dim 27 novembre 2022 - 05:11

Le réchauffement climatique : quelle prise de conscience pour les francs-maçons ?

Nous « fêtons » actuellement les deux ans de la pandémie qui nous a assaillie en mars 2020. Précédemment, nous avons vécu également des hausses de température qui elles sont dues à un dérèglement climatique. Elle font monter la température à 43/44° dans certaines régions de France et plus de 50° dans une région de l’Inde où manquait déjà l’eau. Aujourd’hui, l’Australie brûle ; la catastrophe, le désastre écologique sont bien présents. Les appels aux changements, nous les entendons tous les jours, mais il semblerait qu’ils ne soient pas réalisés assez rapidement.  

Il faut s’y préparer : l’élévation du niveau des océans est inéluctable. Quoi que l’on fasse. Le scénario se noircit encore un peu plus avec cette nouvelle étude qui compare le réchauffement climatique actuel avec la dernière période interglaciaire : la montée des eaux serait plus rapide et plus haute que prévue.

Nous avons dévoré sans souci les ressources de notre Planète, comme si elles étaient infinies. Nous avons du mal à réaliser que cette consommation effrénée était en réalité à la fois un désastre écologique et social.   

Avant de faire ce travail, nous pensions être assez « éclairées » sur le sujet et relativement bien informées, nous avons vite déchanté car nous sommes loin, très loin d’avoir pris véritablement conscience de l’état de notre planète même si les catastrophes climatiques comme les inondations et les sécheresses nous permettent d’avoir un commencement de prise de conscience… Ce que nous avons trouvé est vertigineux.

De la même façon que chacun, chacune sait bien que nous sommes mortels, le « vertige » qui nous submerge lorsque nous y pensons, nous ramène bien vite à l’oubli de cette réalité et à nos égarements, par exemple, dans une consommation rassurante, comme dans nos problématiques franco-française, refuge de notre désarroi.  

Depuis la révolution industrielle, l’homme tente d’assujettir la nature ; on pourrait dire que l’homme est en guerre contre la nature ; nous « vidons » les océans, nous empoisonnons les sols à coups d’engrais et de pesticides, nous mettons en cage les animaux, nous les maltraitons dans le seul but d’augmenter la production alimentaire, nous détruisons les forêts d’Europe, d’Asie, d’Amazonie et d’ailleurs, nous nous conduisons comme si la nature avait pour but de faire tourner l’économie alors que c’est totalement l’inverse et nous le savons, certes souvent inconsciemment, que si la nature venait à disparaître, elle entraînerait la chute de notre présence humaine. Il est donc vital que l’être humain se reconnecte à la nature d’une façon réelle et respectueuse.

Une autre prise de conscience est également nécessaire, celle de savoir que le patrimoine financier des 63 milliardaires français émet autant de gaz à effet de serre que celui de 50 % de la population française, c’est ce que révèlent Oxfam et Greenpeace dans une étude publiée mercredi 23 février 2022. Cette précision pour ne pas oublier que les enjeux sont globaux et qu’il n’y aura pas de transition écologique sans justice sociale, sans une répartition équitable des efforts de sobriété et de solidarité à fournir pour décarboner notre économie.

Mais nous pourrions y arriver déjà par la prise de conscience du fait que nous passons, pour la plupart d’entre nous, nos journées « hors de la nature » :  entre nos lieux de travail en intérieur, nos magasins, nos galeries marchandes, nos voitures, tout nous éloigne de la nature ; reprenons alors possession de ce bien si précieux : marchons, nageons, profitons du soleil autant que possible, habituons les jeunes générations à aller dans la nature et, comme le dit Satich Kumar, il s’agit de retrouver le sens du précieux de la nature, de son statut vivant et fragile.

Pour le Dalaï-Lama, seul le sentiment de responsabilité qui découle de notre humanité commune permettra aux humains d’apporter une contribution active à une planète plus heureuse et en paix. Le changement du monde s’effectue d’abord dans les consciences dans le for intérieur de chacun. (Philippe Judenne – Sagesses Bouddhistes). La philosophe Hannah Arendt disait à peu près la même chose tout de suite après la dernière guerre…    

Nous avons d’abord planté le contexte, le monde dans lequel nous vivons, et là, ce qui vient rapidement à notre conscience, c’est que nous sommes face à la terre, comme le dit Edgar Morin, à la notion de terre patrie. On sent bien que ce qui nous arrive dépasse largement les frontières de la France ou de l’Europe. Dès lors, on comprend la complexité du concept d’écologie et l’on se prend à avoir la tête qui tourne au vu de cette complexité.

La famine tue 25.000 humains pendant que nous jetons 3.5 millions de nourriture ; dans ce sens, nous devons envisager tous les problèmes en tant que membre de « la grande patrie des vivants » pourtant nous choisissons l’existence assumée d’une extrême pauvreté pour certains et d’une richesse démesurée pour les autres et cela dans un climat de suspicion et de peur de l’autre. L’empathie, la bienveillance envers l’autre qu’il soit humain ou non humain, serait déjà un pas ; donner des droits aux rivières, aux forêts et à ses habitants face à la destruction massive serait assez réjouissant ; un citoyen représentant la nature pourrait porter plainte contre la cause de ce qui détruit la nature…

Se penser dans une logique de coopération plutôt que de compétition, dans une éthique de connivence plutôt que de concurrence. Le pari que nous pourrions faire est la primauté de la vie sur toute autre considération.

Derrière la vie, il y a les vivants, c’est tout simple !!

Chemin forestier en été
Chemin forestier en été

La Terre, nous dit Satisch Kumar (philosophe et spiritualiste indien) est à l’origine de toute vie au sens propre comme au sens figuré ; la vie sous toutes ses formes est issue de la terre mère, et destinée à y retourner ; même si c’est une évidence, il faut le dire car en avons-nous toujours conscience ?  

Ce qui caractérise notre époque nous dit Edgar Morin, c’est l’absence d’espoir ; même pendant l’occupation nazie, il y avait une énorme espérance et la certitude de lendemains qui chantent. Soixante-dix ans plus tard, l’avenir est devenu incertain, angoissant. Nous nous rendons compte après nos lectures que la société aussi en est là, que la désespérance gagne toutes les générations et que cette remarque est faite aussi par un observateur du nom d’Edgar Morin. 

Celui-ci nous disait déjà dans les années 90 qu’il prenait « conscience que le vaisseau spatial terre, propulsé par quatre moteurs incontrôlés : science, technique, économie, profit, soit emporté vers de très probables catastrophes en chaîne, le probable ne signifiant pas l’inéluctable et n’excluant pas la possibilité d’un changement de cap ».

Ouf, d’après lui, rien n’était donc encore irrémédiable mais pour combien de temps …

Alors que pourrait-on faire ?

Satich Kumar nous propose un changement de paradigme. Suivant ce qui se passait jusqu’à présent, l’économie obéit à un principe de linéarité : je prends, j’utilise, je jette ; le nouveau paradigme permet à l’économie d’être cyclique ; comme la nature, je prends avec gratitude, j’utilise avec parcimonie, je reconstitue ce que j’ai pris et j’offre à la terre ce qui reste sous forme de compost.

Ce nouveau paradigme tend à se concentrer sur l’être et non sur l’avoir. La qualité de la vie, la santé, la culture, la qualité de l’alimentation, la famille, le partage, l’amitié, autant de biens immatériels bien plus importants que l’avoir (grosse voiture, téléphone dernier cri, voyages lointaines, vêtements à la mode).

« Il faut savoir habiter mieux la Terre, plus sobrement, avec davantage de bienveillance pour les vivants non humains et de soin pour les paysages » Virginie Maris (philosophe de l’environnement au CNRS).

La restitution au local de nos ambitions : restituer la dignité au travail de l’homme, fabriquer, produire, construire, jardiner, cuisiner, autant d’activités que nous devrions avoir plaisir à accomplir. Nous ne prônons pas la décroissance mais une sobriété heureuse (celle dont parle Pierre Rabhi).

« Le nouveau paradigme est holistique et non discriminatoire ; l’ancien paradigme est mécaniste, il compare la terre à une machine inanimée et privée de sens, Le nouveau paradigme assimile la terre à Gaia, la déesse mère de la mythologie grecque. Loin d’être vue comme une machine, la planète est conçue comme un organisme vivant, un biotope autonome capable de s’autoréguler et de se perpétuer. »

« Liés par une origine et une évolution commune, les êtres vivants partagent tous la même humanité. » Satish Kumar

Il n’est pas possible de concilier la lutte contre le dérèglement du climat avec une croissance et une consommation toujours plus excessive. On ne peut pas échapper aux lois de la physique, on ne peut pas ignorer les leçons de l’éthique. Le choix que nous opérons maintenant est le plus important de l’histoire de l’humanité et peut être de l’histoire de la terre. Maintenant, les individus comme les gouvernements sont en quête d’un nouveau pacte environnemental et économique.

Un cheval et son petit galopant dans les plaines
Un cheval et son petit galopant dans les plaines

Il faut avoir conscience qu’au cours des dernières cinq cent millions d’années, la vie sur Terre a presque totalement disparu à cinq reprises, à cause de changements climatiques : une intense période glaciaire, le réveil de volcans et la fameuse météorite qui s’est écrasée dans le Golfe du Mexique il y a soixante cinq millions d’années, rayant de la carte des espèces entières comme celle des dinosaures. Ces événements sont communément appelés les cinq extinctions massives ; or tout semble indiquer que nous sommes aux portes de la sixième du nom.

De facon schématique, et certes caricaturale, nous pouvons dire que la marge de manœuvre restant avant que la planète dans son ensemble coure le risque de se transformer en étuve, est d’environ 0,4°.

 À la différence que, cette fois, nous sommes seuls responsables de ce qui se produit.

« Nous sommes dans une nouvelle période géologique : l’anthropocène, caractérisée par le fait que les humains sont devenus les principales forces de transformation de la planète. Au point qu’il est désormais possible de déceler nos empreintes : fibres de plastique, os de poulet de supermarché, béton de nos constructions, en train de se fossiliser dans les couches sédimentaires de la Terre ». François Gemenne membre du GIEC (groupe inter-gouvernemental d’expert sur l’évolution du climat). 

Nous n’avons pas pu faire autrement que d’aborder ce problème par une approche plus politique dans le sens large du terme et non pas politique politicienne. Il ne s’agit plus de trier nos déchets ménagers, de faire attention à notre consommation d’eau etc… car cela ne suffit plus.

Nous avons aujourd’hui des politiques d’asile et d’immigration déshumanisées et criminelles, parce que les gens sont convaincus que ceux qui sont de l’autre côté de la frontière ne sont plus leur semblable, mais des parasites qu’on peut laisser mourir sans que cela nous affecte. Tout l’enjeu consiste à réaliser que le type qui a les pieds dans l’eau au Tuvalu (archipel dans le sud pacifique, en voie de disparition) ou celui qui affronte les cyclones au Bengladesh, que tous ces gens qu’on ne connaît pas, dans des pays où on n’ira jamais, font partie du même monde que nous. Nous devons nous définir comme Terriennes et Terriens tous embarqués dans la même histoire » François Gemenne chercheur au GIEC)

Hors, nous avons à prendre conscience que les actions des uns sont aujourd’hui responsables de la souffrance des autres. Ce constat de l’importance des inégalités en anthropocène est également celui du physicien Jean-Paul Deleage, qui estime fondamental de repenser en anthropocène le contrat social au sein des sociétés comme entre les pays du nord et du Sud

« La pollution tuerait aujourd’hui plus que le tabac. A l’échelle globale, nous vivons dans un monde où quelques personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale C’est insensé et intenable !!! » nous dit Aurélien Barrau (astrophysicien).

La mise en place de mesures qui reviennent à permettre aux plus riches de ne rien infléchir de leur comportement tout en imposant des évolutions très difficiles aux plus pauvres, ne peut pas fonctionner et n’est pas souhaitable.

On ne peut plus mener une politique qui favorise la croissance consumériste. Les doux rêveurs ne sont pas ici les écolos mais ceux qui pensent pouvoir défier les lois fondamentales de la nature. 

Une telle urgence tend à nous paralyser et rend toute action éducative s’inscrivant dans le temps long a la limite de l’impossible cependant nous pouvons imaginer à l’instar de Daniel Curnier (université de Lausanne) « Quel rôle pour l’école dans la formation des futurs citoyens ? » pour lui pas de doute la citoyenneté commence à l’école, l’éducation est un moyen politique de choix pour les changements de société. Il est nécessaire d’une transformation du système et d’une contribution à un changement de paradigme, l’approche de Curnier s’oppose à une conception de l’éducation qui aurait pour finalité de former des individus prêts à s’insérer sur le marché de l’emploi, c’est à dire qui serait préparatoire à l’insertion au sein du marché néolibéral contemporain. Daniel Curnier démontre la façon dont les institutions européennes ou l’OCDE déploient dans leurs textes d’orientation des conceptions éducatives « explicitement guidées par des impératifs de compétitivités à l’échelle mondiale et non pas des finalités de citoyenneté responsable ».

En accord avec lui, nous pouvons reprendre ce qu’il dit en éducation ; agir sur les attitudes dans une perspective citoyenne, ce n’est donc pas formater les esprits et multiplier la pratique scolaire des écogestes, mais permettre aux élèves de comprendre le monde et les défis auxquels fait face l’humanité au XXIe siècle. C’est aussi inciter à réfléchir aux dimensions éthiques et philosophiques des enjeux qui en découlent et développer leur capacité de décider et d’agir.

Nature, arbre dans le creux de deux mains
Nature, arbre dans le creux de deux mains

Le politiste et pédagogue français Pierre Statius estime que la profonde crise démocratique contemporaine doit être nécessairement travaillée dans une perspective éducative.

Le nouveau citoyen prend appui d’après Arnsperger sur une nouvelle façon de vivre sa condition humaine en rupture avec la façon de vivre des sociétés capitalistes. Fondamentalement Arnsperger déplace le lieu de la croissance ; d’une croissance économique au sein des entreprises à une croissance au sein de chaque existence humaine. 

A l’instar du Dalaï-Lama restons optimistes pour l’avenir car il y a un certain nombre de revirements de nos attitudes envers la Terre. Des jeunes de plus en plus jeunes tentent de nous faire prendre conscience et nous faire changer d’attitude.  

Il existe depuis pas mal d’années un mouvement qui nous paraît fort intéressant et qui réunit écologie et féminisme et qui se nomme ECOFEMINISME, c’est un regroupement majoritaire de femmes mais il y a aussi des hommes.

L’écoféminisme se base sur la déconstruction de la pensée binaire qui sépare l’humanité et la nature et propose une approche circulaire et complexe. Sans hiérarchiser, ni prétendre à l’exhaustivité, des outils utiles aux luttes écoféministes se repèrent ici et là, au Sud et au Nord.

« Les écoféministes s’organisent, reliant la particularité de leur expérience quotidienne à une critique du pouvoir. Leur originalité, par rapport à leurs aînées, réside dans le fait que le souci pour la santé de leurs enfants et pour la planète et leur diversité sociale et ethnique les conduisent à avoir une approche holiste de toutes les formes de domination, liées au genre, à la race ou à la classe et englobant les autres espèces et la nature ». Nous dit Corine Pelluchon – philosophe.

Nous nous sommes demandées si dans l’univers maçonnique il y avait une prise de conscience et une réflexion autour de ce problème.

Il y a eu, en effet, un APPEL DES CONSCIENCES laïques et humanistes écrit par plusieurs Obédience dont la GLFF en novembre 2015 (voir le site du Droit Humain partie prenante de cet appel).

Il existe sur le web un site inter-obédentiel pour le climat s’intitulant IL EST TEMPS qui indique pourquoi la FM s’intéresse à la problématique du réchauffement climatique. 

Andreas Weber nous signale aussi que l ‘Anthropocène peut représenter une chance pour l’aventure humaine ; nous pouvons devenir davantage insérés dans le tissu du vivant et davantage solidaires des humains comme des non humains ; l’anthropocène peut permettre de rompre avec le dualisme stérile entre nature et culture, les conceptions anthropologiques de weber s’opposent à l’homo œconomicus, non pas dans la mise de côté de ses sentiments et sensations qui ont tendance à se replier sur lui-même et à rechercher la maximisation de ses propres intérêts, mais il montre que, fondamentalement, nous ne sommes pas des acteurs isolés que nous pensons être. Le partage est ce qui nous constitue, il ne nous ampute pas mais nous augmente.

Pour lui, les individus sont appréhendés comme les membres d’un ensemble. Que cela nous plaise ou non ; à travers notre métabolisme, qui exige que nous nous nourrissions d’autres êtres vivants et que nous incorporions et transformions l’atmosphère en nous, nous participons à la totalité de la biosphère. 

Weber, tout en maintenant une singularité et une unicité du sujet, déplace la frontière entre le sujet et le monde en montrant que le sujet est aussi le monde.  Il fonde son cadre théorique sur les relations qu’il qualifie de partage , nécessaires et vitales entre le monde et le sujet à partir de la respiration et de l’alimentation. La respiration est appréhendée comme un partage avec la biosphère, les écosystèmes ne reposant que sur les échanges.

Devenir soi est ainsi un processus bio-géo-physique d’interaction avec son environnement.

La caractéristique de Weber est d’ouvrir la philosophie de l’intersubjectivité au non humain en insistant sur le fait que le partage d’une convivialité avec le non humain participe de notre humanisation.

Laura ROA. & Ida RAD.

Ida Radogowskihttps://forms.gle/jqqZUgXG4LN6vv9aA
Pratiquante bouddhiste depuis plus d’une trentaine d’années, continue de suivre régulièrement des enseignements auprès de maîtres du bouddhisme Theravada-moines de la forêt (bouddhisme de l’Asie du sud-est) et pratique la méditation régulièrement. Ida a pratiqué pendant longtemps le hatha-yoga, s’est imprégnée d’une certaine philosophie hindouiste moderne (Swami Prajnanpad et Krischnamurti). Je guide depuis plusieurs années des séances de yoga-nidra (yoga relaxation) auprès de différents groupes. Ses thèmes de réflexion sont : l’éthique – le travail sur soi, la cohérence et rassembler ce qui est épars. Elle travaille dans le milieu du spectacle vivant depuis de nombreuses années en qualité d’administratrice de compagnies de théâtre et d’ensembles musicaux (gestion-administration). Ida a crée avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçons(nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme. La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoix@orange.fr

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2 Commentaires

  1. Ce texte est l’archétype d’une pensée militante écologiste qui assène des propositions comme si elles étaient des vérités révélées alors qu’elles ne sont que des opinions basées sur une analyse orientée des faits.
    C’est le cas du discours immigrationniste qui se pare des atours de l’humanisme alors qu’il induit une désintégration de nos modes de vies sous l’effet du nombre.
    La référence à cet hystérique de François Gemenne est significative d’une pensée stalinienne de l’écologie. Ce Lyssenko du climat veut mettre au Goulag tous ceux qui ne sanctifient pas au GIEC.

    https://www.youtube.com/watch?v=Rg3u1Hcl2Gs

    « La pollution tuerait aujourd’hui plus que le tabac » Quelles sources sérieuses ?

    Dire que le « Tuvalu, archipel dans le sud pacifique, en voie de disparition… » le serait à cause du réchauffement climatique et la montée des eaux est une fake news car la cause est simplement un affaissement du plateau continental.

    Il en est de même avec « les cyclones au Bengladesh… » qui n’ont aucun lien prouvé scientifiquement avec le réchauffement climatique.

    « …agir sur les attitudes dans une perspective citoyenne, ce n’est donc pas formater les esprits… » Mais si justement, car nos enfants sont l’objet d’une propagande sournoise qui les gavent d’une idéologie écologiste qui détruisent leur esprit critique.
    Résultat : un sondage montre que 75 % des jeunes de moins de 25 ans pensent que le nucléaire contribue significativement à l’augmentation du CO2 alors que c’est une source d’énergie considérablement moins polluante que l’éolien ou le photovoltaïque.

    Et l’on pourrit multiplier les exemples de l’orientation idéologique de ce texte.
    Le mythe du bon sauvage version Rousseau ( Jean-Jacques ou Sandrine ) existe toujours…

  2. Comme on peut encore le constater ici, la FM est hélas un des derniers lieux où l’on peut identifier autant de « négationnistes climatiques ». Pour moi c’est stupéfiant de faire ce constat dans une institution qui pourtant dans ses principes prône la recherche de la vérité et l’amélioration des conditions de vie de l’humanité …
    Au milieu des flammes, sous la canicule et bientôt privés d’eau comme c’est presque le cas aujourd’hui, ils continueront jusqu’au bout à nier l’évidence dans une posture idéologique criminelle pour l’avenir de notre humanité. C’est très grave à mon sens.
    A quoi sert-il d’être maçon quand on en vient à refuser les consensus scientifiques les plus indiscutables et les plus vitaux pour l’humanité ?
    De la même manière que la FM refuse certaines idéologies d’extrême droite par principe, il faudrait sans doute s’interroger sur l’acceptabilité de tels discours, dont l’impact au final risque d’être bien plus funeste encore si on continue à les tolérer.

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