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Marcelle Alphand, née Marcelle Fernande Marie Hugot le 28 décembre 1894 à Paris et morte le 17 mars 1945 au camp de Bergen-Belsen, est une professeure de musique et résistante française. Directrice de l’Institut Mozart, membre du réseau Patriam Recuperare, à dominante maçonnique, elle est arrêtée en 1941 et déportée. Franc-maçonne, elle est rattachée selon les sources à une loge d’adoption de la Grande Loge de France ou à une loge du Droit humain.
Une musicienne parisienne

Née dans le XIVe arrondissement de Paris, Marcelle Hugot, épouse Alphand, est professeure de musique et dirige l’Institut Mozart. C’est dans ce cadre d’enseignante qu’elle s’engage dans la Résistance dès les premiers mois de l’Occupation.
Dans le réseau Patriam Recuperare
Elle rejoint le réseau Patriam Recuperare, à dominante maçonnique, au sein du groupe Liberté-Égalité-Fraternité animé par Noël Riou. Elle effectue des missions à Amiens, Tours, Nevers et Bourges, et aide au passage de convois de prisonniers à travers la ligne de démarcation. Le réseau sera reconnu comme unité de la Résistance intérieure française en 1950.
Arrestation et déportation
Arrêtée le 7 mai 1941, elle est condamnée à mort par le tribunal militaire allemand de la Kommandantur du Grand Paris ; sa peine est commuée en travaux forcés. Déportée « Nuit et Brouillard », elle passe par Fresnes, Karlsruhe, Lübeck, Cottbus, Ravensbrück et Mauthausen, avant de mourir à Bergen-Belsen le 17 mars 1945.
Sous-lieutenant, elle est faite chevalière de la Légion d’honneur à titre posthume et reçoit la médaille de la Résistance française en 1953.
Une franc-maçonne en résistance
Son appartenance maçonnique est documentée de deux manières. Selon l’historien André Combes, elle est membre de la loge d’adoption Travail et Vrais Amis fidèles, rattachée à la Grande Loge de France ; d’autres sources la placent à la loge mixte Anatole France, de l’Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain. La date de son initiation n’est pas connue.
Une mémoire de la maçonnerie résistante
Marcelle Alphand fait partie des francs-maçonnes qui ont payé de leur vie leur engagement contre l’occupant. Son parcours, au sein d’un réseau fondé sur la sociabilité maçonnique, rappelle la place des femmes initiées dans la Résistance, à une époque où Vichy persécutait les loges.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Marcelle Alphand.
Voir aussi dans le glossaire : Loge d’Adoption, André Combes (historien).

