mar 28 juin 2022 - 04:06

ITALIE : Que fait un franc-maçon à l’ombre d’une pyramide ?

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Les hypothèses ésotériques, portant surtout sur la pyramide de Khéops, puisqu’il n’y a pas d’inscriptions, ont conduit à supposer des significations astronomiques précises exprimées dans les mesures extérieures : ces relations révéleraient des relations existantes dans l’Univers.

A l’inverse, les mesures intérieures, se référant au système de couloirs et de passages, nous permettent d’imaginer une profonde signification mystique – symbolique.

Il semble établi que les seuls endroits sur Terre sans constructions pyramidales sont l’Australie et l’Antarctique.

Il n’y a pas non plus de doute sur le rang des peuples qui les ont construits : un savoir-faire constructif remarquable et une connaissance approfondie des calculs mathématiques et astronomiques. Si nous nous référons aux grandes pyramides, celles d’Amérique centrale et d’Égypte, nous devons immédiatement préciser que nous sommes face à des chefs-d’œuvre d’architecture, d’ingénierie et de construction.

Il est étonnant que des hommes de ces temps anciens, dépourvus de technologie et d’outillage mécanique, aient été capables de pareils travaux ; tout comme il est étonnant que ces cultures aient été pratiquement distantes l’une de l’autre de milliers de kilomètres, voire de centaines d’années, et qu’il s’agisse de structures dont la construction remonte presque à la préhistoire.

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Égypte antique

Personne ne nous a jusqu’à présent donné une explication complètement convaincante quant à leur destination : s’il s’agissait de tombes ou de temples, pourquoi ils ont été érigés, combien de temps a duré leur construction, comment leurs alignements pouvaient être presque parfaits, comment leur peau extérieure pouvait être lissée et placés avec une précision incroyable.

Un mystère, donc, qui a toujours fasciné et tourmenté l’humanité.

De nombreux intellectuels se sont interrogés sur leur signification.

François-René de Chateaubriand écrit :

Si l’homme a érigé de telles tombes, ce n’est pas par conscience de son propre néant, mais plutôt par désir d’immortalité : cette tombe ne représente pas une limite, qui marque la fin de quelque chose, mais un point de départ vers une vie éternelle, et une sorte de porte immortelle bâtie au bord de l’éternité.

Victor Hugo le définit :

Montagne humaine… échelle ardue !

Enfin, Manley P. Hall :

La Pyramide reste le signe visible du pacte entre la sagesse éternelle et le monde. La Pyramide est la maison de la sagesse, solidement fondée sur la nature et ses lois immuables, les coins sont le silence, la profondeur, l’intelligence et la vérité. Les visages triangulaires sont les emblèmes d’une triple puissance spirituelle.

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Parmi les significations symboliques, celle de monument solaire se distingue certainement. À travers elle, il était possible d’atteindre Dieu le Soleil et cela est confirmé par les soi-disant textes des Pyramides, un précieux document religieux de l’Égypte ancienne, trouvé en 1881, qui s’y réfère continuellement comme un escalier qui vous permettrait d’atteindre les sphères célestes.

Il est sans doute probable que la forme avait un sens figuratif, qu’elle reflétait une conception du monde, une somme de mystères.

On parle de la symbolique de la Pierre, dont la clef d’interprétation vient du célèbre « Livre des Morts » , rituel funéraire, qui, à travers des allégories supérieures, honorant le Dieu Unique, celui des initiations secrètes, permet de saisir le caché sens de l’intérieur des Pyramides. Il est ainsi possible d’identifier les termes de la Pyramide sur la base du « Livre des Morts » .

La descente équivaut au passage descendant, de la chambre double de vérité à l’ascendante et à la grande galerie ; la porte de l’ascension à l’entrée et la salle de vérité dans les ténèbres au passage ascendant. La salle de vérité à la lumière revient à la grande galerie.

L’intersection des routes pures de la vie à l’intersection des passages supérieurs. Le bien à celui de la vie. L’arc royal du solstice à l’entrée du passage de la chambre du Roi La chambre du triple voile à l’antichambre.

Le passage du voile au passage de la chambre du Roi.

La chambre de la Résurrection, avec celles du Grand Orient et le tombeau ouvert, jusqu’à la chambre du Roi.

Karnak, en Egypte - monuments
Karnak, en Egypte – monuments

La vie de l’avancement de l’âme régénérée au passage de la chambre de la Reine, de la chambre de régénération à celle de renaissance. De la chambre de la Lune à celle de la Reine. De la chambre d’essai et du feu central au souterrain. Les lieux secrets du Dieu cachés dans les chambres de la constitution.

Tout cela apparaît comme un chemin tortueux et semé d’embûches, à l’image de la vie, mais qui, pour qui saura marcher et l’affronter, conduira à des découvertes exceptionnelles.

Ainsi le couloir d’entrée est la période de préparation et d’initiation aux mystères de l’Univers. Le couloir descendant est la dégradation de l’individu qui, n’ayant pas trouvé la vérité, s’enfonce dans les ténèbres de la Terre.

La chambre souterraine, où les hommes renversés marchent comme des mouches au plafond en s’arrachant la cervelle à coups de hache, renvoie plutôt à la folie.

A l’intersection entre le couloir d’entrée et le couloir descendant se trouve le premier passage ascendant appelé « Salle de la Vérité dans l’Ombre », architecturalement construit comme un couloir étroit et bas, qui permet le chemin de l’homme, même s’il est courbe, plus en douceur, par rapport au passage descendant.

Le passage horizontal et la chambre de la Reine indiquent la renaissance spirituelle, la venue de la vraie lumière de l’Orient, durant les derniers jours de la loi. Suit la grande galerie qui est la « Salle de vérité dans la lumière », où l’initié sera introduit après de nouvelles épreuves de son courage et de son intégrité.

La grande étape, c’est-à-dire le début de la préparation en vue de la consommation de l’heure et de la restauration de toutes choses, sera accessible en passant des épreuves de sagesse et de progrès accomplis.

Suivent les passages bas, brièvement interrompus par l’antichambre, dont les murs de granit présentent des sculptures verticales, emblématiquement destinées à recevoir les motifs ultérieurs, qui, en s’ouvrant, permettaient d’accéder à la salle la plus secrète, au Saint des Saints.

L’antichambre était le lieu où le triple voile commençait à se lever.

En y pénétrant, l’initié, pas encore Maître, témoigna de son humilité, s’abaissant sous la dalle verticale de granit, pour entrer, tout courbe, dans le dernier passage bas, symbole de l’humiliation déjà signalée plus haut.

Dans le Livre des Morts ce milieu porte les noms les plus extraordinaires : c’est la chambre du Mystère et du Tombeau ouvert, la chambre du Grand Orient des anciennes prophéties, la salle de jugement et de purification des nations, le retour de la vraie Lumière, celle qui vient de l’Occident.

Dans la chambre du Roi, le drame de la « seconde mort » se joue. Ici le candidat, après avoir été crucifié sur la croix des solstices et des équinoxes, fut enterré dans un grand sarcophage…
Le candidat fut placé dans le grand cercueil de pierre et pendant trois jours son esprit, libéré de l’enveloppe morale, erra sur le seuil de l’éternité.

Réalisant que son corps était une maison qu’il pouvait quitter et retourner sans mourir, il atteignit la véritable immortalité. Au bout des trois jours, il revenait à lui-même, et après avoir ainsi expérimenté le grand mystère, il était vraiment un initié… envers qui la religion avait rempli son devoir, l’amenant à la lumière de Dieu.

La pyramide de Giza et son Sphinx
La pyramide de Giza et son Sphinx

La chambre du Roi était la porte entre le monde matériel et les sphères transcendantes de la nature, la Grande Pyramide, l’accès par lequel les anciens prêtres laissaient passer quelques élus pour se lancer dans la réalisation de la perfection individuelle.

Et il est également utile de porter notre attention sur le sommet manquant, caractéristique commune aux constructeurs d’édifices religieux, qui laissent leurs travaux inachevés comme pour indiquer que seul Dieu est complet, total.

Et nous pouvons à nouveau conclure avec Hall :

 La pierre de couronnement, bien qu’elle existait, était formée par une pyramide miniature, surmontée d’un bloc plus petit et ainsi de suite « à l’infini ». Pour cela, la pierre de couronnement est la quintessence de l’ensemble de la structure.

La Pyramide peut être comparée à l’Univers et la Pierre Couronnement à l’homme.

Suivant la chaîne des analogies, l’esprit est la pierre angulaire de l’homme, l’esprit est de l’esprit, et Dieu, la quintessence de tout, est la pierre angulaire de l’esprit.

Comme un bloc brut et inachevé, l’homme est extrait de la carrière et, grâce à la culture secrète des mystères, se transforme en une véritable et parfaite couronne pyramidale. Le Temple n’est complet que lorsque l’initié devient le sommet vivant par lequel le pouvoir divin est concentré dans la structure divergente sous-jacente.

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