Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Amélie André-Gedalge, née Amélie-Alexandrine d’Obigny de Ferrière à Paris et morte à Saint-Égrève, est une musicienne, pédagogue et compositrice française. Épouse du compositeur André Gedalge, elle est l’une des premières femmes initiées à l’Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain, reçue par Georges Martin. Autrice d’un Manuel interprétatif du symbolisme maçonnique et des paroles de l’hymne du Droit humain, elle a marqué la maçonnerie mixte naissante.
Une musicienne formée au Conservatoire

Fille du professeur de musique Henri d’Obigny de Ferrière, elle obtient au Conservatoire de Paris un premier prix de solfège en 1882 et un premier prix d’harmonie en 1884. Professeure de musique et de chant réputée, elle compose des mélodies et des pièces pour piano.
Elle épouse le compositeur et pédagogue André Gedalge, avec qui elle a cinq enfants. Elle publie des Leçons de pédagogie musicale et Les Gloires musicales du monde.
Refusée au Grand Orient, reçue au Droit humain
Avec son mari, elle demande à être initiée au Grand Orient de France, dans la loge L’Union maçonnique. Le conseil de l’ordre refuse au nom de la « non-initiabilité » des femmes, tandis que son mari est reçu.
Elle est alors initiée dans la loge n° 1 du Droit humain par Georges Martin, l’un des fondateurs de l’ordre mixte, et compte parmi les premières femmes de l’obédience. Sa culture symbolique doit beaucoup à la Société théosophique et à l’influence d’Annie Besant.
Une voix du symbolisme maçonnique

Défendant l’idée que l’étude des symboles n’est pas réservée aux hommes, elle donne des conférences et publie dans la revue Le Symbolisme et dans le bulletin du Droit humain. Elle écrit les paroles de l’hymne du Droit humain, mis en musique par son mari.
Au début des années 1920 paraît son Manuel interprétatif du symbolisme maçonnique, consacré aux grades d’apprenti et de compagnon ; le volume prévu pour le grade de maître n’a jamais été retrouvé. Elle rédige aussi des notices pour le dictionnaire Rhéa (1921).
Principales œuvres
- Manuel interprétatif du symbolisme maçonnique, grade d’apprenti, années 1920
- Manuel interprétatif du symbolisme maçonnique, grade de compagnon, années 1920
- Leçons de pédagogie musicale
- Les Gloires musicales du monde
- Des contes de fées à l’opéra
- Contes et opéras, un chemin d’éveil
Une pionnière de la mixité
Amélie André-Gedalge tient une place de choix dans l’histoire de la maçonnerie mixte française : refusée par le Grand Orient, accueillie par Georges Martin, elle a contribué à doter le Droit humain d’un hymne et d’une réflexion symbolique propres, rééditée au XXIe siècle.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Amélie André-Gedalge.
Voir aussi dans le glossaire : Symbolisme, Apprenti, Compagnon.

