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Claude François Falsan, dit Falsan aîné, naît à Lyon en 1760 et meurt à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Fabricant de soieries et de velours, syndic de la chambre de commerce de Lyon, conseiller municipal et auteur de deux essais d’économie consacrés à l’extinction des dettes par le système des virements, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1815. Dignitaire maçonnique, il est vénérable de la loge lyonnaise « La Candeur » en 1786.
Un héritier du négoce lyonnais

Fils aîné de Gatien François Falsan, négociant et recteur de l’Hôtel-Dieu de Lyon, et de Jeanne Bouclon, Claude François Falsan s’associe très tôt à l’affaire paternelle. En janvier 1789, il épouse Jeanne-Marie Maupetit, sœur du futur général d’Empire Pierre Maupetit.
Il reçoit à cette occasion 80 000 livres, somme située dans le haut de la fourchette des contrats de mariage lyonnais, qui lui permet de fonder une seconde société avec son père. Parmi ses enfants figure Pierre-Honoré Falsan, qui lui succède et sera le père du géologue Albert Falsan.
Le soyeux « Falsan aîné »
Vers 1800, il est employé au ministère de la Guerre à Paris, puis négociant dans la capitale, avant de revenir à Lyon reprendre les affaires paternelles et les siennes sous le nom de « Falsan aîné ». Il devient un important soyeux, négociant et fabricant de soieries et de velours.
Membre puis syndic de la chambre de commerce de Lyon, conseiller municipal, suppléant du juge de paix, administrateur du bureau de bienfaisance et président du dispensaire, il occupe une place centrale dans la notabilité lyonnaise. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.
Un économiste des virements
Dès 1790, il interpelle l’Assemblée nationale sur les risques des assignats. En l’an VIII, il publie sous les initiales « F. F. » Quelques vues sur l’économie politique et commerciale, qui propose des moyens d’éteindre les dettes publiques et particulières ; l’éditeur Renouard rapporte que les prêteurs d’argent jugèrent l’auteur fou, tout en louant son écriture.
En 1830-1831, ses Payements et virements de Lyon préconisent le rétablissement des célèbres virements lyonnais et leur généralisation à toute la France. Ces textes sont encore cités dans les travaux sur l’histoire de la banque et de l’économie politique.
Vénérable de « La Candeur »
Dignitaire de la franc-maçonnerie lyonnaise, Claude François Falsan est vénérable de la loge « La Candeur » en 1786, selon les travaux d’Albert Ladret sur la maçonnerie lyonnaise. L’article ne précise ni la date de son initiation, ni l’obédience ou le rite de l’atelier, ni d’éventuels écrits maçonniques.
Principales œuvres
- Quelques vues sur l’économie politique et commerciale, ou Moyens d’éteindre avec facilité les dettes publiques et particulières, an VIII (1800)
- Payements et virements de Lyon, ou moyens d’éteindre avec facilité et le moins d’argent possible toutes les dettes commerciales, 1831
Un maçon de la Fabrique lyonnaise
Négociant, élu consulaire et économiste, Claude François Falsan appartient à cette bourgeoisie marchande qui forma l’ossature des loges lyonnaises à la fin de l’Ancien Régime. Son vénéralat à « La Candeur », trois ans avant la Révolution, témoigne de l’étroite imbrication entre la Fabrique, les institutions charitables et la franc-maçonnerie dans la Lyon des Lumières.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Claude François Falsan.
Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Loge Bleue ou Loge Symbolique., Atelier.

