mer 08 février 2023 - 01:02

LIBER-Connaissance – Amour – Action

Printemps 2022 N° 8/Collectif – Éditions ALCOR, 2022, 240 pages, 22 €

Quel beau symbole que celui de l’arbre reprit en première de couverture !

Effectivement, l’arbre est avant tout un symbole de la vie en perpétuelle évolution. Il monte vers le zénith, du latin zenit provenant de l’arabe samt, sommet. Cher au cœur du Maçon, zénith qui avec le nadir et le débir sont trois mots fondamentaux du symbolisme maçonnique – leur complémentarité ouvre un chemin de progression aussi bien vers le haut que vers le bas –, le zénith est le point imaginaire qui semble le plus élevé… Le zénith donne donc la direction verticale ascendante. Beaucoup y voit le ciel et lui accorde tout le symbolisme de la verticalité : vie, mort et régénération.

C’est tout ce qu’offre cette magnifique revue (format, qualité du papier et de l’impression, profondeur des textes, etc.). Une véritable régénération. Elle renouvelle, change et améliore notre façon de percevoir les choses et nous apporte de réels outils de réflexion. Nous en voulons pour preuve le texte de David Taillades. Nous reviendrons d’ailleurs sur l’activité littéraire des autres contributeurs, notamment celle de Gilles Bucherie et de Philippe Subrini.

Gilles Bucherie s’intéresse depuis de nombreuses années au mouvement occultiste et plus particulièrement à la personnalité et aux travaux d’Albert Faucheux (1838-1921), alias F.-Ch. Barlet.

Il a publié une première étude dans la revue Politica Hermetica (N° 28-2014) intitulée « F. – Ch. Barlet, une sociologie au confluent des sciences occultes ». Diplômé de l’EPHE pour une étude intitulée « La vie et l’œuvre de F.-Ch. Barlet.

Un occultiste entre science, astrologie et religion au tournant des XIXe et XXe siècles », il poursuit ses recherches sur ce sujet. En 2020, il écrit déjà dans la revue LIBER (2020 -n° 4), une étude intitulée « Une lecture des premiers travaux de G. Tamos (1884-1966) » et en 2021 fait paraître chez Selena René Alleau et l’écriture philosophale. 2022 voit l’édition, chez ALCOR, de F.-Ch. Barlet, fragment d’une histoire secrète.

Quant à Philippe Subrini, il est connu pour son bulletin La Lettre du Troubadour, lettre mensuelle qu’il rédige nous informant des dernières parutions, des dates et lieux des conférences et/ou Tenue Blanche Ouverte (TBO), des dates et lieux des prochains Salons Maçonniques ainsi que du bilan de certaines manifestations maçonniques. Envie d’en savoir plus sur troubadour13@gmail.com

Le sommaire de ce LIBER, 8e numéro :

David Taillades* : Une nouvelle approche des Anciens Devoirs. La théorie du continuum ;

Gilles Bucherie : Annotations sur l’espace ;

Philippe Subrini : Le rôle de l’Emblème dans la marque typographique du Libraire & Imprimeur Sébastien Nivelle ;

Remo Mugnaioni : Une brève introduction à la longue histoire de l’araméen ;

Axel de Saboulin : Études et réflexions sur un point de vue de métaphysique hindoue : Le Samkhya.

*Sous le pseudo de David Taillades, notre Frère, né en 1971, est l’auteur d’un premier ouvrage consacré à la symbolique des rituels anglais. Nous lui devons « De la franc-maçonnerie opérative au rite Émulation » (Dervy, 2013). Son deuxième essai « HiRaM, le Mystère de la Maîtrise et les origines de la franc-maçonnerie » (Dervy, 2017) s’adresse aux passionnés d’histoire en quête des origines de l’Art Royal. Cet ouvrage est le fruit de longues années de recherche et met en évidence les failles de la recherche historique maçonnique. Son ambition est d’ouvrir la voie à une refonte complète de l’historiographie maçonnique.

En 2019, il publie, toujours fidèle à Dervy « Franc-maçonnerie – L’histoire retrouvée ». Une histoire retrouvée, car l’histoire n’est jamais définitivement écrite et est sans cesse revue et réanalysée à l’aune de nouvelles connaissances. Après cent trente années de recherches académiques sur les origines de la franc maçonnerie et différentes thèses avancées, l’auteur, chercheur insatiable, nous fait part de ses théories en la matière… David Taillades pratique le Rite Anglais de style Émulation, à Lyon, et ne se limite pas à ce rite d’oralité dans sa Loge.

En effet, il met en pratique dans sa vie quotidienne l’ascèse que propose cette « tradition du métier » : lecture des textes sacrés, dépouillement des sources primaires des Old Charges, les Anciens Devoirs, méditation, contemplation et oraison, mais aussi la géométrie. Côté « parcours universitaire », après un DEA en sciences de gestion à Lyon 3 (orientation sciences humaines / comportements interculturels en entreprise) et un diplôme en langue étrangère, il obtient également un titre d’ingénieur informaticien.

Formé à l’interdisciplinarité et à la modélisation des systèmes complexes, son axe de recherche historique consiste à rassembler de nombreuses preuves écrites et à les vivifier dans leur contexte, le conduisant ainsi à venir battre en brèche « de manière irréfutable », selon ses termes, la thèse de l’invention d’une tradition maçonnique au seul siècle des Lumières… David Taillades travaille actuellement à l’écriture d’une énorme somme sur les anciens manuscrits, anglais comme écossais, des documents qui témoignent tous de la tradition initiatique véhiculée depuis toujours par le « Craft », le Métier.

Les Éditions ALCOR, sur leur site, présente leur revue :

Le mot du comité de rédaction

« Pourquoi fonder une nouvelle revue dédiée à la Tradition, à la métaphysique, au symbolisme, à l’Art sacré, à la vie intérieure, alors que le matérialisme, l’individualisme et le nihilisme semblent triomphants ? Parce que nous nous devons par fidélité et par nécessité de témoigner de l’inaltérabilité de la Connaissance Sacrée.

La plupart d’entre nous se sont nourris des « Etudes Traditionnelles », de « Connaissance des Religions », de « Vers la Tradition », des « Cahiers du Sud », de « Hermès », des « Cahiers de l’Université saint Jean de Jérusalem », des « Cahiers du Groupe d’Etudes Spirituelles Comparées », et de bien d’autres publications plus confidentielles. Que reste-t-il de toutes ces initiatives portées par de grands chercheurs et témoins ? Un grand vide.

Mais la soif de Connaissance est toujours intacte et les sources discrètes non taries. De nouvelles générations, conscientes de l’inanité d’un néo-spiritualisme, de la confusion qui règne entre psychique et spirituel, entre développement personnel ou bien être et délivrance ou paix profonde, se questionnent et partent en quête de ce qui peut rester çà ou là comme voie d’accès à une authentique et redoutable réalisation spirituelle.

Ainsi, avec cette revue, nous lançons aussi un appel aux personnes de bonnes intentions, aux veilleurs, aux guetteurs, aux gardiens, aux ravis, aux bienheureux, aux témoins, aux artisans de paix, qui permettront à Liber de croître qualitativement.  René Guénon évoquait dans « Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps », « les fissures de la grande muraille ». Au cœur de la dissolution, il importe encore et toujours, de « rassembler ce qui est épars », de « faire sortir l’ordre du chaos.» Dès lors, et en hommage à notre ami Bernard Avella, qui fut un libraire fin connaisseur de ces sujets, nous avons souhaité créer Liber, afin que de plutôt disperser l’héritage, nous rassemblions les héritiers.

Nous accueillerons bien volontiers pour les prochains numéros les contributions de ceux qui se sentent concernés par notre projet. Nous publierons deux numéros par an (novembre – mai.) Bonne lecture. »

Retrouvez la revue http://www.alcor-editions.fr/revue-liber/

Relisez l’article,  ici-même, de Magali Aimé, intitulé Gilbert Bonnet : Comment imprimerie et initiation conduisent à l’édition ? en date 16 Août 2021 https://bit.ly/3XYNByK

De gauche à droite, Éric Unger – Gilbert Bonnet – Pierre Rimbaud lors d’une présentation de la revue LIBER à Marseille (Photo Philippe Subrini)

Gilbert Bonnet étant le directeur de publication de LIBER.

ALCOR ou la passion d’un éditeur Marseillais.

Petite étoile nichée dans la constellation de la Grande Ourse, nous l’avons adoptée pour donner son nom à notre maison d’édition. Son nom, d’origine arabe signifie le Cavalier. Elle servait jadis de test d’acuité visuelle pour les archers de Genghis Khan et de Charles Quint. Alcor est aussi la clé du mystère du trésor des rois de France de Maurice Leblanc dans le roman « La comtesse de Cagliostro »

Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti
Retraité, Yonnel Ghernaouti a fait l’essentiel de sa carrière dans une grande banque ancrée dans nos territoires. Petit-fils du compagnon de l’Union Compagnonnique des Devoirs Unis Pierre Reynal, dit « Corrézien la Fraternité », il s’est engagé depuis fort longtemps sur le sentier des sciences traditionnelles et des sociétés initiatiques. Chroniqueur littéraire et membre du bureau de l'Institut Maçonnique de France, il collabore à de nombreux ouvrages liés à l’Art Royal et rédige des notes de lecture pour « La Chaîne d’Union », revue trimestrielle d'études maçonniques, philosophiques et symboliques du Grand Orient de France. Initiateur des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, il en est le Commissaire général.

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