Louis Blanc (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Madrid en 1811 et mort à Cannes en 1882, Louis Blanc fut journaliste, historien et théoricien socialiste, auteur de L’Organisation du travail. Membre du gouvernement provisoire de 1848 et président de la Commission du Luxembourg, il vécut plus de vingt ans en exil avant de siéger à l’extrême gauche sous la Troisième République. Initié à Londres, il fut un dignitaire du Rite de Memphis et resta actif en loge jusqu’à la fin de sa vie.

Un journaliste républicain

Louis Blanc – portrait
Source : Wikimedia Commons – Étienne Carjat – Public domain

Louis Jean Joseph Blanc, frère du critique d’art Charles Blanc, étudie au collège de Rodez. Devenu chef de famille à dix-neuf ans, il est précepteur à Arras de 1832 à 1834, où il visite la fonderie Hallette, avant de se lancer dans le journalisme au Bon Sens, au National puis à La Réforme.

En 1839, il publie L’Organisation du travail, qui le rend célèbre et pose les bases d’un socialisme fondé sur l’association ; son Histoire de dix ans (1841) consacre l’historien.

L’homme de 1848

Défenseur du suffrage universel lors de la campagne des Banquets, il entre au gouvernement provisoire en février 1848 et rédige le décret sur le droit au travail. Il préside la Commission du Luxembourg, sans budget propre, et y propose des ateliers sociaux.

Écarté de la Commission exécutive après les élections d’avril, tenu pour responsable de la manifestation du 15 mai, il voit son immunité levée. Après les journées de Juin, il gagne la Belgique puis la Grande-Bretagne ; la Haute Cour de Bourges le condamne par contumace à la déportation.

Vingt ans d’exil à Londres

À Londres, Louis Blanc donne des conférences, se lie avec John Stuart Mill et poursuit son Histoire de la Révolution française en douze volumes. En 1859, il refuse l’amnistie impériale.

Rentré en France après la défaite de 1870, il est élu député en 1871 et siège une dizaine d’années à l’extrême gauche, réélu en 1881. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Un dignitaire du Rite de Memphis

Louis Blanc
Source : Wikimedia Commons – Anonyme, graveur en médailles – Médailleur – CC0

C’est en exil que Louis Blanc est initié, à la loge Les Sectateurs de Ménès, à Londres. En 1854, il est installé au 93e degré du Rite de Memphis et devient orateur du Souverain Conseil de ce grade.

Son engagement ne faiblit pas avec l’âge : en 1882, année de sa mort, il est membre actif de la loge Humanité de la Drôme à Valence et membre d’honneur de la loge Les Libres Penseurs du Pecq.

Principales œuvres

  • L’Organisation du travail, 1839
  • Histoire de dix ans, 1830-1840, 1841
  • Histoire de la Révolution française, 1847-1862
  • Le Catéchisme des socialistes, 1849
  • Appel aux honnêtes gens, 1849
  • Révélations historiques, 1859
  • Lettres sur l’Angleterre, 1866-1867
  • Questions d’aujourd’hui et de demain, 1873-1884

Un socialiste dans la chaîne d’union

Louis Blanc illustre les liens étroits entre la proscription républicaine du Second Empire et la franc-maçonnerie, en particulier les rites égyptiens pratiqués à Londres. Théoricien de l’association et du droit au travail, il demeure l’une des grandes figures maçonniques du socialisme français du XIXe siècle.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis Blanc.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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