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À Chartres, au 22, rue du Repos, la Maison Picassiette est entièrement couverte de mosaïques faites de débris de vaisselle, de faïence et de verre. Son créateur, Raymond Isidore (1900-1964), modeste employé municipal, y a consacré près de trente ans de sa vie. Classée monument historique en 1983, elle est un joyau de l’art brut.
Lieu : 22, rue du Repos, Chartres, Eure-et-Loir (Centre-Val de Loire), France
Création : de 1938 à 1962 ; monument historique depuis 1983
L’œuvre d’une vie

Raymond Isidore, sans formation artistique, ramasse au fil de ses promenades des morceaux de vaisselle et de verre. À partir de 1938, il en couvre l’intérieur de sa maison, puis les murs, les meubles, le jardin, une chapelle (1953-1956) et enfin un « tombeau de l’esprit » (1962). Ses voisins le surnomment « Picassiette ».
Du noir au bleu

Le décor dessine un chemin : la cour noire évoque la vie terrestre, le tombeau bleu, le ciel. Les mosaïques célèbrent la cathédrale de Chartres toute proche, Jérusalem et le jardin du paradis. Achetée par la Ville en 1981, la maison est ouverte au public.
Repères
- Adresse : 22, rue du Repos, Chartres
- Créateur : Raymond Isidore, dit Picassiette (1900-1964)
- Réalisation : 1938-1962
- Matériaux : vaisselle, faïence et verre brisés
- Protection : monument historique (1983), label Architecture contemporaine remarquable
Illustrations : Ville de Chartres ; Wikimedia Commons.
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Lieu symbolique : La Maison Picassiette, joyau de l’art brut (Chartres – Eure-et-Loir)
