jeu 26 janvier 2023 - 23:01

Le « G » n’est pas qu’une lettre, alors que raconte-t-il ?

La lettre G, que les historiens de l’Art Royal voient apparaître au centre de l’étoile flamboyante à partir de 1737, à l’époque des Lumières, va devenir, en tant qu’élément archétypal du Temple à rebâtir, l’icône de la pensée symbolique, langage muet pour mieux marquer les consciences concernées par la conception spiritualiste de la tradition primordiale.

Déjà au début du XVIIIème siècle, on interrogeait le mystère de la lettre G que l’on trouvait en loge. Une coupure de presse, datée à la main de 1726, s’avère être une convocation adressée «à tous les maçons qui ont été reçus à la manière Antédiluvienne», elle annonce «plusieurs planches sur l’Ancienne Maçonnerie, particulièrement sur la signification de la lettre G…»(p.10/14).

L’emplacement du « G »en Loge

Le G est mentionné dans l’ouvrage de Samuel Prichard, Masonry dissected, publié en 1730 (œuvre d’un anti-Maçon, mais qui, de l’avis général, contient un bon nombre de renseignements précieux pour la connaissance des années qui suivirent la  révolution» opérée par Anderson). «Au milieu du Temple de Salomon il y a un G, – Lettre belle à voir et à lire pour tous ; – Mais il est donné à un petit nombre de comprendre.

Le Dialogue entre Simon, maçon de la ville, et Philip, maçon passant (vers 1725) sur une illustration représentant la disposition de La nouvelle Loge sous le Règlement de Désaguliers, montre la lettre G au centre du Soleil (p.23/324).

Dans le Manuscrit Wilkinson de 1727 on lit aussi : – Q: Qu’y a-t-il au centre de votre Loge ? – R: La lettre G. (p.4/7). Le Règlement Général de la Maçonnerie Écossaise de 1805, précise : « L’Orient sera décoré d’un soleil, d’une lune entourée d’étoiles et une étoile flamboyante avec la lettre connue des Maçons« 

En fait, la position de cette lettre varie dans l’espace de la Loge. Ainsi Harry Carr explique (p.75): «La lettre G doit-elle être « lisible » de l’est ou de l’ouest ? R. Je soutiens que dans les Loges où le G est affiché, il devrait être l’un des éléments les plus importants vus en entrant dans la Loge, et il devrait donc être lisible de l’Ouest. Les références les plus anciennes à sa position suggèrent toutes qu’elle était «au centre». Au début des années 1700, il se trouvait généralement sur le sol au milieu d’un tableau à tracer, soit dessiné à la craie, soit disposé en gabarits. Dans de tels cas, il aurait certainement été posé sur le sol de manière à être lisible de l’Ouest. Il faut peut-être ajouter qu’il n’y a pas d’uniformité de pratique quant à l’usage du G, ou de l’«étoile Flamboyante» (avec ou sans le G en son centre), qui a la même signification. De nombreux temples ne l’ont pas du tout. Dans les provinces anglaises, il est généralement suspendu au plafond au centre de la loge, disposé de manière à être lu de l’ouest. Dans de nombreuses juridictions américaines et assez souvent en Angleterre, il est affiché à l’Est, au-dessus de la chaise du maître. C’est peut-être le guide le plus sûr quant à la façon dont il doit être placé, car, dans cette position, il ne peut être lu que de l’Occident. Néanmoins, il existe certaines juridictions européennes dans lesquelles le G apparaît en haut du mur ouest de la Loge.»  

Selon l’Encyclopédie Maçonnique de Coil, la lettre G placée au centre de l’Équerre et du Compas apparait pour la première fois sur un sceau de la Loge d’Aberdeen en 1762. Cependant, il semble aussi que cet emblème ait été en utilisation dans la maçonnerie continentale avant 1760. En 1744 le G apparaît dans le travail de Louis Travenol, Le nouveau catéchisme des francs-maçons…,  qui décrit les rituels et symboles des deux premiers degrés ; sur un dessin combiné des tapis de loge d’apprenti et de compagnon on peut voir la lettre G bien visible.

Tous les Maîtres Installés connaissent ce mot, et un bon nombre de Maçons français, bien que n’étant pas Maîtres Installés, le connaissent aussi à un autre titre. Ce mot évoque à la fois la construction en pierre et en bois, la vie agitée de Dante Alighieri, le symbolisme du triangle, le don des langues, la tradition phénicienne, la tradition égyptienne, une certaine chasse au sanglier, le symbolisme du deuil et du veuvage, la navigation de l’arche, le rassemblement de ce qui est épars, et bien d’autres choses encore.

Placée au centre de l’étoile flamboyante, cette lettre «G», comme une invitation à ajouter les caractères qui manquent pour former une matière à penser, a été considérée comme :

1. L’initiale d’un mot à trouver.

– La tradition anglaise, dite ancienne, la complète pour en faire God, c’est-à-dire Dieu. La lettre G majuscule fut introduite dans les rituels britanniques pour symboliser le nom de God entre 1737 et 1747. Par la suite elle fut insérée dans l’étoile flamboyante probablement en Allemagne. Ce monogramme, exprimant l’être incréé, est aussi l’initiale de son nom prononcé : en Syrien, Gad, en suédois, Gud, en allemand, Gutt, en persan Goda, dérivant du pronom absolu signifiant lui-même. Assimilé au GADL’U, on trouve ainsi dans Masonry dissected de Prichard (1730, p.16) : « Q.  Who doth that G denote? A.  One that’s greater than you. Q.  Who’s greater than I, that am a Free and Accepted Mason, the Master of a Lodge? A.  The Grand Architect and Contriver of the Universe, or He that was taken up to the top of the Pinnacle of the Holy Temple. »

à propos du GADL’U voir l’article : Un ordonnateur du chaos.

– C’est «Giblim» (Gibelin) avant «Géométrie», qu’on retrouve dans le Stanley en 1713. À chaque fois que la lettre G apparaît à cette époque, on doit d’abord soupçonner que c’est Ghiblim qu’il faut lire, présenté comme étant Excellents maçons, tailleurs de pierre ou sculpteurs originaires de Gebal, ville côtière de Phénicie qu’on appela plus tard Byblos, et qui participèrent à la construction du Temple. Le mot Giblim viendrait de Ghiblim גִּבְלִים utilisé dans la Bible, IRoi 5, 32, avec la signification de maçon : «les Ghiblim (Gibléens) équarrissaient et façonnaient le bois et la pierre pour l’édification du temple». Giblos ou Gibeah est une montagne des environs de Jérusalem où, d’après la légende, fut extraite la pierre nécessaire à la construction du Temple.

C’est avec la forme «Ghiblim» que le pasteur Anderson l’orthographie dans son Livre des Constitutions de 1738 où on lit [traduit de l’anglais] : il est dit qu’en 1350 Jean de Spoulce, appelé Maître des Ghiblim, reconstruit la chapelle Saint-Georges. Ce mot et son contexte d’utilisation semblent provenir de la Geneva Bible (1560) qui les mentionne en note de marge du verset de la Bible 1 Rois 5,32.  On peut lire ce verset qui donne selon les traductions : Les ouvriers de Salomon et ceux de Hiram, les Gibliens ou de Guebal ou des spécialistes de la ville de Byblos ou encore les ouvriers de Salomon et ceux de Hiram et les Giblites) : le mot hébreu est Giblim גִּבְלִים, qui sont, dit-on, d’excellents maçons ; ils sont généralement compagnons, parfois apprentis, jamais maîtres.

Les Constitutions d’Anderson de 1723 évoquent leur nom, considérant qu’ils étaient 80000 «Ish Hotseb [חוצב] tailleurs de pierres, appelés aussi Giblim lors de la construction du Temple».

– La tradition maçonnique française considère «G» comme l’initiale de géométrie, cinquième des sciences dans la nomenclature traditionnelle, ce qui introduit le nombre du grade, 5, qui est le nombre du compagnon et semble, de fait, en adéquation avec le rituel du deuxième degré. L’ensemble, étoile et Lettre G signifiant géométrie est mentionné dans le Masonry Dissected de Samuel Pritchard (1730). On peut également lire dans le catéchisme maçonnique de 1740 du Dialogue between Simon, a Town Mason and Philip, a Travelling Mason «- Phil : Why was you made a Mason? – Sim : For sake of the Letter G. – Phil : What does it signify ? Geometry – Phil : Why geometry?  – Sim : Because it is the Root and foundation of all Arts and Sciences».

à propos de la Géométrie voir l’article : Les Arts libéraux, propos sur la Géométrie

– La «pentamanie» ouvre une énumération possible de 5 mots commençant par G. Concernant les cinq mots retenus, Plantagenet dit : «En donnant la quintuple définition de Géométrie, Gravitation (la lettre G est le symbole mathématique des équations de la physique, c’est la constante de gravitation), Génération, Génie et Gnose à la lettre G, il semble que la formule la plus propre à lui rendre sa valeur initiatique a été trouvée : «Elle pourrait admirablement compléter l’enseignement qui se dégage pour le néophyte des cinq voyages, car si ceux-ci lui ont appris comment le compagnon doit travailler, les cinq valeurs de la lettre G lui indiquent à quoi il doit s’attacher dans son travail.» À la méthode intellectuelle, objective, s’ajoute ainsi la méthode spirituelle, subjective ; la première fournit au compagnon les moyens d’avancer, la seconde lui indique la direction qu’il doit suivre. 

Le Manuscrit philosophique Trumps commence son catéchisme au grade de Compagnon, après les questions préliminaires, par ces mots : D – Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Compagnon? R – Pour connaître la lettre « G ». Q – Que signifie la lettre G ? R- Gloire, Grandeur et Géométrie. Gloire à Dieu, Grandeur au Vénérable et Géométrie à tous les Maçons.Dans le même sens, au 4ème degré du REAA, Maître Secret,  Il est dit que Salomon à assigner à cette lettre trois significations : Gloire, Grandeur, Gomel  (Gloire pour Dieu, Grandeur désignant l’Homme, émanation de la divinité et Gomel, les devoirs de l’Homme envers la divinité.) : Cours complet de Maçonnerie ou Histoire générale de l’Initiation : depuis son origine jusqu’à son institution en France, par le docteur Pierre-Gérard Vassal p. 259.

– Au grade philosophique, 5e et dernier degré du Rit Français, il est expliqué : «Les Jésuites, en s’emparant, en 1646, à Londres, des rituels d’Aschmole, ont substitué à l’iod hébraïque, principe universel, devenu l’hiéroglyphe naturel de l’unité de Dieu, l’initiale du mot Général (de leur ordre, le représentant de Dieu), la lettre G, qu’aux Trinosophes, en 1816, nous avons interprétée par Génération; nous ne pouvions pas, dans ce nouveau grade, purgé de tout emblème templier, faire usage d’une lettre introduite par les Jésuites».

– La lettre «G» serait l’initiale du mot Graal, et serait un symbole alchimique ; théorie défendue particulièrement par Jules Boucher. Alors que pour l’alchimiste Fulcanelli la lettre G serait l’initiale du nom vulgaire du Sujet des sages, figurée au milieu d’une étoile radiante. Ce serait la matière de départ du Grand Œuvre, la Galène ou sulfure de plomb.

– Dans Pantagruel, l’œuvre de Rabelais, on trouve les personnages de Grand Gousier, Gargamel, Gargantua… où l’initiale G représente la recherche intérieure en langue des oiseaux.

– Jean-Marie Ragon dans son Cours philosophique et interprétatif des initiations anciennes et modernes fait remarquer que G est aussi l’initiale de Guianès ou Gantiès, dieu des nombres et patron des écoles et des sociétés savantes chez les Brames. Gannès portait des clés, parce que la connaissance des nombres était la clé de bien des mystères.

– Au RER, le très respectable maître instruit le nouveau maître en lui disant : «Votre nom de maçon dans la loge, en qualité de maître, sera désormais Gabaon, qui signifie élevé.»

Le Dictionnaire du Compagnonnage de François Icher (1992) définit ainsi le mot gabaon (גבעון): «Une tradition orale propre aux Indiens signale que dans l’antiquité ce nom était donné à tout Compagnon Charpentier du Rite de Salomon qui était reçu Compagnon fini.»

Gabaon apparaît dans plusieurs livres de la Bible. C’est tantôt le nom d’une ville importante avec des villages vassaux, habitée par des Héviens (Gn 10.17) située à une dizaine de kilomètres au nord de Jérusalem (Jos 10.2, 18.25, 21.17), tantôt le nom d’un haut lieu (I Ch 16.39,  21:29, II Ch 1.3), tantôt le nom d’un personnage membre de la famille du roi Saül (1 Ch 8.29, 9.35).

Lors de l’entrée des Israélites en Canaan, les Gabaonites conclurent une alliance avec Josué, qui s’engagea à les défendre, probablement en échange d’un tribut (Jos 9). De fait, Josué défendit la tétrapole gabaonite contre une coalition de rois cananéens dirigée par Adoni-Sédeq, roi de Jérusalem (Jos 10) ; l’armée des coalisés est défaite à la bataille de Gabaon, célèbre par l’interpellation de Josué au Soleil (Jos10. 12). Un peu plus tard, Saül viole le traité de vassalité et massacre une partie de la population, probablement soupçonnée de collaboration avec les Philistins ; la tétrapole devient alors partie intégrante de la tribu de Benjamin (Josias 21. 17). Devenu roi à Jérusalem, David se concilie les bonnes grâces de la tétrapole gabaonite et livre sept descendants de Saül qui sont exécutés rituellement au haut lieu de Gabaon (II Samuel 21. 1-14).

Selon la Bible, à Gabaon se trouvait la Tente d’assignation de Dieu que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait faite dans le désert. Les shittim plantés à Goshen par le visionnaire Jacob furent emportés durant l’exode des Hébreux et leurs troncs servirent à fabriquer, à Gabaon, les poteaux sur lesquels étaient tendues les toiles de la tente entourant le Tabernacle et l’Arche d’Alliance, délimitant ainsi l’espace sacré du premier Temple, temple qu’ils emmenèrent ensuite avec eux dans l’errance du désert. C’est chez les Gabaonites que fut déposée l’Arche d’alliance, en attendant l’édification du Temple de Salomon.

À Gabaon, Salomon fit le rêve dans lequel il demandait à Dieu la sagesse et l’intelligence de savoir se conduire, ce qui lui fut accordé.

Le Régulateur de la Grande Loge de 1801 précise que Gabaon est le nom du Maître.

Dans une approche chevaleresque, le G serait l’initiale du parti impérial, les Gibelins (p.65)  qui s’opposaient aux «Guelfs». Ces vocables font leur apparition, a posteriori, dans les années 1240, dans la cité de Florence, avant de se diffuser dans toute la Toscane.  Le terme « guelfe » est une francisation du nom italien « Guelfo » (pl. « Guelfi ») qui provient lui-même du nom de la dynastie des « Welf » – nom-emblème de la famille d’Otton IV – et désigne la faction qui soutient la papauté. Le terme « gibelin », ((it), « Ghibello », « Ghibellino » (pl. « Ghibellini »)) est le diminutif de «Guibertus», forme italienne de Waiblingen (Bade-Wurtemberg), château souabe auquel se réfèrent les partisans Hohenstaufen.

2. Une lettre alphabétique ancienne

(appartenant à d’autres alphabets), l’herméneutique devant se déplacer sur la lettre ancienne elle-même.

– La lettre «G» ne serait que le Gamma Grec G, majuscule qui a la forme d’une équerre. Il est dit dans le rituel d’augmentation de salaire du R.I.T.E (Rite Initiatique Traditionnel Écossais) : Vénérable Maître : Mon Frère Passé Maître, Qu’y a-t-il au centre de l’Étoile Flamboyante ? Passé Maître : Le Gamma de Pythagore, Vénérable Maître.Vénérable Maître : Que signifie-t-il ? Passé Maître : Il incarne l’angle secret du monde transmis par l’équerre du Vénérable Maître. À ce sujet voici l’argumentaire d’Édouard de Ribaucourt :«Ce furent nos ancêtres, les francs-maçons de métier, constructeurs d’églises, plus soucieux de la forme que du fond, qui adaptèrent leur symbole, l’équerre, à leurs mystères et substituèrent le symbole géométrique de l’équerre au symbole antique de la lettre Gamma.»

Le gamma minuscule donne trois points qui suffisent pour déterminer complètement l’étoile.  Le  pentagone est inscrit dans un cercle ; en dessinant les rayons des 2 extrémités d’un côté et du sommet opposé on obtient un gamma grec minuscule, esprit de l’étoile. Le gamma est l’angle secret placé au cœur de l’étoile à cinq branches.

– La lettre «G» remplacerait la troisième lettre de l’alphabet Hébraïque le «Guimel». D’après cette théorie, ce signe se rapporte à un principe ou à une puissance de coagulation, de condensation, de compression : «Guimel est spécifiquement le symbole de la coagulation.» L’origine de cette lettre serait la forme du long cou d’un chameau (gamal גמל qui signifie aussi «faire du bien ou du mal»), ou celle d’un serpent dressé. La lettre hébreu est associée au troisième nom divin sacré, Ghadol ou Magnus (grand). Elle représente le tétragramme et la tétraktys, de là découle son caractère sacré.

3.  Un graphisme pur.

– La signification première serait une autofécondation de l’être par lui-même : la matrice C, inséminée par la barre transversale devenue G, apparaît comme liée à l’idée de germination de l’humain.

– On peut y voir la relation entre le rayon du cercle et sa circonférence, c’est-à-dire le nombre Pi, ce transcendant à la base de la géométrie.

– Ligou, dans son dictionnaire de la Franc-maçonnerie écrit : «On a remarqué que G est très proche de la spirale. Or il y a une corrélation directe entre le pentagramme, le nombre d’or, les logarithmes népériens et la construction de la spirale… il y a un éclairage réciproque avec une réponse d’une ancienne instruction : Pourquoi vous êtes vous fait recevoir Compagnon ? Pour connaître la lettre G». 

– Pour Nagrodski : «La lettre G, placée au centre de l’étoile flamboyante des francs-maçons, n’est qu’un signe représentant le «nœud», signe destiné à souligner ou à montrer du doigt le tracé géométrique de la section dorée.» On ne saurait être étonné de l’association de l’étoile flamboyante avec la lettre G en géométrie. L’étoile révèle à travers la lettre G, le suite de Fibonacci, donc le nombre d’or. La forme de la lettre G est comme une spirale tournée vers l’intérieur rappelant l’injonction du mot VITRIOL.

– Ostwald Wirth constate une anomalie intéressante symboliquement, et de là sa théorie : «La lettre G est la troisième des plus anciens alphabets ; elle eut primitivement la forme d’une équerre. En sa forme latine, elle rattache à l’équerre une [demi] circonférence ouverte. L‘idéogramme alchimique du Sel devient G, s’il est tracé d’un seul trait, sans contacts aux extrémités.»  Pour Oswald Wirth le sel signifie la sagesse qui conçoit.

– On peut imaginer la lettre comme une enveloppe noire creuse qui s’entoure d’un blanc lumineux dans lequel viennent se poser des signes de lumière. Selon la kabbaliste Rachel Franco : «C’est grâce à l’enveloppe noire des traits de la lettre que la lumière peut se révéler ; sinon nous ne saurions la percevoir.»

4.  Une carte du ciel

Durant l’hiver, la première partie de nuit permet de voir passer au-dessus de l’horizon sud un bel ensemble d’étoiles brillantes appartenant à différentes constellations (Taureau, Cocher, Gémaux, Petit chien, Grand chien, Orion). Les étoiles en rapport à la mythologie sont au nombre de neuf et leur disposition fait penser à la lettre G, les astronomes ont nommé cette formation le grand G de l’hiver.

Vous pourrez retrouver ce texte dans le Manuel de sauvetage pour compagnon maçon sans instructeur

Solange Sudarskis
Solange Sudarskis
Maître de conférences honoraire, chevalier des Palmes académiques. Initiée au Droit Humain en 1977. Auteur de plusieurs livres maçonniques dont le "Dictionnaire vagabond de la pensée maçonnique", prix littéraire de l'Institut Maçonnique de France 2017, catégorie « Essais et Symbolisme ».

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