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Alexandre de Yougoslavie (Aleksandar Karađorđević), né le 17 juillet 1945 à Londres, est le fils du roi Pierre II et le chef de la maison royale Karađorđević, prétendant au trône de Yougoslavie puis de Serbie. Né en exil quelques mois avant l’abolition de la monarchie yougoslave, il s’est installé à Belgrade en 2001. Franc-maçon, il a été en 1975 grand maître provincial de la Grande Loge nationale française.
Une naissance en exil

Fils du roi Pierre II de Yougoslavie et d’Alexandra de Grèce, Alexandre naît le 17 juillet 1945 à l’hôtel Claridge’s de Londres, où ses parents vivent en exil. Il porte le prénom de son grand-père, le roi Alexandre Ier, assassiné à Marseille. La monarchie yougoslave est abolie en novembre 1945, quelques mois après sa naissance.
Il est élevé en partie auprès de sa grand-mère maternelle, à New York puis à Venise.
Une formation internationale et militaire
Il étudie à l’Institut Le Rosey en Suisse, à Millfield en Angleterre, puis aux Culver Academies, dans l’Indiana. Il entre ensuite à l’Académie royale militaire de Sandhurst et sert deux ans comme capitaine dans l’armée britannique.
Le retour à Belgrade
Alexandre se rend pour la première fois en Yougoslavie en 1991. Lors de la chute de Slobodan Milošević en 2000, il soutient l’opposition dans la recherche d’un candidat unique. À partir de l’été 2001, la famille royale s’installe au palais royal de Dedinje, à Belgrade, dont le palais Blanc est périodiquement ouvert au public.
Il a créé une fondation soutenant les meilleurs élèves du secondaire, tandis que son épouse dirige la fondation Lifeline. Il a reçu la croix de commandeur de la Légion d’honneur pour sa contribution à la démocratisation de la société serbe.
Un grand maître provincial de la GLNF
Alexandre de Yougoslavie est franc-maçon. Selon les mémoires de Raoul L. Mattei, Mémoires d’un maçon franc (Dervy, 2015), cités par Wikipédia, il a été en 1975 grand maître provincial de la Grande Loge nationale française.
Les sources consultées ne précisent ni la loge à laquelle il appartenait ni la province maçonnique concernée.
Une figure princière de la maçonnerie régulière
La présence d’un prince héritier en exil parmi les responsables provinciaux de la GLNF dans les années 1970 illustre les liens qu’entretenait alors la maçonnerie régulière française avec des personnalités issues des familles royales européennes, dans la tradition des grandes loges britanniques où l’engagement de membres de dynasties a longtemps été courant.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Alexandre de Yougoslavie.
Voir aussi dans le glossaire : Franc-maçonnerie régulière et soupçons croisés (antimaçonnisme), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

