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Longtemps tenue à la porte des loges par quelques « puristes », la philosophie irrigue pourtant le vocabulaire, les rituels et les travaux maçonniques. De Socrate à Luc Ferry, Gilbert Garibal montre que l’Art royal et l’amour de la sagesse poursuivent le même but, le perfectionnement de soi, et propose un néologisme pour le dire : la « philomaçonnerie ».
Je me souviens. Au temps de mon apprentissage maçonnique, dans les années 1980, mes bagages philosophiques et psychanalytiques n’ont pas été les bienvenus ! Carrément considérés comme des « concepts polluants », ils n’avaient pas à entrer en loge ! Une frange de maçons « puristes » tentait alors de faire de l’Art royal une discipline à part entière, sous ce nom à la sonorité curieuse de « maçonnologie », prétendant se suffire à elle-même. Sa tentative de reconnaissance universitaire ne semble pas avoir eu vraiment de suite. En tout cas, elle est restée très marginale. Et, de mon point de vue, c’est bien ainsi : le fait maçonnique, de tradition orale, n’a besoin ni de professeurs ni d’élèves « en symbolique ». Il ne s’enseigne pas, il se vit, au gré de la longue chaîne orale qui relie par l’esprit – fiction aidant – les bâtisseurs médiévaux aux frères et sœurs d’aujourd’hui, constructeurs spéculatifs.

Mon statut d’auditeur muet sur mon banc d’Apprenti pendant deux ans m’a permis de constater que la philosophie était pourtant bien présente à l’époque, précisément dans le vocabulaire maçonnique. En tout premier lieu avec l’injonction « Connais-toi toi-même » de Socrate, consciemment répétée et que je répète dans ce livre ! Et les expressions « lapsus révélateur », « transfert », « fantasme », « projection », « identification », souvent entendues pendant les débats, m’ont indiqué que la théorie psychanalytique était elle aussi utilement convoquée, à l’insu des locuteurs ! Le jeu même de l’inconscient !
Aujourd’hui, de Socrate à Michel Onfray, de Sigmund Freud à Jacques Lacan, disciples compris, philosophie et psychanalyse illustrent « au grand jour » les planches de leurs références. Parfois beaucoup trop d’ailleurs, lorsque les citations d’auteurs à répétition forment le cœur du sujet traité… alors qu’elles ne devraient qu’en souligner le propos !
Les sciences humaines au chevet de l’Art royal
Ces deux disciplines ne sont d’ailleurs pas les seules à venir épauler l’étude et les travaux en franc-maçonnerie. À l’ère de l’information instantanée de toutes provenances, les frères et les sœurs ne peuvent plus se contenter de la lecture redondante des rituels, du sempiternel « commentaire de rite » et de débats réitérés sur les légendes, formatées, écrites ou réécrites en fonction de l’orientation obédientielle concernée. Pour justement sortir de la « répétition à l’identique » et pour franchir le viaduc qui conduit de la franc-maçonnerie opérative des cathédrales à l’Art royal opératoire contemporain, les acteurs et actrices en présence ont bien compris l’accompagnement nécessaire des sciences humaines. Qui veut vraiment se former à une théorie de la franc-maçonnerie et à son syncrétisme est amené à utiliser non seulement la philosophie précitée, première des sciences humaines escortée de la psychanalyse, mais aussi, nous l’avons dit plus haut, l’histoire, la littérature, la sociologie, la psychologie, l’analyse transactionnelle, l’anthropologie, la linguistique, etc.
La liste est longue des disciplines à même d’éclairer ce fait maçonnique. Preuve du sérieux intérêt qui lui est porté. Et qui, il faut bien l’admettre, est nécessaire à la validation de ce que j’appellerais un « modèle de communication », lequel n’a traversé le temps jusqu’au XXe siècle qu’avec des « productions livresques internes ». Ainsi, le passé maçonnique nous a souvent été rapporté par l’imaginaire de nos aînés, louable certes, mais avec une expertise douteuse et des interprétations symboliques… souvent tarabiscotées ! Oui à l’expression poétique, non au flirt avec l’obscurantisme !
De la sorte, la philosophie est et demeure une colonne vertébrale articulée par la raison pour cette noble dame séculaire. Elle mérite ici la présentation de sa propre histoire et de son implication en maçonnerie !
Athènes contre Jérusalem

Si l’on en croit la Bible, l’Homme est inféodé au divin depuis Abraham, David, Salomon et leurs successeurs. Ce qui commence à créer un trouble parmi les penseurs grecs antiques, et pour ainsi dire une « résistance intellectuelle » dans le bassin méditerranéen. De la sorte viennent à s’opposer frontalement « gens de raison » et « gens de foi ». Athènes, la cité démocratique, contre Jérusalem, la cité sacrée.
Cette Antiquité judéo-gréco-latine devient le théâtre d’un conflit théologique interminable : le concept de libre arbitre contre celui de la grâce divine. Les stoïciens (Sénèque, Marc Aurèle, Épictète) tirent les premiers en affirmant que le « divin », c’est l’univers entier (le Cosmos) et non un Être supérieur. Ils professent donc un monde pensé sans Dieu. Ce différend franchit les siècles pour atteindre notre époque : créationnistes contre darwinistes, hier ; croyants contre laïques, aujourd’hui.
Les grands philosophes antiques…
- Pythagore : 570-500 av. J.-C.
- Héraclite : 550-480 av. J.-C.
- Socrate : 470-399 av. J.-C.
- Antisthène : 435-370 av. J.-C., fondateur du cynisme avec Diogène
- Platon : 427-347 av. J.-C.
- Aristote : 384-322 av. J.-C.
- Pyrrhon d’Élis : 365-275 av. J.-C., fondateur du scepticisme
- Épicure : 341-270 av. J.-C., fondateur de l’épicurisme
- Zénon de Kition : 335-264 av. J.-C., fondateur du stoïcisme
- Sénèque : 4 av. J.-C. – 65 apr. J.-C., philosophe latin, stoïcien
- Épictète : vers 50 – vers 130 apr. J.-C., stoïcien
- Marc Aurèle : 121-180 apr. J.-C., empereur romain, stoïcien
… et leurs grands mouvements
- Cynisme : expression ouverte des sentiments et des opinions, volontairement choquante, avec une intention de provocation.
- Scepticisme : doctrine des pyrrhoniens, praticiens du doute, qui jugeaient impossible l’atteinte d’une vérité générale.
- Épicurisme : morale dictée par la raison, tournée vers la recherche d’un plaisir modéré.
- Stoïcisme : doctrine des zénoniens, qui affirment que le bonheur réside dans la vertu.
La « philomaçonnerie »
La connaissance par la raison et la recherche du sens des choses définissent classiquement la philosophie. L’amélioration de l’homme et de la société, par le biais d’une association à caractère philosophique, caractérise la franc-maçonnerie. On le voit, le but des deux disciplines est le même : le perfectionnement, l’enrichissement de soi par l’apprentissage.
C’est clair, n’en déplaise aux gens de mauvaise foi : la franc-maçonnerie spéculative, née au XVIIIe siècle, est bel et bien une discipline philosophique qui articule sa pratique avec les valeurs morales, spirituelles et existentielles de la sagesse grecque antique, ainsi que le montrent les définitions ci-dessus !

Ce n’est évidemment pas un hasard si l’on rencontre dans l’exercice rituel de l’Art royal la science des nombres de Pythagore, la méthode verbale de Socrate, la symbolique des éléments de Platon, ou encore la métaphysique d’Aristote. Le raisonnement rigoureux de Descartes et l’esprit des Lumières de Kant, avec son sens du devoir, s’expriment pleinement dans ces mêmes rituels. Enfin, la question de l’être et de ses mécanismes, posée chacun à sa manière par Nietzsche et Freud, apparaît à l’évidence, « déguisée » sous les mots du vocabulaire maçonnique, au gré des idées développées dans les livrets d’instruction.
Il n’est pas faux de dire que l’un et l’autre penseur ont ainsi tracé par avance la voie des sciences humaines précitées. La psychanalyse a entraîné l’anthropologie, la psychologie a suscité la sociologie et la linguistique, la littérature a introduit la poésie. Notamment celle que l’on remarque dans les tournures ampoulées du XVIIIe siècle qui peuplent les échanges rituels, tout comme elle fleurit les appellations des degrés des rites !
Nous retrouvons ici le syncrétisme évoqué plus haut : l’Art royal est un grand emprunteur. Tant en termes de légendes méditerranéennes que de figures géométriques fondamentales, tant sous la forme de représentations des outils manuels des bâtisseurs médiévaux que d’utilisation des disciplines intellectuelles susdites.
Qu’offre, de son côté, la philosophie à l’Art royal ? Selon la formulation antique : un modèle de réflexion pour « gens de raison » ! Raisonner signifiant penser, réfléchir, comprendre, spéculer, puis écouter, débattre, dialoguer avec soi et avec les autres, pour trouver la concorde. Et déboucher sur une pensée commune, une idée générale conceptuelle. À l’image de Platon, qui proposait des « idées carrées », vérifiables et immuables comme ladite forme. Sans toutefois passer par une croyance ou une transcendance, cosmique ou divine.
Penser sans Dieu : les philosophes anciens proposaient de cette manière l’accès à une « vie bonne », deux mille deux cents ans avant leurs collègues promoteurs des Lumières. Après celles-ci, ce concept a été repris au XXe siècle par plusieurs philosophes contemporains : Vladimir Jankélévitch d’abord, puis André Comte-Sponville et Luc Ferry. Il a débouché sur ce qu’ils ont appelé la spiritualité laïque.
« Il y a de grandes spiritualités qui ne passent ni par Dieu ni par la foi, des spiritualités qui apportent, elles aussi, des réponses à la question de la vie bonne, mais avec les moyens du bord, en restant dans l’humain, dans sa raison et sa finitude. Et cela s’appelle la philosophie. C’est exactement là ce que je désigne sous le nom de “spiritualité laïque”. »
Luc Ferry, Sagesses d’hier et d’aujourd’hui, Flammarion, 2013
Cette vie de l’esprit non conditionnée, parfaitement individuelle et libre, que désigne-t-elle ? Le déroulement même des « choses de la vie », c’est-à-dire les problèmes existentiels qui nous préoccupent et les valeurs qu’ils représentent : la vie, le vivant, l’être, l’amour, l’éducation, le travail, la nature, le progrès, la liberté, le bien, le mal, le vrai, la responsabilité, la mémoire, la maladie, la souffrance, les joies, les peines, l’amitié, le bonheur, la séparation, le vieillissement, le deuil, la mort, etc.
Pour le profane, pour le franc-maçon, pour la franc-maçonne : autant de thèmes et de circonstances, de joies au cœur et de maux à l’âme. Autant de gratifications, d’agressions, d’interrogations, de doutes. Autant de solutions mais aussi de problèmes à résoudre, de faits à accepter. L’Art royal a tout naturellement adopté le contenu de la spiritualité laïque pour en faire ses sujets d’étude, au fil des planches des frères et des sœurs. On remarque ainsi que ces grands thèmes qui animent la vie de l’esprit constituent en vérité le quotidien de chacun et de chacune d’entre nous. La vie est une suite d’imprévus. Dès lors, la tradition devient un modèle en mouvement. Elle demande à la fois discernement et créativité !
La vie bonne

Que signifie philosopher ? Ce n’est surtout pas se retrancher en soi et ruminer ses pensées ! Que signifie maçonner ? Ce n’est certainement pas se barricader dans son temple intérieur ! Les deux disciplines se rejoignent ici : philosopher et maçonner, c’est au contraire sortir de soi – se mettre « hors de soi » au sens littéral – pour communiquer. Tel le sage Socrate, qui abordait les gens dans les rues d’Athènes et engageait la conversation en les questionnant. Tel le pasteur Jean Théophile Désaguliers, bien plus tard, en l’occurrence le soir de la Saint-Jean d’été 1717, à l’auberge londonienne L’Oie et le Gril. Il dialogue avec les convives, après la présentation de son projet d’instauration d’une structure maçonnique de grande tolérance civile et religieuse. Philosopher et maçonner, c’est, pour les deux disciplines, s’ouvrir à l’autre, échanger sereinement, accepter la critique, chercher la concorde. Ici, le philosophe est réaliste, le franc-maçon pratique. La vie est une suite de rencontres et d’étonnements. Donc d’initiations. Ces face-à-face définissent bien, précisément, ce qu’est une vie initiatique :
conscience de la construction de soi grâce à autrui, respect réciproque qui fonde la fraternité, sentiment profond d’appartenance à la société sacrée des hommes, art de la contemplation pour apprécier la beauté du monde, souci de la parole juste et amour de la vérité, maîtrise des passions, joie du cœur et paix de l’âme, écoute et accueil des opinions diverses, voire contraires, opposition à l’intolérable, acceptation des aléas de la vie et de la finitude.
Autant de séquences temporelles essentielles, autant de mouvements positifs de la pensée. Nous le constatons : maçonner, c’est philosopher ; philosopher, c’est maçonner. D’où le néologisme que je propose : philomaçonnerie ! Écoutons Épicure : « La philosophie est une activité qui, par des discours et des raisonnements, nous procure la vie heureuse. » Les grands philosophes sont dits « créateurs de concepts », de modèles. Pour les « cherchants » que sont les francs-maçons, le concept est certainement moins important que l’« apprendre à penser », qui doit privilégier le doute précité. Cette notion capitale, contenant l’art de la critique, est à l’opposé même de la pensée consensuelle et lisse. En recherche constante d’harmonie, nous la confondons souvent avec le compromis.
Or, la loge ne doit pas devenir un lieu de confort intellectuel. Encore moins de compromission des consciences ! Vouloir ne pas faire de vagues, c’est transformer ladite loge – cette diversité pensante – en un long fleuve tranquille. C’est précisément de l’« intranquillité » que vient la pensée nouvelle, pas de cerveaux conditionnés et assoupis ! En termes de construction, ce sont les aspérités des pierres qui permettent leur parfait jointoiement.
De la sorte, la philosophie, qui met en avant le « concept naturel » du oui et du non, indique au franc-maçon et à la franc-maçonne que ces deux critères, affirmatif et négatif, doivent toujours prendre place dans chaque raisonnement se voulant « réfléchi »… puisque nous revendiquons la qualité de « penseurs » ! La philosophie est une discipline (qui se décline en d’autres mots : « sagesse », « savoir », « connaissance »), mais elle ne serait rien sans les grands noms qui lui donnent corps et, partant, toute son humanité.
Les passeurs de lumières

De Socrate à Sénèque, précités, de Confucius à Jésus. D’Avicenne et Maïmonide aux célébrités des temps modernes. De Spinoza, précurseur des Lumières et de la maçonnerie spéculative, en passant par Kant, à Jankélévitch, précité lui aussi, promoteur d’une « spiritualité sans ciel » mais les pieds sur terre ! Encore une fois, que serait l’édifice maçonnique sans les pierres – nommées ici dans le désordre – qui en font aujourd’hui en France cette construction de l’esprit… qui tient debout : Pascal, Descartes, Schopenhauer, Nietzsche, Diderot, Rousseau, Heidegger, Arendt, Vernant, Conche, qui ont précédé les talentueux vulgarisateurs Comte-Sponville et Ferry. D’autres noms résonnent dans les loges européennes, tout aussi percutants : Appiah, Negri, Taylor, Cavell, Nussbaum, parmi les plus connus. Autant de « passeurs de lumières » qui éclairent et mettent en relief l’Art royal. La philosophie est vieille de près de trois millénaires, la franc-maçonnerie est jeune de trois siècles ! Elle a encore beaucoup à apprendre, et nous avec elle !
J’ai dit plus haut que la philosophie a des synonymes, le plus usité étant « sagesse », puisque sa racine grecque l’indique (philein, aimer ; sophia, sagesse, savoir). Comme le fait remarquer Luc Ferry, la philosophie est définie à l’école par la réflexion, l’argumentation, l’apprentissage de l’esprit critique. L’intention est de conduire l’élève à la pensée autonome. Elle rejoint ici l’instruction civique, ce qui peut faire penser que tout un chacun est philosophe : qui ne réfléchit pas, n’argumente pas, n’a pas l’esprit critique devant son poste de télévision ?
Or la philosophie originelle – à retrouver –, telle que la vivaient les penseurs antiques et que l’ont perpétuée ensuite leurs successeurs, visait trois grands thèmes : la vérité, la justice, la « vie bonne ». C’est-à-dire une vie sans peur de la mort, cette peur qui empêche de bien vivre, donc d’être serein, de penser correctement. Avoir une vision du monde fondée sur la générosité et l’amour. Être ainsi quelqu’un de bien. Cette philosophie postule que l’on peut y parvenir par soi-même, par la raison, sans recourir à la foi.

Il s’agit de remettre « à leur place » les valeurs morales, spirituelles, existentielles. Et de pratiquer dès lors une « spiritualité laïque » (nous l’avons abordée plus haut, en tant que définition même de la philosophie). Autrement dit, il convient d’« amplifier » sa vie en lui donnant du sens. Une raison d’être et de faire. En allant vers les autres. Donc en nous « arrachant » à nous-mêmes. En passant de ce « culte du moi » – que dispense une maçonnerie mal comprise – à la culture du semblable ! Entendons-nous bien : ce que les Grecs antiques appelaient la « vie bonne » signifiait pour le citoyen « mener une bonne vie dans une vie mauvaise » ! C’est-à-dire être vrai, juste, calme, joyeux – autant que faire se peut –, avec le souci de soi et de l’autre, malgré les aléas de l’existence. La vie n’a pas changé de nature au XXIe siècle : elle n’est pas un être, n’est pas une conscience, n’a pas de morale, ne nous entend pas ! Elle est « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort » (Xavier Bichat).
Connaître, c’est ne plus subir
En cela, nous sommes organiquement des « résistants ». Ce qui ne veut pas forcément dire « lutter », mais plutôt « accueillir » les forces contraires. À la manière du judoka qui utilise la force de l’adversaire pour le neutraliser. Quand cette pression se manifeste sous la forme de « passions tristes » (peur, haine, rancœur, envie, jalousie…), il s’agit d’en chercher la ou les raisons, de les analyser. Connaître, c’est ne plus subir.
Les hommes se haïssent trop souvent, non pour leurs oppositions, mais parce qu’ils ont les mêmes convoitises (pouvoir, territoires, objets). Posséder, c’est être possédé ! Sublimer n’arrange rien, c’est archiver. Il convient, à l’inverse, d’« expulser » le tourment. En s’en écartant, en passant au large pour gagner d’autres centres d’intérêt qui procurent du plaisir. S’interdire rend triste, se permettre donne la joie. L’humour est un excellent « détachant » !
Être heureux, « bien dans sa peau », rend meilleur dans la cité.
Gilbert Garibal
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