Je ne suis pas mes actes, je ne suis pas mes mots. Je ne suis pas mes pensées, pas même celles que j’ai pansées. Je ne suis pas l’hiver, pas l’insondable été. Je ne suis pas le narcisse printanier ou l’humus automnal. « Je » est épiphanie.
Par delà la flèche du temps Coule une rivière De la terre à la mer De la mer aux nuages Des nuages à la Terre Et… Nous sommes flot Nous sommes glace Nous sommes goutte Nous sommes vapeur Nous sommes plasma La flèche du temps n’est qu’une [ère • rance] une lance plantée dans l’éclat de l’Être.
Nous ne sommes pas nos solstices, pas plus que nos équinoxes. Nous ne sommes pas nos guerres, pas plus que nos paix. Nous ne sommes pas nos justices, pas plus que nos vengeances. Nous ne sommes pas notre passé, notre présent, notre futur, nous les accueillons seulement lorsqu’ils viennent à nous. Nous ne somme pas plus notre Temps que notre Histoire d'ambre. Nous ne sommes pas nos souvenirs écrits dans la poussière de nos cendres, pas plus que ces écrins poupées russes oubliés sur l’étagère.
Nous ne sommes pas nos maladies, nos peurs, nos haines, nos rancunes. Nous ne sommes pas nos poisons, passions et croyances. Nous ne sommes pas Géométrie emprisonnée dans la caverne des antiques ou dans la cage des lumières, ces caveaux funéraires de l'indicible Merveilleux. Nous ne sommes pas plus travail qu’oisiveté, courage que lâcheté. Vices et vertus émanent tous deux de l’indifférencié.
Nous ne sommes pas nos émotions, nous ne sommes ni Lumière, ni Ombre, pas plus Ordo que Chaos, ni raison, ni oraison, ni [tue • heurts], ni bourreau, ni Juda, ni jus d’As, ni sage-femme, ni fol croque-mort.
Nous sommes uns et indivisibles, ondes et particules, émanations vaporeuses, Quintessence distillée de l’Essence, persistance rétinienne d’un océan amniotique évaporé. Nous croyons voir reliefs et détails, mais... nous ne percevons que les traits de nos perspectives, Don Quichotte chevauchant sa vacuité, ombre du Réel dans la ronde des moulins de l’Avent.
Par delà la flèche du temps Coule une rivière De la terre à la mer De la mer aux nuages Des nuages à la Terre Et… Nous sommes flot Nous sommes glace Nous sommes goutte Nous sommes vapeur Nous sommes plasma La flèche du temps n’est qu’une [ère • rance] une lance plantée dans l’éclat de l’Être.
« Nous » sommes l'épiphanie que l’eau de sel révèle et relève vers d’autres épiphanies de soufre et de mercure, toutes uniques, précieuses larmes, [di • amants] du Tout. Des 30 deniers du parjure au sou du Passeur la mort ne compte pas ses heures, pas plus que la vie n’a de prix. Elles n'ont même plus la valeur qu’on leur porte... épiphanies d'Eternité. Seule la Lumière transmute ce que nos Ténèbres racontent. Nos rêves sont d’envert vêtus dans le revers de nos [soi • es], de nos âmes, [des • espoirs] de nos songes dans nos [vies • deus] sanitaires.
Analogique Présence asservie à la logique, quittant la vanité de sa propre vacuité, de la [con • préhension] des amants [sait • parés]. [Dys • paraître] dans l’écho des parvis, vêtus de figuier, puis renoncer pour se [mors • fondre] et se dissoudre dans le Tout, dans sa Lumière percevoir l’aveugle redevenant, ainsi là [nait • cécité] d’Être au monde.
Faire la planche à la surface apaisée d'un sentiment océanique, envahit par la nuit boréale attendant l’aurore renaissante. À la Lumière immanente des allumeurs de réverbères, ne plus être au monde qu’un [indivis • dû] [Pi • lié] [porte • heures], dans l’immensité de l’onde nuit sémaphore. Laisser la Dérive nous ramener au Levant, se relever dépouillé et nu, vivant sur-vivant, dans un cri primal espoir de l’Amour, de la Vie la plus Pure, être ce Tout au creux d’un sourire… aux fenêtres de l’âme encore closes… expirant l’[Un • visible]… Enfin se dissoudre encore… pour n’être qu’un dans [l’uni • vers].
Par delà la flèche du temps Coule une rivière De la terre à la mer De la mer aux nuages Des nuages à la Terre Et… Nous sommes flot Nous sommes glace Nous sommes goutte Nous sommes vapeur Nous sommes plasma La flèche du temps n’est qu’une [ère • rance] une lance plantée dans l’éclat de l’Être.
Nous ne sommes pas, tout en étant somme. Nous ne sommes [pas • rôle], tout en étant Parole. Nous sommes Un, tout en étant Tout. Sans être [terne • aire], nous sommes de [chair • e] vêtus. Etrave du Verbe ouvrant [l'âme • erre] des [six • lances], ce que je ne suis pas, je le suis tout à la fois : [Un • car • né] Sous le [Je • Nous] en [Taire] germe l'Epiphanie.
Chacun cherche son Nom, loin de toute [mâle • diction], loin du [m'aime] subit, par delà Cercle et Centre spirale, dans l'horizon des confins, voyageur des événements, du Zénith au Nadir dans les tréfonds de l'Aintzanéa1 "Toute personne qui tombe a des ailes"2
Loin de toute terre habitée dans les abysses du sur-sens trouver son point Nemo. Au Cœur de l'Epiphanie assécher les golems. Dans l'argile du [sous • venir] dessiner des moutons sur les rouleaux retrouvés et... dans la Paix, l'Amour et la Joie3 [gai • rire] la [voie • x] de l'[aur4 • alité].
« aintzanea » vient du basque et signifie « montagne sacrée ». Ce mot est lui-même composé des éléments « ain » qui signifie « montagne » et « tzan » qui est un préfixe indiquant le caractère sacré. Le choix de ce mot exprime que, selon mon interprétation, le [cœur • chœur] de La Montagne est propre à chacun. Il n’appartient à personne. C’est la métaphore terrestre du point Nemo suscité. ↩︎
Un style épistolaire révélateur de ce que j’appellerai » Christ Enfant » et qui s’apparente à une poésie dont le lyrisme étale une narration factuelle , un peu caricaturée d’une trame maçonnique à la croisée des chemins.
De la négation à l’appartenance en passant par l’indivisible dans l’unité, l’auteur déroule la vision epiphanique contre vents et marées et rappelle que nous sommes tous des : Christophore.
Merci à vous Très Cher Monsieur pour cette eau que vous apportez au moulin.
« Ma quête artistique est une pratique spirituelle et une spiritualité en pratique. Le Symbole est son langage. » C'est ainsi que Stéphane Chauvet définit en deux phrases son travail initiatique et artistique. Il métabolise et fixe sa pensée par le tracé et l'image, son « labor », avant de lui souffler vie dans « l'oratoire ».
Il est titulaire d'un Master 2 de photographie plasticienne délivré par l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles.
Il signe ses œuvres graphiques du nom de son alter-égo rencontré sur le Chemin : Stefan von Nemau.
Son travail artistique est présenté sur son site internet www.lesyeuxducyclope.fr
Un style épistolaire révélateur de ce que j’appellerai » Christ Enfant » et qui s’apparente à une poésie dont le lyrisme étale une narration factuelle , un peu caricaturée d’une trame maçonnique à la croisée des chemins.
De la négation à l’appartenance en passant par l’indivisible dans l’unité, l’auteur déroule la vision epiphanique contre vents et marées et rappelle que nous sommes tous des : Christophore.
Merci à vous Très Cher Monsieur pour cette eau que vous apportez au moulin.
Très respectueusement…