativité, la création, la poésie. Et numéro trois : l’érudition. Mais en fait, tout cela va ensemble.

C’est vrai qu’à la Libération, il y a l’effervescence : il exprime ses qualités de créateur, de poète, d’homme de spectacle, parce qu’il va jouer la comédie pendant un temps. Il se met à peindre, il sera même primé ; il écrit aussi des poèmes. La poésie, c’est l’expression de lui-même. J’en parle un peu dans le livre.

Du théâtre au théâtre « sacré »

Didier Ozil

Didier : Tu racontes qu’il entre à la Banque de France et là, dans le comité d’entreprise, il y a un atelier « théâtre » qui va le passionner !

Eric : Oui. Il faut déjà se souvenir du rôle du théâtre à cette époque, pour des gens qui ont vécu les grandes privations, qui sont passés à côté de la catastrophe et qui ont une trentaine d’années au lendemain de la guerre. Je pense que le théâtre joue alors un rôle cathartique. Le théâtre, c’est fondamental, d’autant plus à une époque où il n’y a qu’une chaîne de télévision. Et puis ce sont des auteurs comme Camus… Il y a une volonté de réfléchir à ce trauma de la guerre. Est-ce qu’il faut tout accepter au nom de la démocratie ? Est-ce que tout peut être dit ? Est-ce qu’on peut tout faire au nom de la vérité, au nom de la justice ? Il y a beaucoup de questions qui se posent dans le théâtre de cette époque.

C’est dans ce cadre du théâtre à la Banque de France qu’il rencontre des francs-maçons et, de fil en aiguille, qu’il sera initié au Grand Orient de France. Au Grand Orient, il va retrouver certains amis politiques ; c’est le temps de son aventure au Conseil de l’Ordre, dans le sillage de Fred Zeller[4]. Mais parallèlement, il découvre la richesse du milieu maçonnique dans le sillage de René Guilly[5], qui a été quelqu’un de très important pour lui. Et là, il découvre l’intérêt d’une érudition très grande. Il effectue alors un énorme travail sur le retour au rite français, qui va se sédimenter lorsqu’il aura la présidence de la commission des rituels au Grand Orient.

Dans le sillage de René Guilly, et d’autres, il va pratiquer beaucoup le rite écossais rectifié et les rites anglais : le rite Émulation, le rite de York, la maçonnerie de la Marque, le Royal Arch, etc.

Didier : Là, le théâtre revient en force si on peut dire, dans la théâtralité des tenues du rite qu’il est en train d’écrire, le ROS. Un théâtre sacré ?

Une illustration de l'IA pour le théâtre sacré
Le Théâtre sacré, vu par l’IA.

Éric : Oui, je pense. En fait, pour moi, le théâtre est par essence sacré, au sens où ce sont les grands problèmes de la vie, de la mort et de la transcendance, éventuellement, qui sont posés dans le théâtre. Pour ce qui est de la maçonnerie, je pense qu’effectivement l’expérience du théâtre a poussé mon père assez loin, puisqu’il a non seulement été acteur, mais qu’il a aussi fait beaucoup de mise en scène. On avait un tas de bouquins de théâtre à la maison.

Quand il découvre la maçonnerie, ce que je dis dans le livre d’ailleurs, il découvre qu’on tape trois coups pour commencer. Il découvre qu’il y a un scénario, puis des rôles, donc des acteurs : chacun joue un rôle dans la maçonnerie lors des cérémonies. Il y a aussi un cérémonial, donc une chorégraphie. C’est à la fois du théâtre, de la danse et de la poésie. Et puis il y a une musicalité, donc c’est aussi une partition. Finalement, ça ressemble beaucoup à l’opéra, en réalité.

Je pense que cette dimension de théâtralité du jeu maçonnique, il l’a perçue immédiatement, de même qu’il perçoit tout de suite ce qui n’allait pas dans les rituels, ce qui ne permettait pas de bien dire le texte. Pour lui, la diction était très importante. C’est pour ça qu’il change des mots au fur et à mesure des cahiers bleus du rite français qu’il avait reçus en tant que vénérable. Il a commencé à modifier des termes qui ne lui convenaient pas à l’oreille, parce qu’il avait une sensibilité poétique très forte, que j’essaie de faire toucher du doigt dans mon ouvrage en citant l’un de ses poèmes.

Ce qui a été déterminant, c’est qu’il a vécu une initiation particulièrement bien faite, avec une colonne d’harmonie vivante : un chanteur d’opéra, un pianiste concertiste… Il a éprouvé une émotion esthétique qui est venue appuyer son vécu propre. Et il a effectivement cherché à revivre cela dans les cérémonies maçonniques.

La Voie initiatique et au-delà

Didier : Il y a un prolongement à ce théâtre sacré, ce sont toutes les recherches qu’il fait sur la méditation, sur le travail du corps, une réflexion aussi sur le texte des rituels : ce texte est-il incantatoire ? N’a-t-il qu’un seul niveau de lecture ? Dans ton ouvrage il y a un texte très intéressant où ton père explique que « l’initiation, ce n’est pas seulement les rituels maçonniques, mais aussi des exercices spirituels de difficulté croissante, une pratique de la méditation… »

Eric : Je pense que mon père le dit explicitement : l’essentiel réside dans la répétition. On a tous fait le constat de gens qui disaient le rituel sans être là, de manière un peu morte ou distanciée, pour ne pas s’engager dans cette dimension collective. Je ne pense pas trahir la pensée de mon père en disant que, pour lui, c’était une prière collective.

Quand on lit son texte, on perçoit — tu l’as écrit d’ailleurs — un rythme ternaire qui apparaît. Il y a souvent trois termes, et cela crée un rythme, une musicalité, une ondulation de la phrase et de la pensée. Et cette ondulation de la pensée doit, de manière très subtile, se répandre dans la loge, et c’est ça qui va finalement peut-être constituer l’égrégore : une vibration subtile.

Didier : Il parle d’une « vibrance »…

Eric : Oui, quelque chose qui, par le fait que les gens jouent et incarnent un rôle, leur fait oublier ou dépasser leur ego, leur personnage profane, pour rentrer dans le sacré, c’est-à-dire en essayant de se couler dans une énergie collective, et donc unitaire. Voilà, je pense que c’est ça.

Didier : C’est le jeu contre le « je », comme tu le dis d’ailleurs dans l’ouvrage !

Eric : Oui, il y a une substitution, une contraposition. Il y a un moment où l’on vient, on est soi-même, et la cérémonie fait que l’on participe à quelque chose d’autre, de plus grand. Pour en revenir à l’incantation, je pense que, dans la loge, la musicalité des mots est très importante, parce que c’est justement ce qui est à la base de cette dynamique, de cette partition musicale, en fait, qui va créer le morceau et qui va faire qu’on va être embarqué par cette musicalité.

Au concert, la musique nous entraîne quelque part, on la suit, et finalement on sort d’un concert, en général, très heureux. Quelque chose s’est passé, on a oublié ses petits soucis personnels et on a touché une dimension de l’ordre de l’esthétique ; on est au seuil du spirituel. Il y a des musiques qui nous emmènent même vers l’universel, vers quelque chose de…

Didier : Ou bien certains films !

Éric : Ou certaines lectures ! Mais la musique, je trouve que ça marche plus facilement, c’est plus évident. Mon père insistait beaucoup sur le fait que les gens travaillent très sérieusement leur rituel. Le modèle de mon père, d’ailleurs, c’était le rite de style Émulation, avec le rituel récité par cœur. Nous, on a un rituel qui est trop dense, mais c’est ça l’idée, l’idéal.

Un des aspects du travail en loge, c’est justement cette imprégnation de la vibration que l’on peut avoir. D’ailleurs, quand on pratique des techniques comme le tai-chi-chuan, cela se pratique aussi en musique, avec une chorégraphie, etc. Souvent, on est en groupe, et donc l’harmonie collective est très importante, avec un déplacement qui est orienté selon une géométrie très particulière, et qui a beaucoup de points communs avec la géométrie de la loge.

Enfin, c’est ce que mon père souhaitait proposer aux maçons. C’est un peu une révolution, parce que le maçon d’aujourd’hui, le maçon du XXᵉ siècle et celui du XXIᵉ ont-ils changé ? Je ne sais pas, je n’ai pas l’impression. Ce sont des maçons essentiellement rationnels, qui travaillent sur un mode rationnel, qui font des planches.

Alors les planches ?

Didier : Je me suis demandé également si le rapport aux planches n’était pas celui-là : le rituel est une poétique, une pensée analogique, et la « planche » traditionnelle est souvent un discours rationnel, érudit, argumenté. L’idée du ROS c’est peut-être de remplacer ce type de planches-là par une autre approche, des ressentis sur des symboles ou des phrases du rituel.

Éric : Alors l’idée, c’est bien de dire que l’on va faire autrement. Mon père rappelait dans les entretiens que la « planche » a été inventée par la loge « Les neuf Sœurs[6] ». Avant, on travaillait différemment. Le but du travail en loge n’est pas principalement — je le cite — « l’audition d’un thème ou d’une thèse résultant d’un acquis culturel particulier, plus ou moins porteur de certitudes pouvant être contestables, ni d’un effort de compilation plus ou moins méritoire, émaillé de citations diverses ».

Le travail maçonnique au rite opératif de Salomon « consiste essentiellement à effectuer l’enseignement du rite, l’instruction des degrés symboliques par demandes et réponses, suivis d’une circulation de la parole sur un thème choisi, puis d’une synthèse en conclusion prise en charge par l’orateur ». On ne peut pas être plus clair. Donc moi, je n’ai pas grand-chose à rajouter à cela, parce que c’est, en soi, très explicite.

Son idée, c’était que le rituel était un outil de déconditionnement et, dans le même temps, de conditionnement. Déconditionnement de la vie profane.

Didier : Je me souviens de l’une de ses phrases : « une aliénation qui désaliène » !

Éric : Son idée, c’était que la parole circule sur des thèmes symboliques. Pourquoi des thèmes symboliques ? Parce que tout le monde peut les appréhender et que, a priori, cela ne donne pas lieu à des oppositions d’opinions préétablies. L’idée, c’est donc qu’il y ait une pensée collective qui naisse de la libre circulation de la parole. C’est une sorte d’ascèse spirituelle, d’exercices spirituels, un peu comme dans certaines écoles bouddhistes où le maître lance un début de phrase et où les autres complètent.

Ce qui a nourri cette réflexion, d’ailleurs, ce sont nos différentes rencontres, mon père et moi-même, avec les soufis, avec des bouddhistes zen, par exemple avec Maître Deshimaru[7]. Maître Deshimaru est arrivé en France dans les années 1970 et il a monté son dojo, je pense, entre 1971 et 1974. Pour les soufis, il s’agissait de Pir Vilayat Inayat Khan[8], d’origine indienne, qui animait un courant soufi laïc, sans exiger des participants une affiliation musulmane.

L’instruction : instruire, s’instruire

Didier : Est-ce que tout ça, finalement, les échanges qui existent dans la Loge, au fond n’est-ce pas de l’instruction ? On est constamment dans une instruction maçonnique au ROS, non ?

L'épée flamboyante vue par l'IA.
Comment l’IA interprète l’épée flamboyante…

Éric : Alors oui, je pense que, de toute façon, le travail maçonnique, c’est l’instruction. On apprend à être franc-maçon au fur et à mesure, et c’est vrai pour tout le monde. D’ailleurs, une de nos phrases rituelles, c’est : « Soyez le maître et vous apprendrez ! Soyez l’élève et vous enseignerez ». Donc je pense qu’effectivement, l’instruction est au cœur de la pratique maçonnique.

On instruit les jeunes, mais en le faisant, on s’instruit soi-même.

Écrire, la poesis

Didier : il y a une chose qui me qui me frappe et qui m’avait frappé déjà dans les entretiens avec ton père, c’est la façon dont il écrit, dans un état de fatigue avancé, qui rejoint l’écriture automatique des surréalistes. Tu le cites : « le lendemain, quand je me relisais, j’étais surpris de voir ce que j’avais écrit ». Il y a constamment cette idée que lui ne décide rien ou pas grand-chose, mais que les choses viennent à lui…

Éric : Je pense que mon père, effectivement, a été pris par l’écriture. Mais beaucoup d’auteurs disent la même chose : ils attendent le moment, puis, à un moment, cela vient, et cela jaillit.

Didier : Tu cites le surréaliste André Breton ; c’est approprié parce que Breton a beaucoup travaillé l’ésotérisme et beaucoup lu René Guénon. Tout cela a-t-il un rapport avec l’inconscient ?

Éric : Oui, absolument. En fait, je pense que cela dépend comment on définit les choses. Je pense qu’on peut avoir une conscience inconsciente, mais c’est toujours de la conscience. Son expression très personnelle, je la retrouve, moi, dans les textes des chaînes d’union[9]. Quand je les relis, je retrouve beaucoup de mes discussions avec lui. Des éléments de textes, de prières, proviennent des écrits d’Hermès Trismégiste présentés par Louis Ménard[10], par exemple le Poimandres. Mon père était un grand lecteur de Louis Ménard et des écrits gnostiques. C’était vraiment sur sa table de chevet et il ne se souvenait pas du tout avoir repris ou recopié des phrases. Il avait digéré et reformulé ces textes, ce qui n’est d’ailleurs pas écrit de la même manière.

Par exemple la phrase : « Suppose que tu es à la fois partout, sur la terre, dans la mer, dans le ciel : que tu n’es jamais né, que tu es encore embryon, que tu es jeune, vieux, mort, au-delà de la mort. Comprends tout à la fois : les temps, les lieux, les choses, les qualités, les quantités, et tu comprendras Dieu[11] », devient, dans la chaîne d’union de fermeture au ROS : « Puissions-nous, en dignes enfants du Peuple de la Voie, aussi bien penser n’être jamais nés que de n’être encore qu’un embryon et nous sentir autant jeunes que vieux, autant morts qu’au-delà de la mort. »

Donc oui, il y a une dimension un peu médiumnique, entre autres. C’est entre l’érudition et — comment dire — la poesis, au sens fort du terme.

Pour se procurer l’ouvrage, il suffit de la commander auprès de l’éditeur https://www.editionsphilomenealchimie.com/nouveautes/sortie-novembre-2026/


[1] Laurence Sidersky (2014) OITAR 1974-2014 – Renaissance D’une Franc-Maçonnerie Initiatique Et Traditionnelle. Éditions DETRAD.

[2] Didier Ozil (2022), Le rite opératif de Salomon au cœur de l’art royal. Éd. DETRAD.

[3] Laurence Sidersky (2024) Que la parole circule – L’art de l’expression orale. Éd. DETRAD.

[4] Fred Zeller avait rencontré Trotsky pendant son exil en Norvège. Il a été GM du GODF entre 1971 et 73.

[5] René Guilly, nom de plume, René Désaguliers (1921 – 1992) écrivain et réformateur de la maçonnerie française traditionnelle.

[6] Cette loge très connue au 18° siècle avait été fondée en 1776 par le scientifique Jérôme Lalande, elle rassembla une élite intellectuelle de l’époque autant française qu’américaine. Elle initia par exemple Voltaire, deux mois avant sa mort.

[7] De son vrai nom Yasuo Deshimaru (1914 – 1982)

[8] Pir Vilayat Inayat Khan est né le 19 juin 1916 et mort le 17 juin 2004. Il dirigeait l’ordre soufi en occident, fondé par son père Hazrat Inayat Khan.

[9] Au premier degré, au ROS, il existe 8 variantes possibles pour les textes des chaînes d’union d’ouverture et de fermeture.

[10] Édition Guy Trédaniel.

[11] Poimandres. Chapitre XI Mens ad Mercurium, L’Intelligence à Hermès.

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Didier Ozil
Didier Ozil
Initié en 1992 à l'OITAR, Didier Ozil devient Grand Maître territorial d'Ile de France puis Grand Maître Général de l’OITAR de 2013 à 2015. Il ne possède plus aucune fonction actuellement. Après avoir été réalisateur, notamment de télévision, il décide de reprendre des études; elles débouchent, en 2024, sur un Doctorat en Etudes Culturelles de l'université Montpellier 3. Il appartient à la loge de l'OITAR n° 133, Le Rameau d'Or.

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