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Liliane Mirville est une franc-maçonne française, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France (GLFF) depuis juin 2024, où elle a succédé à Catherine Lyautey. Initiée en 1998 à la loge Thébah n°5 à l’Orient de Paris, au Rite Écossais Ancien et Accepté, elle a été Grande Trésorière et conseillère fédérale avant d’être élue puis reconduite à la tête de la première obédience féminine du monde. Elle a été interviewée à plusieurs reprises par 450.fm.
Un parcours au cœur de la Grande Loge Féminine de France

Liliane Mirville est initiée en 1998 à la Respectable Loge Thébah n°5, à l’Orient de Paris, qui travaille au Rite Écossais Ancien et Accepté. Elle fonde ensuite la loge Sothis n°506, à l’Orient de Paris, au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, et exerce la fonction de Vénérable Maîtresse. Au niveau national, elle est Grande Trésorière et conseillère fédérale de la GLFF.
Trois années de Grande Maîtrise
Elle est élue Grande Maîtresse par les Députées à l’issue de l’assemblée générale du 1er juin 2024, succédant à Catherine Lyautey. Reconduite en 2025, elle est de nouveau réélue au Convent de 2026, avec plus de 96 % des voix, pour ce que l’obédience présente comme sa troisième et dernière année. Selon ses chiffres, la GLFF réunit quelque 13 000 sœurs dans 459 loges, en métropole, outre-mer et à l’étranger.
Elle résume sa première année d’un mot, « élan », et décrit l’obédience comme un arbre enraciné dans la tradition et tourné vers l’avenir. Son mandat est marqué par l’adoption d’orientations stratégiques triennales issues de consultations dans les treize régions, la modernisation de l’organisation interne et la célébration des 80 ans de la GLFF, lancée le 21 octobre 2025.
Émancipation des femmes et valeurs républicaines

Liliane Mirville place son action sous le patronage d’Olympe de Gouges, Louise Michel, Simone de Beauvoir et Simone Veil. Pour elle, « initier des femmes, c’est les mettre à un début de chemin » : les rendre conscientes de leur potentiel et de leur liberté. Elle souhaite dépasser l’opposition entre valeurs masculines et féminines, réclame l’égalité avec les hommes en franc-maçonnerie comme dans la société, et refuse que les femmes servent de variable d’ajustement aux effectifs d’autres obédiences.
Attachée à la laïcité, qu’elle juge fragilisée, elle rappelle que les femmes sont les premières victimes des intégrismes religieux. La GLFF a aussi contribué à la réflexion sur la loi relative à la fin de vie, et soutient des actions de solidarité, comme le fonds de dotation « Femmes ensemble ».
Une obédience tournée vers le dialogue
Elle a développé les échanges avec les autres obédiences — conférence commune avec la Grande Loge de France, colloque prévu avec le Droit Humain, observatoire de l’antimaçonnisme — tout en regrettant que les communiqués communs restent signés par un petit nombre d’obédiences. Elle défend la pluralité des rites pratiqués à la GLFF, la transmission du sens des rituels et une communication renforcée vers les médias. Elle a fait sienne la formule selon laquelle « la tradition n’est pas le culte des cendres, mais la transmission du feu ».
Une Grande Maîtresse de la continuité et du rayonnement
À la tête de la GLFF au moment de son 80e anniversaire, Liliane Mirville s’inscrit dans la lignée des Grandes Maîtresses qui ont fait de l’obédience un acteur majeur de la franc-maçonnerie française. Son mandat associe la défense de l’identité féminine de l’obédience, l’engagement laïque et la volonté d’attirer des femmes plus jeunes et plus diverses.
À lire sur 450.fm : Exclusif interview de liliane mirville grande maitresse de la glff ; Liliane mirville grande maitresse de la glff interviewee par la redaction ; Glff liliane mirville reelue grande maitresse avec un mandat de confiance exceptionnel.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Convent, Louise Michel (Personnalité).

