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En 2003, Marie-Françoise Blanchet est élue Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France. Ancienne colonel de l’Armée de l’air, initiée en 1984, fondatrice de la loge « George Sand », elle succède à Marie-France Picart. Son mandat est marqué par l’essaimage international de l’obédience : en 2005, elle installe la Grande Loge Féminine d’Espagne et la Grande Loge Féminine Symbolique du Venezuela. Historienne de la maçonnerie féminine, elle reste ensuite une voix engagée pour la laïcité.
Date : 2003
Lieu : Paris, France
La Grande Loge Féminine de France

Héritière de l’Union Maçonnique Féminine de France, réunie pour la première fois le 21 octobre 1945 et devenue Grande Loge Féminine de France sept ans plus tard, l’obédience rassemble exclusivement des femmes. Elle travaille principalement au Rite Écossais Ancien et Accepté et s’est dotée d’un Suprême Conseil en 1972. Elle compte aujourd’hui près de 14 000 membres répartis dans plus de 400 loges, selon sa propre présentation.
Depuis les années 1960, elle essaime hors de France, en Suisse puis en Belgique, où ses loges ont formé en 1981 la Grande Loge Féminine de Belgique.
Une officière de l’Armée de l’air
Marie-Françoise Blanchet a fait carrière dans l’Armée de l’air, qu’elle quitte avec le grade de colonel. Officier de l’ordre national du Mérite, médaillée de la Jeunesse et des Sports, elle appartient à cette génération de femmes qui ont accédé à des responsabilités dans des institutions longtemps masculines.
Un parcours maçonnique
Elle est initiée dans une loge de la GLFF en 1984. Elle fonde en 1995 la loge « George Sand », dont elle devient vénérable maîtresse, et siège à trois reprises au conseil fédéral de l’obédience. Membre de la commission d’histoire et de recherches maçonniques de la GLFF, elle s’intéresse aux sources anciennes de la franc-maçonnerie et aux débuts de la maçonnerie féminine.
La grande maîtrise de 2003

En 2003, Marie-Françoise Blanchet est élue Grande Maîtresse, après Marie-France Picart (2000-2002). Son mandat s’étend jusqu’en 2006 selon sa biographie publiée par les Rendez-vous de l’histoire de Blois ; la liste des dirigeantes publiée par Wikipédia le fait s’achever en 2005. Elle a pour successeure Yvette Nicolas.
En 2005, elle installe deux nouvelles obédiences féminines issues de loges créées par la GLFF : la Grande Loge Féminine d’Espagne et la Grande Loge Féminine Symbolique du Venezuela. Ces installations prolongent la politique d’essaimage qui avait donné naissance, en 1981, à l’obédience féminine belge.
Après la grande maîtrise
Marie-Françoise Blanchet devient vice-présidente du Comité Laïcité République, anime une émission de radio maçonnique sur le web et intervient régulièrement dans des colloques et rencontres publiques, notamment sur le thème « Femmes et franc-maçonnerie ».
Le saviez-vous ?
En baptisant sa loge du nom de George Sand, Marie-Françoise Blanchet rendait hommage à la romancière du XIXe siècle, figure de la liberté des femmes, dont plusieurs œuvres, comme Consuelo, sont nourries de références aux sociétés initiatiques. Le choix du titre distinctif d’une loge est souvent, dans la maçonnerie féminine, une manière d’inscrire l’atelier dans une filiation de femmes libres.
Repères chronologiques
- 21 octobre 1945 : première assemblée de l’Union Maçonnique Féminine de France.
- 1984 : initiation de Marie-Françoise Blanchet.
- 1995 : fondation de la loge « George Sand ».
- 2003 : élection à la grande maîtrise de la GLFF.
- 2005 : installation de la Grande Loge Féminine d’Espagne et de la Grande Loge Féminine Symbolique du Venezuela.
- 2006 : Yvette Nicolas lui succède.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia de référence.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Marie-France Picart (Auteur).

