mar 29 novembre 2022 - 14:11

Sacrée reine de Saba par André Breton, découvrez le bestiaire énigmatique de Baya à l’IMA

L’exposition temporaire « Baya, icône de la peinture algérienne-Femmes en leur Jardin » vous offrira un retour sur le parcours flamboyant d’une icône de la peinture algérienne.

Baya, L’âne bleu, circa 1950. Gouache sur papier, 100 x 150 cm. Collection Kamel Lazaar Foundation

Arriverons-nous un jour à percer les mystères qui entourent l’œuvre de Baya ?

Plus de 20 ans après sa disparition, l’Institut du monde arabe et le fonds France et Claude Lemand lèvent une partie du voile sur la flamboyante production de cette étoile filante de la scène artistique, sacrée reine de Saba sous la plume d’André Breton.

L’invitation tient en quatre petits mots chers à l’univers de Baya : Femmes en leur Jardin. Nous pénétrons dans un royaume foisonnant peuplé de figures féminines, de chimères ailées et d’oiseaux colorés. Une nature enchanteresse, comme une ode à la vie… Nous redécouvrons ici le bestiaire énigmatique de ses céramiques, la puissance chromatique de ses peintures joyeuses ou l’élégance de ses sculptures d’argile avant de s’immerger dans le dialogue sans fin de ses arabesques.

Baya, Les Rideaux jaunes, 1947. Gouache sur papier, 72 x 91 cm. Musée IMA

« Les mots pour parler de Baya sont souvent piégés, car ils ressassent l’idée du miracle initial ou qualifient son art d’art naïf. L’un obère toute réelle historicité au regard de sa trajectoire et l’autre empêche de voir la singularité de son art, son raffinement, ses évolutions, sa dimension spirituelle. » déclare Anissa Bouayed, chercheure associée au Laboratoire CESSMA, Université de Paris, spécialisée en histoire sociale et culturelle du Maghreb ainsi qu’en histoire coloniale et post-coloniale.

Qui es-tu Baya, reine de Saba ?

Baya, de son vrai nom Fatma Haddad, épouse Mahieddine, est née le 12 décembre 1931, à Bordj el Kiffan (Fort-de-l’Eau, aux environs d’Alger) et est décédée le 9 novembre 1998 à Blida, surnommée « La Ville des Roses », située au contact de l’Atlas blidéen et de la Mitidja et fondée au XVIe siècle pour accueillir des immigrés andalous.

Baya, Musique, 1974. Gouache sur papier, 100 x 150 cm. Donation Claude et France Lemand 2018.

Baya est une peintre algérienne qui signe ses œuvres de son prénom usuel.

Baya commence alors à modeler des personnages ou des animaux fantastiques en argile et elle est encouragée à réaliser des gouaches que le sculpteur Jean Peyrissac montre à Aimé Maeght, de passage à Alger en 1943.

En 1947, une exposition est organisée à Paris par Maeght dans sa galerie. André Breton préface le catalogue. Elle connaît un vif succès. Le magazine Vogue publie la photo de Baya, qui n’a alors que seize ans, avec un article d’Edmonde Charles-Roux. Baya découvre Paris et rencontre le peintre Georges Braque. En 1949, elle réalise à Vallauris des sculptures en céramique dans l’atelier Madoura et côtoie Picasso. En savoir plus sur sa vie et son œuvre https://bit.ly/3UyPgZx

La vidéo de Arts in the City intitulée « Baya, retour sur le parcours flamboyant d’une icône de la peinture algérienne – Exposition » https://www.youtube.com/watch?v=B5rXLwBfl2I

Pour aller plus loin, le catalogue de l’exposition : © Editions IMA, éditions CLEA, éditions Barzakh, Images Plurielles, Paris/Marseille/Alger, 2022

L’Institut du monde arabe remercie chaleureusement les mécènes et partenaires de l’exposition Baya. Femmes en leur Jardin :

Ainsi que les mécènes et partenaires du cycle 2022. Regards sur l’Algérie à l’IMA :

Infos pratiques :

Du 8 novembre 2022 au 26 mars 2023

Institut du Monde arabe

1, rue des Fossés Saint-Bernard – 75005 Paris

Téléphone : 01 40 51 38 38

Sources : IMA ; arts-in-the-city.com

IMA
Yonnel Ghernaouti
Retraité, Yonnel Ghernaouti a fait l’essentiel de sa carrière dans une grande banque ancrée dans nos territoires. Petit-fils du compagnon de l’Union Compagnonnique des Devoirs Unis Pierre Reynal, dit « Corrézien la Fraternité », il s’est engagé depuis fort longtemps sur le sentier des sciences traditionnelles et des sociétés initiatiques. Chroniqueur littéraire et membre du bureau de l'Institut Maçonnique de France, il collabore à de nombreux ouvrages liés à l’Art Royal et rédige des notes de lecture pour « La Chaîne d’Union », revue trimestrielle d'études maçonniques, philosophiques et symboliques du Grand Orient de France. Initiateur des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, il en est le Commissaire général.

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