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Jean Bourrat, né en 1859 à Saint-André, dans les Pyrénées-Orientales, et mort en 1909 à Perpignan, est un ingénieur et homme politique français. Conseiller municipal de Perpignan, conseiller général puis député des Pyrénées-Orientales de 1896 à 1909, il siège à la gauche radicale-socialiste et préside le parti radical-socialiste. Franc-maçon, il exerce la fonction de grand maître adjoint de la Grande Loge de France.
Un ingénieur des chemins de fer

Diplômé de l’École des arts et métiers d’Aix-en-Provence, Jean Bourrat entre dans l’administration des Ponts et Chaussées, où il travaille de 1879 à 1896. Il y est affecté à la construction de lignes de chemin de fer, expérience technique qui nourrira plus tard son travail parlementaire.
De Perpignan au Palais-Bourbon
Conseiller municipal de Perpignan de 1888 à 1896, puis conseiller général du canton de Perpignan-Est de 1895 à 1909, il est élu député des Pyrénées-Orientales en 1896. Réélu en 1898 face à Eugène Bardou, il conserve son siège jusqu’à sa mort en 1909. Inscrit au groupe de la gauche radicale-socialiste, il siège à la commission des Travaux publics et des chemins de fer, où il intervient abondamment.
Figure du radicalisme méridional, il accède à la présidence du parti radical-socialiste, signe de l’influence qu’il a acquise au sein de la famille radicale.
Grand maître adjoint de la Grande Loge de France
L’article qui lui est consacré indique que Jean Bourrat fut grand maître adjoint de la Grande Loge de France, obédience alors toute jeune, constituée en 1894. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation, ni sa loge d’origine, ni les années exactes de sa fonction.
Mémoire perpignanaise
Jean Bourrat repose au cimetière Saint-Jacques de Perpignan. Un monument lui est dédié dans le square qui porte son nom : une stèle surmontée d’un buste en bronze de Raymond Sudre, sculpté en 1939 et inauguré le 20 juillet 1947 en présence du président du Conseil Paul Ramadier et du maire Félix Mercader. L’inscription porte : « à Jean Bourrat, député des Pyrénées-Orientales, 1859-1909, ses amis ».
Un radical aux premiers temps de la Grande Loge de France
Jean Bourrat illustre la porosité, au tournant du XXe siècle, entre le Parti radical naissant et les obédiences maçonniques. Sa fonction de grand maître adjoint, dans les premières années de la Grande Loge de France, en fait l’un des cadres de cette obédience écossaise alors en pleine construction, aux côtés du Grand Orient qui dominait le paysage maçonnique républicain.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean Bourrat.
Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Obédience.

