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L’inquisition symbolique n’est pas l’Inquisition historique. Elle désigne ici une attitude de surveillance, de suspicion et de condamnation appliquée aux signes maçonniques. Tout symbole devient pièce à conviction. L’équerre, le compas, l’œil, l’étoile, le pavé mosaïque, la colonne, le triangle, la lumière, le niveau sont arrachés à leur contexte initiatique pour être soumis à un tribunal imaginaire.
L’inquisition du signe

Cette inquisition du signe ne cherche pas à comprendre. Elle cherche à faire avouer. Le symbole est traité comme un suspect. S’il apparaît sur un monument, dans une œuvre, dans un logo, dans un décor, il est aussitôt interprété comme preuve d’une présence occulte. Le regard ne contemple plus. Il fouille. Il ne médite plus. Il accuse.
Le paradoxe est que le symbole, dans la tradition maçonnique, ouvre le sens. Il ne le ferme pas. Il appelle le travail, la pluralité des lectures, la maturation de la conscience. L’inquisition symbolique fait l’inverse. Elle impose un sens unique, toujours négatif, toujours accusatoire. Elle transforme la richesse en indice et l’indice en condamnation.
Restaurer la liberté du symbole
La réponse consiste à restaurer la liberté du symbole. Une étoile n’est pas toujours un complot. Un triangle n’est pas toujours une signature. Un œil n’est pas toujours une surveillance. Une pierre n’est pas toujours un code. La géométrie sacrée, l’art religieux, l’architecture, l’héraldique, l’ésotérisme et la franc-maçonnerie partagent parfois des formes. Les confondre toutes, c’est condamner avant d’apprendre à lire.
Voir aussi : Étoile flamboyante détournée, Symbole détourné, Œil, Géométrie sacrée, Désinformation.

Notice extraite de l’Abécédaire de trois siècles d’antimaçonnisme de Yonnel Ghernaouti.
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