Maria Martin (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Maria Martin, née Maria Esther Arundale à Westminster en 1839 et morte à Paris en décembre 1910, est une journaliste et militante féministe d’origine anglaise, devenue française par son mariage. Fondatrice et directrice du Journal des femmes, socialiste et pacifiste, elle fit partie en 1893 des seize premières femmes initiées par Maria Deraismes au sein de la loge n° 1 du Droit Humain, dont elle devint grande chancelière.

D’Angleterre aux combats féministes français

Maria Martin – portrait
Source : Wikimedia Commons – Couturier, Blanc, Pirou, Fabronius et Carjat – CC BY-SA 4.0

Sœur aînée de Francesca Arundale, d’origine anglaise et protestante, Maria Martin devient française par son mariage et a quatre enfants. Elle donne des cours du soir d’anglais et s’investit dans les patronages laïques. Dès 1881, elle collabore à La Citoyenne d’Hubertine Auclert, dont elle prend la direction en 1888.

Une organisatrice du mouvement des femmes

En 1889, elle participe à la fondation de la Ligue socialiste des femmes, devenue en 1891 La Solidarité des femmes. Elle fonde et dirige le Journal des femmes, paru de 1891 à 1911. Secrétaire du Conseil international des femmes en 1893, elle réclame en 1900 le droit de vote et d’éligibilité des femmes et compte en 1901 parmi les piliers du Conseil national des femmes françaises.

Socialiste et pacifiste, elle participe aux congrès de la paix de Genève (1889) et de Berne (1892), et dirige le Cercle littéraire des femmes à Lyon. Elle défend la laïcité sans faire preuve d’anticléricalisme.

Parmi les premières initiées du Droit Humain

Maria Martin
Source : Wikimedia Commons – FULBERT – CC BY-SA 4.0

En 1893, Maria Martin fait partie des seize premières femmes initiées par Maria Deraismes au sein de la loge n° 1 de ce qui devient l’Ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain. Elle y reste quinze ans comme secrétaire, gravit tous les échelons symboliques et devient grande chancelière de l’Ordre.

Son parcours illustre le lien étroit entre le combat féministe de la fin du XIXe siècle et la naissance de la maçonnerie mixte, qui ouvrait enfin aux femmes l’accès à l’initiation.

Une pionnière de la maçonnerie mixte

Maria Martin appartient au cercle fondateur du Droit Humain, première obédience mixte, dont l’apparition a profondément transformé le paysage maçonnique français. Par ses responsabilités au sein de l’Ordre et par son engagement féministe, elle a contribué à faire de la franc-maçonnerie un lieu d’émancipation pour les femmes.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Maria Martin.

Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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