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Benoît-Joseph Marsollier, seigneur des Vivetières, né à Paris en 1750 et baptisé le 17 janvier à Saint-Eustache, mort à Versailles le 22 novembre 1817, est un auteur dramatique et librettiste français. Fidèle collaborateur du compositeur Nicolas Dalayrac, il a écrit des dizaines d’opéras-comiques, dont Nina ou la Folle par amour. Un éloge funèbre prononcé en loge en 1810 atteste qu’il était franc-maçon.
Un fils de secrétaire du roi

Fils de Benoît Marsollier, secrétaire du roi, et d’Anne Marie Jeanne André de Durville, Benoît-Joseph Marsollier ne se marie pas et n’a pas de descendance. Il publie sous de nombreux pseudonymes fantaisistes, tels que Chevalier Du Grand Nez ou Vieillard quelquefois jeune. Sa première pièce, Le Danger de la prévention, est donnée à la Comédie-Italienne en 1761.
Le librettiste de Dalayrac
Ses pièces sont surtout représentées aux théâtres Feydeau et Favart. Associé à Nicolas Dalayrac, il signe notamment Nina ou la Folle par amour (1786), Les Deux Petits Savoyards (1789) et Camille, ou le Souterrain (1791). Il travaille aussi avec Méhul, pour L’Irato (1801) et Les Deux Aveugles de Tolède (1806), ainsi qu’avec Gaveaux, Berton et Isouard.
Un explorateur de la grotte des Demoiselles
En 1780, il explore à deux reprises la baume des Fées, aujourd’hui grotte des Demoiselles, près de Ganges. Il en fait une communication à l’Académie de Lyon puis en publie le récit en 1785. Sous Louis XVIII, en 1814, il est fait membre de la Légion d’honneur.
Un franc-maçon attesté par un éloge

L’appartenance maçonnique de Marsollier est attestée par l’éloge funèbre de Dalayrac prononcé en 1810 par le frère Moulon de La Chesnaye, ancien vénérable de la loge Les Neuf Sœurs. Les sources consultées ne précisent ni la loge exacte de Marsollier, ni son obédience, ni la date de son initiation ; l’article signale en outre une possible omission de l’imprimeur dans la citation.
Principales œuvres
- Le Danger de la prévention, 1761
- Nina ou la Folle par amour, 1786
- Les Deux Petits Savoyards, 1789
- Camille, ou le Souterrain, 1791
- Adolphe et Clara, ou les Deux Prisonniers, 1799
- L’Irato, ou l’Emporté, 1801
- Les Deux Aveugles de Tolède, 1806
- Deux mots, ou Une nuit dans la forêt, 1806
Un auteur de théâtre dans la sociabilité maçonnique
Marsollier illustre la présence des gens de théâtre et de musique dans la franc-maçonnerie de la fin du XVIIIe siècle. L’hommage rendu en loge à son ami Dalayrac, où il est mentionné comme frère, rappelle combien les ateliers parisiens, autour des Neuf Sœurs, ont accompagné la vie artistique de leur temps. Ses Œuvres choisies furent publiées en 1825 par sa nièce, la comtesse d’Hautpoul, et une rue de Paris porte son nom depuis 1829.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Benoît-Joseph Marsollier.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

