Réélection d’Alain Pozarnik à la grande maîtrise de la Grande Loge de France, juin 2005 (date historique)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

En juin 2005, le convent de la Grande Loge de France (GLDF) reconduit Alain Pozarnik dans la fonction de grand maître, un an après sa première élection, le 27 juin 2004. Né à Paris en 1939, passé par le cinéma puis par le monde des affaires, ce frère s’est fait connaître par une abondante production d’ouvrages consacrés au rituel et au symbolisme. Sa réélection illustre une règle propre à l’obédience : la grande maîtrise y est remise en jeu chaque année devant les députés des loges. Elle confirme aussi le poids, à la GLDF, d’une approche résolument initiatique de la franc-maçonnerie.

Date : juin 2005
Lieu : Paris, France

Une obédience attachée au Rite Écossais

Réélection d’Alain Pozarnik à la grande maîtrise de la Grande Loge de France, juin 2005
Source : Wikimedia Commons – Romainbehar – CC0

Constituée en 1894, lorsque le Suprême Conseil de France lui délègue l’administration des trois premiers degrés, la Grande Loge de France travaille très majoritairement au Rite Écossais Ancien et Accepté. Masculine, elle se réclame de la tradition maçonnique et invoque le Grand Architecte de l’Univers, tout en se tenant à l’écart de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Au tournant des années 2000, elle se pense volontiers comme l’obédience de la « voie initiatique », entre le Grand Orient de France, plus engagé dans le débat public, et la Grande Loge nationale française, liée aux obédiences anglo-saxonnes.

Une grande maîtrise remise en jeu chaque année

À la GLDF, le grand maître est élu par le convent, l’assemblée annuelle des représentants des loges qui se réunit en juin. Le mandat est court et renouvelable : la chronologie de l’obédience montre ainsi Michel Barat réélu le 23 juin 2002, puis Yves-Max Viton élu en juin 2003 pour une seule année. Élu le 27 juin 2004 avec, selon la chronologie Kronobase, 72 % des suffrages, Alain Pozarnik se présente donc de nouveau devant le convent en juin 2005. Sa reconduction, dont le jour exact n’est pas précisé par les sources consultées, lui ouvre une deuxième année de grande maîtrise.

Alain Pozarnik, un parcours atypique

Né à Paris en 1939, bachelier en philosophie, Alain Pozarnik débute à vingt ans dans le cinéma comme assistant metteur en scène : il travaille alors auprès de Robert Bresson pour Pickpocket, de Roger Vadim pour Les Liaisons dangereuses et de Jacques Rivette pour Paris nous appartient. Il se tourne ensuite vers des activités commerciales, tout en collaborant en 1968 avec Louis Pauwels aux Ateliers Planète. Retraité depuis 2000, il consacre une grande part de son temps à l’écriture et à la transmission maçonnique.

Un grand maître écrivain

Réélection d’Alain Pozarnik à la grande maîtrise de la Grande Loge de France, juin 2005
Source : Wikimedia Commons – Hawtrey, George Procter, 1847–1910 – Public domain

Alain Pozarnik est surtout connu des loges comme auteur. Ses livres, publiés pour l’essentiel chez Dervy, accompagnent le parcours du maçon de grade en grade : À la lumière de l’acacia, consacré au chemin qui mène du profane à la maîtrise, Mystères et actions du rituel d’ouverture en loge maçonnique, le Symbolisme du rituel de fermeture, ou encore La Voûte sacrée, parue en 2013 dans la collection « Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie ». D’autres titres, comme Le Bonheur initiatique ou La régularité des francs-maçons existe-t-elle ?, abordent les questions de sens et d’identité maçonnique. Cette œuvre fait de lui une figure de la pédagogie initiatique.

Portée de cette réélection

La reconduction d’Alain Pozarnik témoigne d’une certaine continuité dans une obédience qui avait connu, au début des années 2000, des grandes maîtrises brèves. Elle consacre une ligne qui privilégie le travail sur le rituel et le symbole, sans renoncer à la présence de la GLDF dans la société. Au terme de ce second mandat, en juin 2006, le convent élit Alain Graesel, qui restera trois ans en fonction : l’obédience entre alors dans une période de mandats plus longs, Alain-Noël Dubart puis Marc Henry exerçant eux aussi la charge pendant trois années.

Postérité

Devenu passé grand maître, Alain Pozarnik a poursuivi son activité d’auteur et de conférencier. Ses ouvrages, régulièrement réédités, figurent parmi les lectures conseillées dans de nombreuses loges francophones, toutes obédiences confondues, et ont fait l’objet de recensions jusque dans les publications de la GLNF. Son passage à la tête de la GLDF reste associé à l’idée que la fonction de grand maître est aussi une mission de transmission.

Repères chronologiques

  • 1894 : constitution de la Grande Loge de France.
  • 23 juin 2002 : Michel Barat réélu grand maître de la GLDF.
  • Juin 2003 : élection d’Yves-Max Viton.
  • 27 juin 2004 : première élection d’Alain Pozarnik.
  • Juin 2005 : réélection d’Alain Pozarnik.
  • 17 juin 2006 : Alain Graesel lui succède.
  • 2013 : parution de La Voûte sacrée chez Dervy.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia de référence.

Voir aussi dans le glossaire : Musée de la Grande Loge de France (Musée maçonnique), Élection de Carl Fredrik Scheffer comme Grand Maître national de Suède, 1753 (date historique), Convent, Alain Graesel (Auteur), Alain Pozarnik (Auteur), Yves-Max Viton (Auteur).

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